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7 clés pour réussir une histoire

7 clés pour réussir une histoire

Bonjour la compagnie,

Dans cet article, nous allons parler écriture et plus précisément de quelques astuces, outils pour améliorer une histoire.

Bien évidemment, il n’y a aucune recette miracle, aucune astuce qui permettrait de créer l’histoire qui va marcher, qui va toucher ses lecteurs, qui va trouver son public. Non, il y a bien des choses qui entrent en ligne de compte. Malgré tout, il existe quelques petits éléments qui permettent à l’histoire de partir avec les meilleures chances possibles.

Pour cela, dites-vous bien qu’il faut répondre aux question: qui, quoi, quand, comment, où et pourquoi.

1/ Avoir des bases solides

Afin de construire un bon roman, il faut travailler en amont afin de bâtir une histoire qui tient la route. Ne pas se contredire concernant un personnage, un événement, ne pas se tromper de lieu, ne pas oublier un point de l’intrigue… Il est parfois facile de commettre des erreurs dans un roman qui compte des dizaines, voire des centaines de pages. Une erreur d’inattention, un coup de fatigue, un enthousiasme trop important, et hop, une phrase de trop. Il est donc essentiel de bien préparer son récit.

Pour cela, plusieurs choses sont possibles:

  • Préparer un plan détaillé, une trame qui permet de savoir où on va. Bien sûr, elle n’est pas immuable, on peut la modifier, inverser des chapitres, ajouter des éléments. La trame évolue forcément au fil de l’écriture, mais elle permet d’avoir un filet, une idée précise de ce que l’on doit écrire (surtout si on travaille, qu’on a une famille et qu’on n’écrit pas chaque jour).
  • Préparer des fiches détaillées des personnages et des lieux. Il faut bien connaître ses personnages lorsqu’on débute une histoire. Connaître les qualités, les défauts, les failles, l’histoire, le passé d’un personnage c’est lui donner de la crédibilité et de la force tout au long du récit. C’est savoir comment il va réagir face aux situations, c’est le rendre réaliste aux yeux du lecteur. Tout comme connaître les lieux (être précis s’ils existent, être encore plus précis s’ils n’existent pas car il faut les avoir imaginés correctement afin qu’ils ne changent pas au cours de l’histoire).
  • Ne pas oublier les personnages secondaires. Il ne faut pas les faire apparaître sans raison, sans but. Il faut qu’ils aient une raison d’être, qu’ils servent à l’histoire. Il ne faut pas les mettre de côté en oubliant de parler d’eux pendant une grande partie de l’histoire. En clair, les personnages secondaires peuvent être utiles, ce sont eux qui donnent de la consistance et de l’épaisseur au personnage principal. Que serait Harry Potter sans ses amis ? Ses camarades de Poudlard ? Les professeurs ? etc

2/ L’enjeu de l’histoire

L’enjeu c’est ce qui se dispute dans l’histoire. C’est ce qui donne du poids à l’intrigue. Le pourquoi de l’histoire, le but, le message que l’on veut faire passer. Ce peut être parler d’un sujet fort comme les violences conjugales, le viol, l’homophobie, une maladie ou tout autre sujet. Ce peut-être aussi un roman qui parle de quête de soi, du bonheur, de développement personnel, de seconde chance etc A vous de trouver un enjeu suffisamment fort et intéressant: se libérer de ses chaînes, s’enfuir, s’extirper de son carcan, tout envoyer valser pour se révéler, aller au-delà de ses peurs, sauver sa vie. En gros, c’est un fil conducteur, le pourquoi du récit, ce qui vous mènera du premier chapitre au dernier.

Il peut évidemment y avoir plusieurs enjeux, mais il y en a toujours un qui surpasse les autres. L’enjeu permet de captiver le lecteur.

3/ Avoir une liberté d’écriture

Ne vous mettez pas la pression lors du premier jet, car comme son nom l’indique, ce n’est qu’un premier jet. Laissez-vous porter par l’intrigue, par l’histoire, par ce que vous ressentez. Ne vous posez pas de question sur l’orthographe, ou des détails insignifiants. Ne coupez pas l’inspiration parce que vous avez oublié une virgule ou qu’un mot est souligné en rouge. En bref, écrivez! Gardez cette liberté qui nous anime lorsqu’on débute l’écriture, lorsqu’on se plonge dans le récit, lorsqu’on s’immerge dans l’univers de nos personnages. Vous aurez tout le temps de retravailler les phrases, de modifier le texte, de remplacer des mots, d’ajouter de la ponctuation lors de vos relectures. Pas de censure, pas de feu rouge, écrivez sans vous poser de question.

4/ Ecrire des dialogues réalistes

Les dialogues sont essentiels à une histoire, ils donnent de la vie et rythment le récit. Mais attention, on voit trop souvent des dialogues irréalistes ou au contraire, bien trop familiers et sans intérêt. Il faut trouver le ton juste.

Pour qu’un dialogue soit réussi, il faut parvenir à donner une vraie personnalité à chaque personnage. C’est-à-dire que sans indication, on doit être capable de savoir qui parle (très difficile à faire, je vous l’accorde). Les personnages prennent vie à travers les dialogues. Ils peuvent avoir un tic de langage ou des expressions récurrentes. Mais n’en dites pas trop, un personnage doit garder une petite zone d’ombre pour stimuler la curiosité du lecteur. On ne doit pas tout dire et au contraire utiliser des expressions laconiques pour pousser le lecteur à s’interroger.

Il faut aussi parvenir à ce qu’un dialogue ne tombe pas dans l’ennui. On évite les phrases sans intérêt et vides. On se concentre sur des éléments qui font avancer l’intrigue, les personnages.

Le plus difficile est de trouver l’équilibre entre un dialogue travaillé et un dialogue du langage courant. C’est du langage parlé, mais dans un roman, on se doit d’employer un langage plus soutenu et plus abouti que dans la vie réelle. Le dialogue doit sonner “vrai”.

N’abusez pas des incises (demanda-t-il, répliqua-t-il sans gêne, répondit-il avec justesse). On en met pour donner du poids au dialogue, on choisit bien ses mots pour permettre au lecteur de s’immerger dans l’histoire, il doit savoir ce que ressentent les personnages, mais il ne faut surtout pas en mettre trop et à chaque réplique. Le dialogue deviendrait lourd. Parfois, utiliser le verbe “dire” suffit, d’autres fois, il vaut mieux choisir un verbe plus approprié (le verbe dire est un verbe terne).

Ajouter des informations sur les gestes, le décor, les sensations, les déplacements. Lors d’un dialogue, les personnages ne sont pas figés. Ils doivent se déplacer, faire des gestes, ressentir des choses, voir des choses, il faut en parler, décrire, pour donner de la vigueur aux répliques.

N’hésitez pas à jouer avec les silences. Ils ont parfois plus de poids que des paroles.

5/ Ne pas abuser des descriptions

De longues descriptions peuvent perdre le lecteur. Il ne faut pas en abuser. Décrire pour décrire ne sert à rien. Il ne faut pas non plus tout décrire de A à Z. Le lecteur aime avoir une marge de manœuvre, il aime pouvoir imaginer des scènes, des décors, des éléments. Il faut lui donner assez de détails pour qu’il soit immergé dans l’histoire et qu’il sente le travail de description de l’auteur, sans pour autant être noyé sous les informations. Il faut doser les descriptions, trouver un équilibre. Pour cela, rien de mieux que de faire lire son histoire à des tiers pour qu’ils donnent leur avis.

6/ Se documenter

On ne part pas au feu sans se préparer. On n’avance pas des informations si on n’a pas fait ses recherches avant. Surtout si on aborde des sujets qu’on connaît moins, voire pas du tout. Il faut se documenter, et se plonger dans un long travail de recherche afin de donner du poids à son histoire.

Ce travail de recherche peut porter sur des éléments psychologiques (la dépression, le deuil…), sur une maladie, sur des lois ou des éléments juridiques, sur des points précis (port d’arme, durée d’un voyage, modalités d’obtention d’un document). En bref, ne vous contentez pas d’imaginer, de croire que, de penser que, non! Vérifiez!

7/ Résoudre les intrigues secondaires

Pour approfondir son histoire et lui donner du corps, on a en général plusieurs intrigues et des personnages secondaires. Les intrigues secondaires permettent d’aborder d’autres enjeux, ou d’aider à résoudre l’intrigue principale. Ce qui est important, c’est de ne pas oublier de les résoudre. Si par exemple vous avez parlé d’une rencontre entre deux personnages secondaires, d’une histoire d’amour, ou au contraire d’un difficulté, il faut penser à “donner des nouvelles”, à développer cette intrigue et à la terminer ou à lui donner une fin à l’issue du roman. Il n’y a rien de pire que de ne pas savoir car d’un coup, l’auteur n’en parle plus.

J’espère que ces quelques informations vous aideront à ne pas perdre de vue des éléments qui peuvent vous aider à améliorer votre histoire. Évidemment, on pourrait ajouter bien d’autres choses, mais j’ai préféré me concentrer sur quelques points qui me semblaient essentiels.

A bientôt,

Audrey

10 conseils pour les auteurs débutants

10 conseils pour les auteurs débutants

Salut la compagnie,

Aujourd’hui, nous allons parler écriture, mais plus précisément de conseils à suivre lorsque l’on débute (et même après!) et surtout de choses à éviter.

1/ Lire, lire et lire encore!

Certains ne seront pas d’accord, mais je pense qu’il est nécessaire de lire pour écrire. La lecture ouvre l’esprit, développe l’imaginaire et améliore le vocabulaire. On en apprend forcément sur la narration, les structures narratives, la construction d’un récit, la typographie, en lisant. Bien sûr, certains auteurs préfèrent ne pas lire pendant les phases d’écriture et pour d’autres, c’est une source d’évasion. À vous de trouver votre rythme.

2/ Ecrire, écrire et écrire encore!

Il n’y a pas de secret, rares sont les écrivains qui ont un talent inné et instinctif. Pour les autres, écrire c’est du travail, beaucoup de travail! Et comme pour tout, on s’améliore en pratiquant. Il faut écrire, des romans, des idées, des histoires, des nouvelles, tout ce que vous voulez. Il faut pratiquer, souvent. Je ne suis pas de ceux qui pensent qu’il faut se forcer à écrire tous les jours, malgré tout, pour certains ça marche. Pour moi, ça vient par phases, par vagues, j’écris quand j’en ai envie et quand j’en ai le temps. Je ne me force jamais! J’ai la chance d’écrire assez vite mon premier jet, mais pour d’autres, cela peut prendre des mois, voire des années. Mais, ne vous mettez pas la pression. Ecrire oui, sous la contrainte, sans envie, à contrecœur, NON!

3/ Ne pas se comparer.

Ne vous comparez pas! Jamais! Il ne faut pas regarder dans le jardin du voisin. On a chacun sa vie, sa voie, son esprit, et il y a de la place pour tout le monde et pour toutes les histoires. Il ne faut pas se frustrer, se comparer aux autres auteurs, aux autres histoires que ce soit par rapport à un auteur connu ou à des auteurs indés que vous côtoyez. Croyez en vous!

4/ Trouver son style, son genre.

Il ne faut surtout pas écrire dans un genre parce que c’est celui qui marche en ce moment et il faut encore moins copier le style d’un auteur connu! Il faut trouver son propre style et écrire dans le genre qui vous plaît. Vous pouvez même écrire dans plusieurs genres, l’important c’est que ça vous fasse vibrer. L’écriture est un long chemin, il faut donc avoir la flamme et la passion pour aller au bout de l’aventure.

5/ Le trop est l’ennemi du bien.

Lorsqu’on écrit un premier livre, on a tendance à vouloir mettre plein de choses, plein d’informations, plein de scènes, plein de détails, plein, plein, plein! Mais il faut savoir doser. En effet, un lecteur noyé sous les informations, les adverbes, les descriptions… se perdra dans votre histoire et le récit perdra de sa force et de sa vigueur. Alors, n’hésitez pas à prendre du recul, laissez reposer votre histoire, prenez le temps de la relire plus tard, faites-la lire par des tiers afin d’en tirer la meilleure version d’elle-même.

6/ Bien s’entourer.

Il est nécessaire d’être entouré pour écrire. On oublie le cliché de l’écrivain solitaire, il l’est peut-être (mais pas toujours) pendant l’écriture, mais ensuite, il a besoin d’être entouré, surtout s’il est indépendant/autoédité. L’écrivain a besoin de bêta-lecteurs pour améliorer son histoire, d’un ou plusieurs correcteurs, de blogueurs pour l’aider à lancer son livre, d’un graphiste pour faire sa couverture. En bref, une multitude de personnes qui gravitent autour de l’auteur pour le soutenir dans sa publication. Bien sûr, il n’y a rien d’obligatoire et si vous êtes doué dans un domaine, vous pourrez vous passer d’un pro, mais si vous avez des lacunes dans certains domaines, alors entourez-vous des bonnes personnes!

7/ Ecrire pour soi.

N’oubliez pas que si vous écrivez c’est par passion. N’écrivez pas pour le lecteur, écrivez pour vous, une histoire qui vous plaît, qui vous anime, qui vous prend aux tripes. Ne vous posez pas de questions sur l’après. Lors de l’écriture, ne pensez qu’à ça!

8/ S’accrocher, ne pas perdre confiance.

Il y a des phases où vous perdrez confiance, des moments où vous vous direz que votre histoire est nulle, des moments où vous serez découragé, des moments où vous serez bloqué. Ne perdez pas confiance, faites le point, prenez l’air, sortez, vivez, vibrez et revenez à votre histoire plus tard. Vous trouverez forcément la bonne idée, la bonne phrase, la bonne tournure, mais il ne faut surtout pas rester bloqué face à son écran, encore et encore en se mettant la pression. Prenez du recul et revenez-y plus tard, ne perdez pas espoir, si cette histoire est faite pour être écrite maintenant, elle le sera. Et si ce n’est pas le cas, rien n’empêche de la mettre de côté pour y revenir plus tard, dans quelques jours, quelques semaines, quelques mois. Pas de panique!

9/ Soigner les premières lignes.

Le début d’un livre est essentiel! Que ce soit le prologue, les premières lignes du premier chapitre et même les premières pages. L’impression de départ est importante pour le lecteur. Certains peuvent abandonner ou même ne pas acheter car en feuilletant l’extrait, ils ne vont pas accrocher. Alors bien sûr, beaucoup de lecteurs s’accrochent et tentent d’aller plus loin, mais il est dommage de ne pas mettre toutes les chances de votre côté, non? Alors ne commencez pas votre histoire par une description basique des lieux et des personnages, plongez le lecteur directement dans le suspense, l’émotion, la peur, le doute (tout dépend de votre livre). Allez-y directement pour qu’il n’ait qu’une envie, tourner les pages!!

10/ Prenez du plaisir! Éclatez-vous!

L’écriture, c’est une passion et du plaisir. Ne le perdez jamais de vue. C’est un long travail, c’est difficile, on doute beaucoup, on est confronté aux critiques (parfois difficiles à encaisser!), mais il ne faut pas oublier ce qui nous anime, ce qui nous a animé au tout début. Parfois, je pense à mon tout premier livre, avant que tout ne débute, avant qu’il ne soit publié. Lorsque j’écrivais pour moi, tous les soirs en rentrant du travail. Plongée dans mon histoire, sans promotion, sans réseaux sociaux, sans chiffres, sans rien de tout cela, juste moi et mon histoire et c’était magique. Quand la machine s’emballe, il y a plein d’autres choses à gérer, et c’est le jeu de l’autoédition, mais gardez en tête cette passion et cette petite flamme au fond de votre être qui vous pousse à écrire, elle vous aidera à trouver la voie dans les moments de doute! ♥

J’espère que cet article vous aura aidé. N’hésitez pas à commenter.

À très bientôt,

Audrey ♥

La bêta-lecture

La bêta-lecture

Qu’est-ce que la bêta-lecture?

La bêta-lecture intervient entre la fin de l’écriture et la correction du manuscrit. Lorsque l’on a terminé son premier jet, laissé reposer, puis relu une nouvelle fois (ou plusieurs haha), il est temps de faire appel à des bêta-lecteurs pour avoir un oeil neuf et des premiers avis sur son histoire. À ce stade, le livre n’est pas prêt à être publié, il n’y a pas encore eu de corrections. Il s’agit d’avoir un avis sur le fond du récit avant de boucler tout le processus.

Est-ce obligatoire? Bien sûr que non, mais il faut savoir que c’est, malgré tout, une étape essentielle, notamment lorsqu’on est auteur indépendant. Je vous explique tout cela un peu plus bas.

Où trouver des bêta-lecteurs?

Certains auteurs font appel à des connaissances, de la famille, des amis, un conjoint. Personnellement, je ne trouve pas cela idéal. Ou alors, il ne faut pas se contenter de ces avis. Bien sûr, on peut avoir des proches qui nous soutiennent et sont les premiers lecteurs de nos livres, mais il leur est souvent difficile d’être objectif et ils peuvent avoir peur de vous froisser (ou pas! :p). Idéalement, il faut faire appel à des personnes extérieures, et encore plus idéalement, il faut changer de personnes à chaque roman. Ce n’est pas ce que l’on fait, en pratique, mais ce serait ce qu’il faut faire. Pourquoi? Parce que faire appel des personnes qui nous suivent, qui aiment tous nos romans et qui nous apprécient aussi en tant qu’auteur (forcément, au fil des livres, un lien se crée), ça revient à faire appel à des proches. Alors, on peut aussi avoir des bêta-lecteurs géniaux et qui parviennent à pointer les failles et les problèmes correctement, mais il faut bien les choisir afin de donner toutes les chances à son livre de trouver son public.
Pour trouver de nouveaux bêta-lecteurs, vous pouvez faire appel aux réseaux sociaux en passant une “petite annonce” et notamment sur des groupes facebook. Je vous conseille quand même de prendre des personnes qui semblent avoir l’habitude de le faire ou qui semblent de confiance (on n’est jamais sûr à 100 %, mais bon, si une personne est recommandée par d’autres auteurs sur le groupe ou les RS, ou si vous la côtoyez un petit peu, vous pouvez tenter le coup!)

Quel type de bêta-lecture?

  • Libre

Dans la bêta-lecture libre, l’auteur envoie juste son manuscrit et attend du bêta un retour sur le fond (cohérence, émotion, suspense etc), en bref un avis sur le ressenti après lecture, sur les points noirs repérés, sur les passages trop ou pas assez développés, sur les incohérences etc Le bêta n’est pas guidé et se contente de donner un avis honnête sur sa lecture.

  • Avec questionnaire

Dans la bêta avec questionnaire, l’auteur a en tête des points précis de bêta-lecture. Il peut fournir un tableau ou un questionnaire au bêta qui devra le remplir scrupuleusement au cours de sa lecture ou juste après. L’auteur peut donc aiguiller le bêta en lui indiquant ce qui compte dans son avis, sur quels points il doit se concentrer etc

Comment prendre en compte les avis?

Les avis peuvent être très différents d’un bêta à l’autre, d’ailleurs, chacun ne va pas s’attarder sur la même chose. Un lecteur peut être dans l’émotion, un autre dans le réalisme, un autre encore dans les descriptions ou les dialogues. En bref, il peut y avoir autant d’avis que de personnes. L’un peut adorer et un autre beaucoup moins aimer, c’est ainsi.
Alors comment prendre en compte leurs avis? Doit-on suivre les avis à la lettre, en mettre de côté?

J’ai envie de dire, un peu des deux. Si vous avez 4 bêtas qui pointent un souci sur un point de l’histoire ou sur un ressenti, forcément il faudra vous poser des questions et revoir ce passage.
Mais s’il n’y a qu’un bêta qui vous fait un retour, cela dépend beaucoup du retour en question. Ce peut être un bêta à l’oeil de lynx qui a repéré une incohérence, une erreur, quelque chose que les autres n’ont pas vu, mais ce peut être aussi un bêta qui n’a pas apprécié un passage pour une raison totalement subjective, dans ce cas, on n’est pas obligé de le prendre en compte.
En clair, cela dépend de ce que l’on vous dit ou non. L’important c’est de bien garder en tête qu’un bêta est là pour vous aider, vous donner des pistes, et qu’il faut prendre en compte tous les avis. Il ne faudra garder que ceux qui peuvent améliorer votre histoire, vous aider à l’amener à une meilleure version d’elle-même.

Les corrections ?

Est-ce qu’un bêta-lecteur doit repérer les fautes et effectuer un travail de correction?

Personnellement, je suis totalement contre! Bien sûr, il peut repérer des coquilles au cours de sa lecture et les faire remarquer. Tant mieux! Mais le bêta ne doit surtout pas faire un travail de correcteur alors qu’il est censé se concentrer sur le fond, sur l’histoire en elle-même, sur sa cohérence, sur l’émotion, les descriptions. Il doit se comporter en lecteur et non pas en correcteur. Pour avoir fait de la bêta et de la correction, ce sont deux choses totalement différentes. Lorsqu’on se concentre sur la correction, la vraie, on en perd un peu l’essence du livre, ce qu’il peut nous apporter en terme d’émotion. Quand on se plonge dans une histoire, on doit s’y plonger vraiment. Pour les corrections, on fait appel à un correcteur.

D’ailleurs, la bêta-lecture peut aussi nécessiter des modifications de l’histoire, des changements, importants ou non, dans tous les cas, un passage par la case correction sera nécessaire par la suite. Autant faire les choses dans l’ordre!

Pour conclure, la bêta-lecture est une étape indispensable, mais non obligatoire. À vous de voir si elle peut être bénéfique à votre histoire. Si vous avez un doute, si vous avez besoin d’un avis extérieur, si vous sentez qu’il manque un petit truc en plus, si vous avez fait de grosses modifications et que vous avez besoin que quelqu’un jette un petit coup d’œil, alors tentez l’aventure. Je connais aussi des auteurs qui ne font jamais appel à des bêta-lecteurs et qui s’en sortent très bien. À vous de trouver votre rythme, vos habitudes, vos préférences.

A bientôt,

Audrey

Choisir le prix de son livre

Choisir le prix de son livre

Salut la compagnie,

On se retrouve pour un article concernant la publication de son roman, et notamment le choix du prix de son livre.
Ici point de débat, je vais juste vous parler de ce qui se fait actuellement pour les indés, après, libre à vous de suivre le mouvement ou de proposer une chose différente. C’est bien là le propre de l’auteur autoédité, c’est qu’il peut faire ce qu’il veut.

Les livres brochés

Je dois dire que pour le livre broché, on se pose beaucoup moins de questions. Il faut aussi savoir qu’on vend beaucoup plus de livres numériques que de brochés (sauf si vous faites des dédicaces, salons et autres, mais c’est une autre histoire). Pour bien déterminer le prix de son broché, il faut vérifier deux points:

  • d’une part, regarder le prix minimum qui “rembourse” l’impression + le bénéfice qui revient à la plateforme (type Amazon) et donc voir à partir de quel montant vous touchez une redevance. Vous pouvez déterminer quelle redevance vous souhaitez gagner: 1€, 2€, 4€, à vous de réfléchir, mais ne soyez pas trop gourmand, surtout si vous débutez.
  • d’autre part, observer les prix du marché. Ne partez pas sur un auteur très connu, du type Musso ou autre, choisissez des auteurs moins connus, voire des indés comme vous. Voyez quel prix ils proposent, tout en faisant attention à prendre un livre qui contient à peu près le même nombre de pages que vous. Si votre roman fait 150 pages et que vous regardez un livre qui contient 350 pages, ce ne sera pas la même gamme de prix. En bref, il faut se trouver dans une fourchette correcte. Ce n’est pas parce que vous avez mis 10 ans à écrire votre roman que vous pouvez le proposer à 20€ alors qu’il ne contient que 200 pages. Il faut aussi séparer l’émotionnel du côté plus commercial.

Les livres numériques

Les livres numériques sont ceux qui prêtent au débat.
Beaucoup d’auteurs ont tendance à se comparer aux maisons d’édition, sauf qu’on le sait très bien, les ME abusent quant aux prix des numériques. Parfois ils dépassent les 10€, soit plus chers qu’un poche. On le sait, ils veulent vendre du format papier. Mais de votre côté, vous êtes un indé, il ne faut pas s’enflammer.

  • La taille compte (haha!), oui, votre livre de 500 pages ne coûtera pas le même prix que votre roman de 200 pages. Ici aussi, il faut garder une certaine logique. Toutefois, il ne faut pas tabler trop haut non plus.
  • Les indés vendent le plus souvent leurs romans à 2€99 (voire 3€99). C’est un prix courant et correct. Même si certains ont l’impression de brader leurs oeuvres, il faut aussi se dire que nous ne sommes personne dans la masse des livres et dans la masse amazon, si vous utilisez cette plateforme. Si c’est votre premier roman et que vous avez peu de réseau, vous ne pouvez pas prétendre lancer votre roman à 5€99. Alors, oui, vous le pouvez, mais si votre objectif est de toucher plus de monde, de trouver des lecteurs… ça risque de bloquer à un moment donné. Bien sûr, si vous vouliez seulement publier et que vous vous en fichez du nombre de ventes, alors foncez!
  • Si vous avez déjà plusieurs romans à votre actif, vous pouvez tenter le coup en augmentant le prix du ou des livres les plus récents. Si vous avez un certain lectorat, une notoriété grandissante et un réseau qui vous suit à chaque sortie, alors le bouche-à-oreille et la communauté qui vous suit sauront vous épauler. Vous pourrez alors prétendre à un prix un peu plus élevé.


Le prix de lancement

Même si vous ne souhaitez pas “brader” votre roman, il reste une étape importante et qui me semble essentielle: le prix de lancement. Alors oui 0.99€ (certains proposent 1€49) pour un roman qui demande des mois de travail, c’est presque honteux et ça fait mal au coeur, mais j’ai envie de dire que c’est le jeu et c’est l’affaire d’une ou quelques journées tout au plus. Pour lancer son livre et parvenir à lui donner toutes les chances possibles dans la masse d’ebooks disponibles, il faut sacrifier une partie de ses redevances et de ses sentiments pour atteindre un maximum de lecteurs le jour J. Ce fameux prix de lancement permet d’atteindre le top 100 amazon et de gagner en visibilité. Et quoi qu’on en dise, la visibilité est essentielle pour nous! Alors réfléchissez-y car ça peut permettre à votre roman de décoller et d’être lu à grande échelle. ♥

Quoi qu’il en soit, vous pouvez parfaitement tenter un prix plus haut et puis le baisser si ça ne marche pas, ou proposer des promotions. A vous de tester et de voir ce qui vous convient le mieux par rapport à vos attentes, vos envies, vos objectifs. Chacun est libre en autoédition de faire comme il le souhaite. C’est l’avantage de notre situation, cette liberté qui anime chacun de nos mouvements. ♥
En tout cas, bonne chance et à bientôt.

Audrey

Pourquoi organiser un jeu-concours ?

Pourquoi organiser un jeu-concours ?

Salut la compagnie, suite de nos articles concernant la sortie d’un livre, aujourd’hui, on parle de l’organisation d’un jeu-concours.

Alors, bien sûr, on peut organiser un jeu-concours à diverses occasions: atteinte un certain nombre d’abonnés, anniversaire d’une publication etc mais dans cet article, je vais me focaliser sur un jeu-concours pour préparer la sortie d’un nouveau livre.

Un jeu-concours, qu’est-ce que c’est?

Un jeu-concours permet d’offrir des cadeaux en invitant les personnes à effectuer une action. C’est aussi l’occasion de gâter ses abonnés.

Les conditions?

Par expérience, il n’est pas recommandé ni conseillé de demander beaucoup de choses en échange d’une participation: par exemple, on évite de demander : le like de la page (d’ailleurs sur facebook, il y a des règles à ce sujet) + le commentaire + le partage + inviter des amis. Les gens observent rarement la totalité des conditions et ça peut en décourager certains. Faites simple!

Pour mon dernier concours, j’ai juste demandé un partage (ou RT). Certains se sont abonnés naturellement à mon compte/ma page, d’autres ont invité d’eux-mêmes des personnes à participer. ^^

Les lots ?

En principe, les auteurs indés proposent des ebooks faute de moyens. Ça se comprend. Mais lorsqu’on commence à avoir plusieurs livres à son actif, on peut proposer de nouveaux lots. Pour les premiers concours, on peut proposer un/des brochés en plus des ebooks (ça attire aussi les lecteurs du format papier).
Pour mon dernier concours, j’ai ajouté une box en premier lot, car j’en propose à mes lecteurs et qu’aujourd’hui, je peux me le permettre^^ Le coût est amorti par les ventes.
J’avais donc proposé: une box, un broché et 3 ebooks. Soit 5 gagnants. Vous pouvez aussi en proposer plus, du style 10 gagnants = 10 ebooks. En bref, à vous de voir. Mais dites-vous qu’il y a un grand nombre de concours sur les réseaux sociaux et qu’il faut aussi se démarquer un petit peu. Alors proposez un petit plus qui ne se trouve pas forcément ailleurs, soit par le nombre de lots, soit par leur contenu. Par contre, je suis contre les gains de type: chèque-cadeau, bon d’achat et autre pour un auteur. Le but étant de faire de la pub pour vos propres livres et donc d’agrandir votre communauté de lecteurs.

Où proposer le concours?

Deux possibilités s’offrent à vous.

  • Soit vous proposez un concours sur votre site en demandant aux lecteurs de s’inscrire et/ou de répondre à des questions (ce qui augmente aussi votre nombre d’abonnés si vous proposez des articles ou des Newsletters), mais attention, ce type d’inscription est moins suivi.
  • Soit vous proposez un concours sur les réseaux sociaux (ceux sur lesquels vous êtes présents ou ceux sur lesquels vous avez le plus d’abonnés, à vous de décider).

Quand le proposer?

N’attendez pas la sortie du livre pour le proposer. Prévoyez de le publier avant la sortie. L’idée est aussi de faire gagner votre livre en avant-première.
Donc anticipez et essayez de le proposer au moins deux semaines avant sa date de publication.

OK, mais ça apporte quoi?

L’idée est bien évidemment de gagner en visibilité et de faire parler de votre livre avant sa sortie. La couverture doit circuler un peu partout sur les RS. Cela vous fait de la pub et c’est bien ce dont les auteurs indés ont besoin.
Pour mon dernier concours, j’ai eu plus de 400 participations, tous réseaux confondus. Ça fait une sacrée pub, même si évidemment, les 400 n’achètent pas le livre ensuite. Mais la couverture circule, le nom, le résumé, les gens ont entendu parler de votre livre, les amis des abonnés, les amis des amis etc Parfois, les gens l’achètent plus tard, ce n’est pas grave. C’est toujours de la visibilité de gagnée.

Comment?

Préparez un joli visuel avec la couverture de votre livre. N’oubliez pas de bien préciser les lots, les conditions, les dates. Et n’oubliez pas de faire monter la sauce, partagez la publication, répondez aux gens qui commentent. En bref, soyez présents et actifs.

Et le tirage au sort?

Cela dépend des RS, il existe plusieurs sites permettant d’effectuer les tirages au sort: TWrench, random etc Vous pouvez aussi donner un numéro à chaque participant et tirer les numéros gagnants (à l’aide d’un logiciel ou sur papier), ou alors préparer des papiers avec le nom des participants et les tirer au sort (idéalement vous pouvez même faire une vidéo^^)

En conclusion, organiser un jeu-concours a pour but de gagner en  visibilité et de faire parler de son livre avant sa sortie. Vous pourrez aussi  toucher de nouveaux lecteurs et surtout gâter vos fidèles abonnés. 

Choisir une date de sortie

Choisir une date de sortie

Salut la compagnie,

Nous nous retrouvons pour un article concernant l’organisation de la sortie de son livre et notamment le choix crucial de la date de sortie.

1- Une date avec une signification

Le problème ne se posera pas si vous avez une idée de date en tête, qui correspondrait à un événement précis. Par exemple, une fête ou une journée mondiale. En effet, si votre livre aborde un thème fort, vous pouvez parfaitement croiser la date de sortie avec la journée mondiale correspondante, cela vous permettra avec les hashtags de faire de la pub. Il se peut aussi qu’une date vous tienne à cœur et que vous souhaitiez publier votre roman à ce moment précis. Par exemple pour “Maintenant et à jamais“, je voulais absolument que mon livre paraisse le 14 juillet, soit un an après les attentats de Nice, c’était très important pour moi.

N’hésitez pas à fouiner du côté des journées mondiales, ou fêtes particulières pour donner du poids à la sortie de votre roman.

2- Avoir un objectif

Avoir une date en tête permet de se fixer un objectif (cela évite de procrastiner). Que ce soit une date qui vous tient à cœur ou une date choisie, avoir cet objectif vous permettra d’organiser votre sortie et votre planning. Pas de raison de repousser, tout est une question d’organisation.

3- Ne pas se mettre la pression

Malgré tout, il ne faut pas tomber dans un travers courant: se mettre la pression! Eh oui, sortir un livre peut devenir stressant, il y a beaucoup de choses à préparer en tant qu’indé, on doit tout gérer de A à Z, on voit le temps qui passe, on bosse à côté, on a d’autres choses à faire, et si on veut tenir ses délais, on peut vite se mettre la pression et sombrer dans le stress et l’anxiété. Alors pas de panique, on s’organise, on fait une ou plusieurs listes, on intègre tout cela dans son quotidien et ça va bien se passer.

4- Ne pas se précipiter

Et pour ne pas sombrer dans la panique (voir plus haut!), il suffit de se ménager en organisant cela sur un laps de temps assez long. Bien sûr, avec l’expérience, on gère mieux, on fait les choses plus vite, on prend le coup de main, mais lorsqu’on débute, il faut aussi penser à garder du plaisir. Il ne faut pas que la joie de l’écriture soit absorbée par tout ce qu’il y a autour.
D’autre part, il faut aussi se dire qu’il y a beaucoup de choses à réaliser avant le jour J: demande d’ISBN, corrections, mise en page, couverture, booktrailer, promo sur les RS etc Il faut donc prévoir tout cela pour l’étaler dans le temps afin d’amorcer au mieux la sortie du livre.
Certains auteurs qui ont une très grosse communauté peuvent se permettre de lancer un livre en peu de temps (je pense à Théo Lemattre, Matthieu Biasotto ou encore Sonia Dagotor). Exit les semaines de promo, en une ou deux semaines, le bébé peut être lancé et cartonner. Mais pour les autres, il y a du boulot si on veut réussir son lancement. Alors prévoyez 4 à 6 semaines de promo (pré-sortie) + un planning avec toutes les formalités à réaliser en avant.

5- Etre disponible

Le jour J est un jour crucial, il faut absolument que ce soit un jour où vous êtes disponible. Vous allez devoir faire de la pub, répondre aux commentaires des gens, partager les premiers avis ou classement, RT ou partager les publis des lecteurs et blogueurs. En bref, il faut être là pour faire monter la sauce et permettre à votre livre d’avoir de la visibilité.

6- Changer de période ou de mois

Personnellement, j’aime changer de mois pour chacun de mes livres.
Maintenant et à jamais est sorti en juillet.
Contre vents et marées en février.
La valse des souvenirs en octobre.
A fleur de coeur en mars.

Lorsque j’aurai atteint les 12 mois, je reprendrai à zéro, haha, mais en attendant, j’aime alterner les mois.
En tout cas, il est intéressant de changer de période à chaque livre pour trouver celle qui marche le mieux. Par exemple un feel-good ou une comédie romantique a tendance à bien marcher juste avant l’été, c’est frais, léger, parfait pour les vacances ou la plage. Les histoires de Noël marchent bien vers novembre-décembre. Donc changez, testez, observez et tirez-en les conclusions nécessaires.

7- Regarder ses statistiques

Si vous avez déjà publié un ou plusieurs livres, il est intéressant de voir quels sont les jours où vous vendez le plus et ceux où vous vendez le moins. Par exemple, si le dimanche est votre bête noire et que vous ne vendez quasiment rien ce jour-là, on évite de sortir son livre à ce moment-précis. On choisit un jour où nos livres se vendent plus pour s’assurer un minimum de ventes.

8- Les vacances d’été

Les vacances d’été sont difficiles pour beaucoup d’auteurs (janvier aussi en général). Il est déconseillé de lancer son livre en juillet ou en août. Les gens partent en vacances, parfois durant 2 ou 3 semaines, donc on ne préfère pas lancer durant cette période. A vous de voir si vous préférez agir de cette façon. Personnellement, j’ai lancé mon premier livre en juillet, mais ça n’aurait rien changé car je n’avais pas de réseau à l’époque. Donc l’impact était minime. Malgré tout, mon livre a vraiment décollé en septembre… Alors… à vous de voir.

Pour conclure, il est important de préparer sa sortie en amont, de donner de la visibilité à son livre avant même qu’il ne soit disponible, et surtout il faut choisir une date intéressante qui vous permettra d’être présent et de donner les meilleures chances possibles à votre manuscrit.

Bonne chance, et n’hésitez pas à me contacter si vous avez des questions.

A bientôt,

Audrey

A fleur de coeur

A fleur de coeur

Bonjour la compagnie,

Comme vous le savez maintenant, mon prochain roman, le quatrième sortira le 20 mars 2019. Il s’agit de la suite de mon précédent livre ” La valse des souvenirs”.
En effet, lorsque j’ai écrit “La valse des souvenirs”, il ne devait pas y avoir de suite. Ce devait être un livre unique. Sauf qu’arrivée à la fin de l’histoire, j’avais des idées que je n’avais pas développées dans le roman, des explications supplémentaires, des rebondissements, alors j’ai décidé de laisser la fin de la première partie en suspens pour préparer une deuxième partie.

“A fleur de coeur” vous parle d’Allie et Adam, de ce qu’il advient d’eux après la découverte de la vérité à propos de la disparition de leur petite fille. Dans “La valse des souvenirs”, on suivait Adam et son travail pour recouvrer la mémoire, et même si tous les personnages auront leur importance dans ce tome 2, même les personnages secondaires tels que Gabriel ou Eric, ce roman s’intéresse au personnage d’Allie, à sa lutte pour découvrir ce qu’elle veut, pour ouvrir son coeur à nouveau.
Alors si vous avez aimé la première partie, j’espère que vous aimerez aussi découvrir la suite de leur histoire. ♥

Sachez que vous pouvez précommander une version brochée dédicacée (seul ou dans une box). La version numérique quant à elle sera à petit prix pendant quelques jours au moment de sa sortie.

Voici le synopsis:

Après avoir découvert la vérité sur le décès de Maelly, Allie et Adam tentent de reprendre leur vie en main.

Accepter le passé, vivre le moment présent, rêver d’un avenir meilleur… C’est tout ce à quoi ils aspirent après ces événements douloureux.

Mais peut-on recoller les morceaux d’une histoire brisée ?

Plongez-vous dans ce récit émouvant, retenez votre souffle et avancez, en compagnie d’Allie et Adam, sur le chemin de la vie.

J’espère que vous serez au rendez-vous. ♥

Merci de faire partie de mon aventure, que vous soyez là depuis mes débuts ou depuis quelques jours seulement, vous êtes important et précieux pour que je puisse continuer à partager toutes ces histoires qui trottent dans ma tête et surtout dans mon coeur.

A bientôt,

Audrey

Jeu d’écriture n°3

Jeu d’écriture n°3

Salut la compagnie,

On se retrouve pour parler écriture aujourd’hui. En effet, je vous propose un troisième jeu d’écriture.

Au programme? Ecrire à partir d’une photographie!

Parfois, l’inspiration peut manquer, parfois, il est difficile de faire le point sur ses idées. Alors pourquoi ne pas vous aider d’un outil afin de trouver l’inspiration? Vous pouvez évidemment partir d’un lieu, d’une peinture, d’un dessin… mais la photographie offre aussi beaucoup de possibilités.

Sur internet, il y a de multiples choix, vous pouvez piocher dans différents thèmes et sur de nombreux sites. L’idéal étant de se servir de photographies que vous ne connaissez pas, et non pas de photos personnelles.

Et ensuite? Eh bien, il faut laisser parler votre inspiration, écrivez une scène, un résumé, un dialogue, une scène de ce qu’il s’est passé avant ou après. Bref, laissez les mots se déployer sur le papier ou le clavier. Ne réfléchissez pas, commencez par noter les mots, les émotions, les idées qui vous viennent, même si c’est dans le désordre. Et puis, si l’envie vous gagne de développer ces idées, alors tentez d’écrire une ou deux phrases, ou pourquoi pas un texte entier.

Il ne faut pas vous fixer d’objectif, pas de pression, pas de frustration, rien de désagréable. Il faut simplement couper le bouton “on” et laisser l’inspiration faire le reste sans vouloir organiser ou réguler ce flot de mots.

Afin de vous aider à démarrer, je vous propose quelques photographies.

Regardez-les, et arrêtez-vous sur celle qui vous interpelle et vous provoque des émotions (bonnes ou mauvaises…).


Photo : Karl Delandsheere – Yummy Planet

Et n’hésitez pas à partager votre expérience en commentaire.

A bientôt,

Audrey

Pourquoi j’ai refusé mon premier contrat d’édition

Pourquoi j’ai refusé mon premier contrat d’édition

Bonjour la compagnie,

Aujourd’hui, nous allons parler d’un sujet plus sérieux: les contrats d’édition. Je ne vais pas vous faire un long laïus sur les contrats en général, et les conditions de travail des auteurs, mais je vais vous parler de mon expérience.

En novembre, j’ai reçu un mail. LE mail. Une maison d’édition était intéressée par l’un de mes romans et voulait le publier. Bien évidemment, papillons dans le ventre, grand sourire, j’étais super heureuse et surtout flattée que l’un de mes romans ait réussi à passer la fameuse barrière de la maison d’édition. Ce roman, c’est mon petit deuxième: Contre vents et marées!

Est-ce que je souhaite être publiée?

Pour la petite histoire, durant l’été, j’ai envoyé quelques mails avec mon manuscrit à des maisons d’édition triées sur le volet. J’ai dans mon viseur quelques ME et comme je ne suis pas désespérée, je n’ai pour le moment, envoyé aucun manuscrit en format papier. Peut-être plus tard. Je ne souhaite pas être publiée à tout prix. J’aimerais bien, je l’avoue, j’aimerais voir mon livre sur les étagères des librairies et magasins. J’aimerais voir de la publicité pour l’un de mes romans. Mais je sais que le milieu est fermé. Etre publié est difficile, d’autant plus dans les grosses ME. Mais surtout, je ne compte pas accepter n’importe quelles conditions car l’autoédition me convient très bien! Il est hors de question pour moi d’accepter des conditions moins intéressantes que celles que je vis actuellement et je ne compte pas dire oui à tout, uniquement pour être publiée.

Quid des maisons d’édition

En ce sens, je ne me suis pas intéressée aux petites ME, celles qui démarrent ou qui ont très peu de visibilité. Je n’en vois pas l’intérêt car au final, je me retrouverais avec moins de redevances, tout autant de travail qu’avant et avec moins de liberté. Je ne souhaite donc signer qu’avec des moyennes ou grosses ME (plus difficile me direz-vous!). L’idée est d’avoir plus de visibilité.

Est-ce que je suis prête à négocier?

Evidemment! Un contrat se négocie, un contrat doit convenir aux deux parties. La ME doit aussi y gagner, elle fait un pari sur un auteur inconnu et doit donc s’y retrouver. Il y a donc certaines conditions que j’étais prête à accepter, mais pour d’autres, je ne voulais pas céder ou en tout cas, pas y perdre.

Le premier contact

Suite au mail reçu, nous avons donc convenu d’un entretien téléphonique. L’éditrice a été particulièrement agréable, très ouverte et transparente. Elle m’a bien expliqué tout le processus sans me prendre de haut car j’étais autoéditée. En bref, j’ai eu un excellent contact avec cette ME. C’était déjà un bon pas. Difficile de travailler avec quelqu’un avec qui ça ne passe pas! J’ai pris des notes durant notre conversation et elle m’a ensuite expliqué qu’elle allait m’envoyer une proposition de contrat que je devais étudier.

Les conseils des indés

Entre temps, de nature organisée et plutôt réfléchie, j’ai fouiné sur le net et je me suis rappelé que j’avais vu passer un article de Nathalie Bagadey (dont je vous vante les mérites très souvent!!) concernant les contrats d’édition. Je suis allée sur son site, j’ai imprimé son article ainsi qu’un contrat d’édition type qu’elle nous conseillait de lire attentivement, rédigé par la SGDL. J’ai surligné tout ce qui m’intéressait. Par exemple, les produits dérivés ne m’intéressaient pas, mais d’autres points comme la durée oui.

L’article de Nathalie

Le contrat type

J’ai aussi contacté une auteur que je connais et qui a été publiée chez eux pour lui demander son ressenti sur sa collaboration avec la ME.

J’avais aussi en tête les paroles de Samantha Bailly et les mouvements #payetonauteur et #auteursencolère. Il était hors de question pour moi d’oublier ce que j’avais lu récemment sur les conditions de travail des auteurs.

Le contrat

J’ai lu le contrat de la ME avec attention. Il était clair et facile à appréhender. J’ai noté mes questions et les points qui me posaient problème.
Certains éléments étaient satisfaisants: l’avance était plus que correcte, l’éditrice m’a rassurée sur le nombre d’exemplaires conséquent du premier tirage. Le pourcentage des droits d’auteur était correct aussi, dans l’ordre de ce qui est proposé à ce jour. Je n’avais donc pas de soucis sur ce point. Côté financier, je n’étais pas inquiète, ce qui m’inquiétait c’était le reste!

De plus, l’éditrice m’a confirmé que mon livre ne subirait aucune modification quant au contenu. L’histoire était publiable en l’état, aucune modification, aucun travail sur le texte. C’était aussi un bon point! J’étais ravie !

Ce qui m’embêtait

-J’avais envie de garder mes droits numériques: la ME a refusé.

-Je voulais un droit de veto ou de regard sur la couv et le titre qui allaient sûrement être modifiés: refusé aussi. Même si on m’a invitée à envoyer des idées de couverture ou titre… Mais je n’avais pas mon mot à dire (c’est quand même mon livre et ça m’a dérangée qu’on ne me donne même pas un petit joker ou un droit de regard, j’aurais aimé pouvoir en discuter avec eux, être intégrée au processus, mais il s’avère que cette ME a une fâcheuse tendance à mettre de côté les auteurs et la communication semble difficile en cours de route).

-La durée du contrat: il n’y en avait pas, c’était donc à vie et même 70 ans après ma mort… Pas top si ça se passe mal avec la ME. J’ai proposé des durées: aucune réponse sur ce point.

En fait, ce qui me dérangeait c’était donc d’être totalement dépossédée d’un livre que je porte depuis des mois, que je vends correctement et qui a trouvé ses lecteurs. Je ne voulais pas perdre la main sur tout, même si c’est le but du jeu. J’aurais voulu que la ME fasse un pas en acceptant au moins un bout de mes conditions ou en les négociant. Au final, on se retrouve avec des conditions imposées, mais un contrat doit convenir aux deux parties, il faut donc savoir faire un pas vers l’autre. Ce qui n’a pas été le cas. J’aurais signé s’il y avait eu un effort quelconque de la part de la ME, même si elle n’acceptait pas tout.

Pourquoi j’ai refusé

J’avais la boule au ventre! Au lieu d’être excitée et ravie, j’étais très anxieuse. Et je suis plutôt du genre à suivre mon instinct. Je savais qu’un truc clochait. Je ne me sentais pas prête, ça n’allait pas, je n’étais pas satisfaite du contrat et pas prête à “abandonner” mon livre. Je pense que ce n’était ni le moment ni la bonne ME. J’ai fini par refuser et j’ai été soulagée! C’était donc la bonne décision.
Evidemment, je me suis posé la question, car j’avais peur de regretter, mais ce n’est pas le cas. J’ai vu d’autres auteurs de mon entourage signer chez eux récemment, j’espère qu’ils seront enchantés de leur choix. De mon côté, je continue en autoédition car ça me correspond bien, mais je ne ferme pas la porte à l’édition traditionnelle. J’attends juste la bonne ME et le bon contrat car je ne compte pas “subir” des conditions moins intéressantes que celles que je vis actuellement (je ne parle pas que du côté financier, mais aussi en terme de promo, de visibilité et autres).

Si je peux vous donner un conseil, c’est de bien réfléchir avant de signer. Un contrat vous lie pour de nombreuses années et il ne faut pas foncer tête baissée. L’édition n’est pas le Graal, c’est plutôt la cerise sur le gâteau si tout se passe bien, mais ça peut aussi très mal se passer. Donc étudiez bien le contrat et lancez-vous uniquement si vous être sûrs que c’est ce que vous voulez! De mon côté, j’ai suivi mon instinct et il m’a rarement trompé. On verra bien ce que l’avenir me réserve!

A bientôt,

Audrey

Jeu d’écriture n°2

Jeu d’écriture n°2

Bonjour la compagnie,

Voici notre deuxième rendez-vous jeu d’écriture! Au programme? Le point de vue dans le récit.

Il existe diverses manières d’écrire une histoire: avoir un narrateur extérieur, un personnage qui raconte l’histoire ou au contraire alterner entre les personnages. En fonction de l’histoire, il faut s’adapter et modifier sa façon d’écrire.

Si l’on veut garder du suspense, s’immerger dans l’esprit d’une personne, montrer le point de vue de chacun, il faut savoir choisir la bonne narration. Mais un auteur n’est pas toujours à l’aise avec tous les points de vue. Il faut pouvoir conserver l’attrait du texte et du rythme lorsqu’une seule personne raconte l’histoire. Il faut réussir à faire passer de l’émotion même lorsque c’est un narrateur extérieur qui dirige le récit. Ce n’est pas toujours évident. Alors, pourquoi ne pas vous entraîner?

Aujourd’hui, je vous propose d’alterner les points de vue! Choisissez une scène dans laquelle plusieurs personnes interviennent (ou inventez une scène). Et changez le narrateur. D’abord un narrateur extérieur, puis ensuite l’histoire racontée par chacun des personnages. Le même scène vue par différents points de vue. Et vous verrez qu’il y a plein de façons d’agir. Chacun agira avec ce qu’il sait, ce qu’il ressent, ce qu’il voit ou entend. Tous n’auront pas les mêmes réactions. C’est un exercice très intéressant et qui permet vraiment d’apprendre à maîtriser la narration. D’autre part, cela peut vous donner des idées pour améliorer vos manuscrits ou nouvelles.

Bon courage! Et n’hésitez pas à partager votre expérience ou vos écrits.

A bientôt,

Audrey

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