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Créer des personnages

Créer des personnages

 

Salut la compagnie, aujourd’hui on parle écriture et plus particulièrement des personnages de roman.

Un peu comme pour l’écriture du roman, il existe deux catégories d’auteurs: ceux qui préparent tout en amont, et ceux qui y vont au feeling.

Faisant partie de la première catégorie, je vais vous parler de cette méthode. Mais quelques conseils pourront quand même vous servir si vous êtes de ceux qui ne préparent pas de fiches ou de plans avant l’écriture.

 

1/ Les fiches personnages

Si vous aimez préparer, anticiper, organiser votre écriture, vous créez sûrement des fiches pour chaque personnage.

En quoi ça consiste? C’est simple, il s’agit pour chaque personnage de lui créer une fiche d’identité qui comprend tout ce que l’on doit savoir sur lui: son nom, son âge, sa ville ou son pays, son caractère, son physique, ses traits particuliers etc En gros, ce qui permet d’apprendre à connaître un personnage.
Elles peuvent être plus ou moins détaillées selon vos besoins. Vous pouvez pousser dans le détail ou vous contenter de l’essentiel. Tout dépend de vous et de votre manière d’écrire.

A quoi ça sert? Cela sert à se sentir à l’aise avec ses personnages. Avoir réfléchi aux failles, au caractère, aux particularités de son personnage permet de lui donner du corps et une certaine présence dans le texte. Cela permet aussi de ne pas s’emmêler les pinceaux et de ne pas confondre des détails au cours de l’écriture. Il est facile d’oublier que Marc a un tatouage sur le bras gauche et que Paul a une barbe. D’autre part, préparer une fiche oblige à réfléchir à son personnage, à ce qu’on attend de lui, à ce qu’il souhaite obtenir dans le livre, à son rôle dans le récit. Cela permet de ne pas se sentir décontenancé ou perdu et permet d’éviter la création d’un personnage creux et sans consistance.

Sur le net, vous pourrez trouver beaucoup de fiches toutes prêtes, je n’en partage qu’une pour vous donner une idée, ICI. De mon côté, j’ai préféré créer mes propres fiches sur Word afin qu’elles collent à mes besoins.

Lorsque vos personnages sont nombreux ou qu’il existe de grands familles (roman historique), n’hésitez pas à faire une liste récapitulative de vos personnages voire un arbre généalogique.

 

2/ Créer des personnages vivants

Il faut pouvoir aimer ou détester les personnages. Il faut qu’ils inspirent de l’émotion, un sentiment. Il faut que le lecteur puisse s’identifier aux personnages ou au moins (pour les antagonistes) les sentir vivants et vibrants. Il n’y a rien de plus ennuyeux qu’un personnage creux, sans saveur et fade. Il faut creuser et rendre son personnage réaliste (au sens où il doit avoir des qualités, des défauts, des failles, des doutes…).

Voici des astuces pour vous aider à créer des personnages réalistes:

  • Leur créer une vie

Vos personnages doivent exister. Il faut avoir l’impression de débarquer dans leur vie à l’instant T. Mais ils doivent avoir un passé, une histoire, une vie passée et présente. Même si tout n’est pas dit dans le roman, vous devez avoir préparé tout cela en amont pour bien les connaître, comme des amis ou des ennemis que l’on côtoie. Ce sont des êtres humains qui doivent avoir une enfance, une ville de naissance, des amis, des doutes, des expériences etc En bref, donnez leur du relief.

  • Les émotions

Vos personnages ressentent des choses. Marquez bien leur tempérament, leur caractère, leurs envies, leurs doutes. S’ils sont timides, ambitieux, colériques, tout doit se sentir dans leurs attitudes, leurs gestes. Vous ne devez pas vous contenter de décrire leurs émotions, il faut les démonter par leurs attitudes, leurs actes, leurs réactions.

  • Les objectifs

Chaque personnage doit avoir un rôle dans l’histoire. À quoi sert-il? Que fait-il ici? Pourquoi est-il dans ce livre? Est-il le héros? Qu’apporte-t-il au héros? etc Vos personnages peuvent avoir des buts, des objectifs, des envies, des rêves. À vous de leur donner une direction à suivre. Ils doivent servir l’intrigue et ne pas être présent sans réel but.

  • Donnez-leur une personnalité

Un élément essentiel et pourtant difficile. Il faut que chaque passage identifie clairement les personnages, même sans avoir besoin de les nommer. C’est-à-dire qu’au travers des actes, des réactions, des dialogues, il faut pouvoir identifier chaque personnage. Le caractère de chacun doit être identifiable. C’est très difficile je vous l’accorde, surtout pour la partie dialogue. Chacun doit avoir sa manière de parler, de s’exprimer, mais ce n’est pas une étape facile et je pense que ça vient avec l’expérience et l’entraînement.

  • Donnez leur du corps

Vos personnages ne doivent pas être parfaits et lisses. Ils doivent avoir des failles, des doutes, des moments de colère ou d’échec. Ils doivent souffrir ou ressentir des choses. En bref, ils doivent être vivants. Nous ne sommes pas parfaits, eux non plus. Rendez-les réels!

 

 

  • Évitez les clichés

Les clichés sont fades et prévisibles. Bien sûr, on peut en utiliser certains, parfois ça fait aussi du bien par exemple dans les romances. Mais il est plutôt positif d’en changer, de casser les codes et de tenter de créer des situations nouvelles. Pas facile avec le nombre de romans déjà publiés, mais il faut malgré tout tenter de trouver une certaine originalité dans chaque histoire en y mettant une touche personnelle.

  • Présentez les personnages

Ne présentez pas les personnages en totalité dès le début du livre. Amenez les éléments petit à petit, au gré des situations et au fil des chapitres. Présentez les personnages au fur et à mesure, tout comme leurs goûts, leur physique, leurs envies. Pas besoin de faire un catalogue dès le premier chapitre.

3/ Intéressez-vous à la psychologie

La psychologie n’est pas un domaine qui plaît à tout le monde. Malgré tout, il est intéressant de s’intéresser à la psychologie afin de travailler ses personnages. Pour certains, cela est inné et simple, pour d’autres, il va falloir se renseigner et travailler pour décortiquer le cerveau de vos personnages.

Pour cela, il existe des livres ou des sites qui peuvent vous aider.

 

4/ Imaginer leur physique

Il n’est pas toujours nécessaire de décrire le physique de vos personnages, tout dépend de votre histoire, de votre genre de roman. Malgré tout, il est bon de savoir à l’avance à quoi ressemblent vos personnages. Cheveux longs? Courts? Peau de quelle couleur? Quelle origine? Tatouages? Barbe? Rondeurs ou non? Grand? Petit? Couleur des yeux? En bref, vous devez avoir une idée précise de ce à quoi ils ressemblent.

Soit, vous imaginez facilement le physique et vous les avez en tête, soit vous pouvez vous aider de dessins ou de photos trouvées sur le net pour vous aider à les décrire et à les imaginer.

 

5/ La courbe du personnage

Chaque personnage a sa propre courbe, c’est-à-dire son évolution au cours de l’histoire. Il passe d’un stade à un autre. Il faut imaginer comment, quelles épreuves il traverse, d’où il part et où il va.

Il n’existe qu’un personnage dont la courbe est quasi nulle: l’ange voyageur. Un personnage qui est là pour aider le héros mais qui n’évolue pas, il ne change pas.

Un personnage ne peut pas changer de cap d’un coup, ou être méchant tout au long du roman et finir gentil dans le dernier chapitre. La progression doit être logique, avec des étapes et des paliers. Il doit évoluer en respectant sa courbe. Cela permet de conserver une certaine cohérence.

Chaque personnage possède des caractéristiques immuables (qui ne changeront pas) et des caractéristique qui elles changeront au cours de l’histoire. Il faut que le personnage conserve son essence et ce qui le définit, malgré son évolution et sa transformation.

 

6/ La faille

Les personnages possèdent une faille: une cassure, un élément personnel et intérieur. Cette faille peut être psychologique (le personnage se fait du mal, il veut résoudre le problème en lui-même), ou morale (il fait du mal aux autres).

Il peut aussi être habité par un fantôme intérieur: un traumatisme, un élément grave qui contamine sa vie, son quotidien, sa relation aux autres ou sa perception de lui-même.

 

7/ Les archétypes

  • L’antagoniste: Sa courbe évolutive est nulle. C’est le méchant de l’histoire. Il possède une faille morale et ne change pas.
  • Le mentor: c’est celui qui guide, qui conseille, qui aide les héros.
  • Le meilleur ami: celui qui épaule, qui conseille, toujours présent malgré les difficultés. C’est un soutien.

 

8/ Distinguer bien l’auteur et le personnage

Chacun de nous écrit avec son coeur ou ses tripes. On écrit souvent en partant de ce que l’on connait ou de ce que l’on ressent. Et il est clair que l’on met toujours un peu de soi dans un roman, mais il ne faut pas se tromper. Vous n’êtes pas le protagoniste (sauf à écrire une biographie ou une histoire vraie), vous devez créer un personnage avec ses failles, son caractère, ses réactions propres. Il n’est pas vous et vous devez le faire réagir différemment, avec ses propres émotions.

 

J’espère que cet article vous aidera à créer des personnages vibrants et réalistes. Je vous mets juste en-dessous quelques liens qui pourront vous permettre de le compléter.

 

Comment donner du relief  à vos personnages?

Le guide ultime de la création de personnages

Comment créer un personnage?

Faire une fiche personnage

Comment construire des personnages: vidéo de Samantha Bailly

 

À bientôt,

Audrey

 

 

 

Pourquoi j’écris?

Pourquoi j’écris?

Bonjour la compagnie,

Grand sujet! Je suis sûre que cette question vous brûle les lèvres et vous attendez maintenant depuis des mois une réponse de ma part. (C’est beau de rêver! :p)

 

La grande question posée à tous les auteurs, pourquoi écrivons-nous? Quand avons-nous pris la décision? Y’a-t-il une raison? Un déclic? Une envie depuis toujours? Des carnets noircis depuis des années qui reposent dans le tiroir d’une commode?

Eh bien voilà mon histoire (haha, c’est digne d’un film, vous ne trouvez pas?).

 

Il y a huit ans après avoir vu Twilight I (un an après tout le monde puisque le 2 sortait au cinéma), j’ai eu un coup de coeur. J’ai eu envie d’écrire à mon tour une histoire qui m’aide à m’immerger dans un autre monde, loin de la réalité, avec des créatures surnaturelles. Je me suis mise à lire des livres fantastiques en pagaille et j’ai écrit le premier tome de ce qui devait devenir une trilogie. Cela parlait de vampires, d’amour, de sorcière, de pouvoirs etc. J’étais assez contente de moi, j’écrivais jour et nuit, j’adorais ça! Je me couchais parfois à 6h du matin quand mon compagnon se levait pour aller travailler. Et puis j’ai commencé le tome 2 dans la foulée et je me suis arrêtée à la moitié. J’ai trouvé un nouveau boulot, je me suis séparée de mon compagnon de l’époque, nouvel appart, nouveau départ. En bref l’écriture a été reléguée en second plan et les manuscrits se sont perdus dans le fond de mon disque dur.

Et puis en 2015, je me lance à nouveau dans l’écriture. J’avais changé de type de lecture, j’étais passée à de la littérature générale, de la romance, des comédies. Exit le fantastique, je n’en lis plus du tout. Mes goûts ont changé, mes envies aussi. Et de toute manière après tant d’années les vampires et les sorcières il y en avait partout, mes idées n’étaient plus nouvelles mais bien vues et revues. Je suis donc partie sur une toute nouvelle histoire (le premier jet de Maintenant et à jamais). Et une nouvelle fois après avoir écrit 90 pages et terminé ce manuscrit, il s’est retrouvé au fond d’un tiroir. Je n’étais pas encore prête, je le trouvais nul et sans intérêt. Ça n’allait pas.

 

En 2016: je suis sur la Promenade des Anglais au moment de l’attentat, je vois le camion, les policiers passent devant moi arme à la main, j’entends les cris, la panique, les coups de feu, je cours pour me mettre à l’abri, bref l’histoire vous la connaissez. Quelques mois plus tard, je décide que la vie est courte et qu’il faut à tout prix réaliser ses rêves et se donner les moyens de parvenir à avoir la vie que l’on souhaite. Cette idée d’écrire un roman était toujours bien présente dans un coin de mon esprit. Je devais le faire. Fin 2016 donc, je reprends le manuscrit de Maintenant et à jamais et j’y travaille pendant des semaines, modifiant, retapant, ajoutant des scènes, encore et encore, jusqu’à ce qu’il passe de 90 pages à plus de 200. Je suis allée au bout de l’histoire et cette fois, il était hors de question de m’arrêter en chemin, j’étais motivée, déterminée. Je me suis renseignée en parallèle sur l’autoédition, je me suis formée toute seule, pour apprendre à créer une couverture, à formater un texte, à publier sur les plateformes en ligne etc et j’ai choisi, bien évidemment, la date du 14 juillet 2017 pour publier mon roman. Comme un clin d’oeil, comme une envie de faire de cette date quelque chose de plus positif que dans mon souvenir.

 

 

Voilà, je vous épargne la suite de l’histoire, car aujourd’hui, je ne vois plus ma vie sans l’écriture. C’est devenu essentiel, une passion, un besoin.
Quand vous lisez des témoignages d’auteur, il n’est pas rare de constater que leur premier roman n’est en fait pas le premier, il y a eu d’autres choses avant, des carnets noircis, des idées, des histoires commencées, inachevées etc. Pour moi, le déclic a été cet événement traumatisant dans ma vie, il m’a donné l’envie et la force d’aller au bout de l’aventure. Les années précédentes, je n’étais probablement pas encore prête à franchir le pas, à me lancer à 100%. Une manière pour moi de tirer quelque chose de positif de ce drame.

J’espère que cela vous donnera l’envie, à votre tour, de vous lancer, si jamais vous hésitez encore car il faut réaliser ses rêves, nous n’avons qu’une vie, profitons-en.

 

 

Audrey

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