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Pourquoi j’ai refusé mon premier contrat d’édition

Pourquoi j’ai refusé mon premier contrat d’édition

Bonjour la compagnie,

Aujourd’hui, nous allons parler d’un sujet plus sérieux: les contrats d’édition. Je ne vais pas vous faire un long laïus sur les contrats en général, et les conditions de travail des auteurs, mais je vais vous parler de mon expérience.

En novembre, j’ai reçu un mail. LE mail. Une maison d’édition était intéressée par l’un de mes romans et voulait le publier. Bien évidemment, papillons dans le ventre, grand sourire, j’étais super heureuse et surtout flattée que l’un de mes romans ait réussi à passer la fameuse barrière de la maison d’édition. Ce roman, c’est mon petit deuxième: Contre vents et marées!

Est-ce que je souhaite être publiée?

Pour la petite histoire, durant l’été, j’ai envoyé quelques mails avec mon manuscrit à des maisons d’édition triées sur le volet. J’ai dans mon viseur quelques ME et comme je ne suis pas désespérée, je n’ai pour le moment, envoyé aucun manuscrit en format papier. Peut-être plus tard. Je ne souhaite pas être publiée à tout prix. J’aimerais bien, je l’avoue, j’aimerais voir mon livre sur les étagères des librairies et magasins. J’aimerais voir de la publicité pour l’un de mes romans. Mais je sais que le milieu est fermé. Etre publié est difficile, d’autant plus dans les grosses ME. Mais surtout, je ne compte pas accepter n’importe quelles conditions car l’autoédition me convient très bien! Il est hors de question pour moi d’accepter des conditions moins intéressantes que celles que je vis actuellement et je ne compte pas dire oui à tout, uniquement pour être publiée.

Quid des maisons d’édition

En ce sens, je ne me suis pas intéressée aux petites ME, celles qui démarrent ou qui ont très peu de visibilité. Je n’en vois pas l’intérêt car au final, je me retrouverais avec moins de redevances, tout autant de travail qu’avant et avec moins de liberté. Je ne souhaite donc signer qu’avec des moyennes ou grosses ME (plus difficile me direz-vous!). L’idée est d’avoir plus de visibilité.

Est-ce que je suis prête à négocier?

Evidemment! Un contrat se négocie, un contrat doit convenir aux deux parties. La ME doit aussi y gagner, elle fait un pari sur un auteur inconnu et doit donc s’y retrouver. Il y a donc certaines conditions que j’étais prête à accepter, mais pour d’autres, je ne voulais pas céder ou en tout cas, pas y perdre.

Le premier contact

Suite au mail reçu, nous avons donc convenu d’un entretien téléphonique. L’éditrice a été particulièrement agréable, très ouverte et transparente. Elle m’a bien expliqué tout le processus sans me prendre de haut car j’étais autoéditée. En bref, j’ai eu un excellent contact avec cette ME. C’était déjà un bon pas. Difficile de travailler avec quelqu’un avec qui ça ne passe pas! J’ai pris des notes durant notre conversation et elle m’a ensuite expliqué qu’elle allait m’envoyer une proposition de contrat que je devais étudier.

Les conseils des indés

Entre temps, de nature organisée et plutôt réfléchie, j’ai fouiné sur le net et je me suis rappelé que j’avais vu passer un article de Nathalie Bagadey (dont je vous vante les mérites très souvent!!) concernant les contrats d’édition. Je suis allée sur son site, j’ai imprimé son article ainsi qu’un contrat d’édition type qu’elle nous conseillait de lire attentivement, rédigé par la SGDL. J’ai surligné tout ce qui m’intéressait. Par exemple, les produits dérivés ne m’intéressaient pas, mais d’autres points comme la durée oui.

L’article de Nathalie

Le contrat type

J’ai aussi contacté une auteur que je connais et qui a été publiée chez eux pour lui demander son ressenti sur sa collaboration avec la ME.

J’avais aussi en tête les paroles de Samantha Bailly et les mouvements #payetonauteur et #auteursencolère. Il était hors de question pour moi d’oublier ce que j’avais lu récemment sur les conditions de travail des auteurs.

Le contrat

J’ai lu le contrat de la ME avec attention. Il était clair et facile à appréhender. J’ai noté mes questions et les points qui me posaient problème.
Certains éléments étaient satisfaisants: l’avance était plus que correcte, l’éditrice m’a rassurée sur le nombre d’exemplaires conséquent du premier tirage. Le pourcentage des droits d’auteur était correct aussi, dans l’ordre de ce qui est proposé à ce jour. Je n’avais donc pas de soucis sur ce point. Côté financier, je n’étais pas inquiète, ce qui m’inquiétait c’était le reste!

De plus, l’éditrice m’a confirmé que mon livre ne subirait aucune modification quant au contenu. L’histoire était publiable en l’état, aucune modification, aucun travail sur le texte. C’était aussi un bon point! J’étais ravie !

Ce qui m’embêtait

-J’avais envie de garder mes droits numériques: la ME a refusé.

-Je voulais un droit de veto ou de regard sur la couv et le titre qui allaient sûrement être modifiés: refusé aussi. Même si on m’a invitée à envoyer des idées de couverture ou titre… Mais je n’avais pas mon mot à dire (c’est quand même mon livre et ça m’a dérangée qu’on ne me donne même pas un petit joker ou un droit de regard, j’aurais aimé pouvoir en discuter avec eux, être intégrée au processus, mais il s’avère que cette ME a une fâcheuse tendance à mettre de côté les auteurs et la communication semble difficile en cours de route).

-La durée du contrat: il n’y en avait pas, c’était donc à vie et même 70 ans après ma mort… Pas top si ça se passe mal avec la ME. J’ai proposé des durées: aucune réponse sur ce point.

En fait, ce qui me dérangeait c’était donc d’être totalement dépossédée d’un livre que je porte depuis des mois, que je vends correctement et qui a trouvé ses lecteurs. Je ne voulais pas perdre la main sur tout, même si c’est le but du jeu. J’aurais voulu que la ME fasse un pas en acceptant au moins un bout de mes conditions ou en les négociant. Au final, on se retrouve avec des conditions imposées, mais un contrat doit convenir aux deux parties, il faut donc savoir faire un pas vers l’autre. Ce qui n’a pas été le cas. J’aurais signé s’il y avait eu un effort quelconque de la part de la ME, même si elle n’acceptait pas tout.

Pourquoi j’ai refusé

J’avais la boule au ventre! Au lieu d’être excitée et ravie, j’étais très anxieuse. Et je suis plutôt du genre à suivre mon instinct. Je savais qu’un truc clochait. Je ne me sentais pas prête, ça n’allait pas, je n’étais pas satisfaite du contrat et pas prête à « abandonner » mon livre. Je pense que ce n’était ni le moment ni la bonne ME. J’ai fini par refuser et j’ai été soulagée! C’était donc la bonne décision.
Evidemment, je me suis posé la question, car j’avais peur de regretter, mais ce n’est pas le cas. J’ai vu d’autres auteurs de mon entourage signer chez eux récemment, j’espère qu’ils seront enchantés de leur choix. De mon côté, je continue en autoédition car ça me correspond bien, mais je ne ferme pas la porte à l’édition traditionnelle. J’attends juste la bonne ME et le bon contrat car je ne compte pas « subir » des conditions moins intéressantes que celles que je vis actuellement (je ne parle pas que du côté financier, mais aussi en terme de promo, de visibilité et autres).

Si je peux vous donner un conseil, c’est de bien réfléchir avant de signer. Un contrat vous lie pour de nombreuses années et il ne faut pas foncer tête baissée. L’édition n’est pas le Graal, c’est plutôt la cerise sur le gâteau si tout se passe bien, mais ça peut aussi très mal se passer. Donc étudiez bien le contrat et lancez-vous uniquement si vous être sûrs que c’est ce que vous voulez! De mon côté, j’ai suivi mon instinct et il m’a rarement trompé. On verra bien ce que l’avenir me réserve!

A bientôt,

Audrey

Pourquoi écrire des nouvelles?

Pourquoi écrire des nouvelles?

Vous voyez probablement passer sur le net des concours de nouvelles, des recueils de nouvelles voire des nouvelles uniques et inédites à petits prix voire gratuites. Les lecteurs ne sont pas toujours adeptes de nouvelles, il faut le dire, alors pourquoi en écrire?

1- Les concours de nouvelles

Il existe de nombreux concours de nouvelles qui permettent de gagner un peu en visibilité et/ou d’obtenir un contrat d’édition. Participer à ces concours, en plus d’être un bon exercice, permet parfois de se faire publier dans un magazine ou d’obtenir un vrai contrat d’édition. Il existe des sites qui recensent les concours (il y en a beaucoup). Certains permettent aussi de gagner des prix divers. Mais il faut aussi rester connecté, car on peut tomber sur des concours qui circulent sur les réseaux sociaux.

Vous pouvez trouver la liste des concours: ICI.

2- Pour faire écho à l’un de vos romans

Certaines nouvelles peuvent être un préquel ou au contraire un prolongement de l’un de vos romans. Une manière de présenter vos personnages ou de les retrouver à une occasion spécifique. Par exemple, pour Noël, la Saint Valentin, pour partager une nouvelle inédite avec vos abonnés ou faire découvrir vos personnages à des lecteurs qui ne vous connaissent pas.

C’est le cas de ma nouvelle « L’ombre du passé » que vous pouvez découvrir dans le recueil gratuit « Destinations inconnues » et dans lequel vous retrouverez des personnages de mon second roman. ICI

3-  Pour s’entraîner

Les nouvelles permettent de s’entraîner encore et encore, car l’écriture s’améliore avec l’entraînement. Mais écrire un roman prend du temps et demande énormément d’investissement. La nouvelle reste donc un moyen d’écrire de manière plus régulière, mais aussi plus rapide car une nouvelle est un texte court. Vous pouvez alterner les thèmes, les idées, les sujets autant que vous le souhaitez.

L’écriture d’une nouvelle permet aussi de se familiariser avec le schéma narratif car une nouvelle doit respecter un cadre précis. La nouvelle aide donc à créer un récit structuré, mais court. Vous êtes obligé d’aller à l’essentiel, obligé de rester concis et de faire des choix. Il faut poser une intrigue claire, rythmée, avec un nombre restreint de personnages, ne garder que ce qui sert le récit et surtout surprendre le lecteur avec une chute inattendue.

4- Expérimenter

Avant de se lancer dans l’écriture d’un roman, on peut aussi mettre le pied à l’étrier en s’adonnant à l’écriture d’une nouvelle. Une bonne manière de tenter l’aventure de l’écriture sans se lancer dans un trop gros projet qui pourrait décourager. La nouvelle possède un format plus souple et on peut passer d’un genre à un autre pour trouver sa voie et son style plus facilement.

5- Participer à un recueil

Vous pouvez écrire un recueil de nouvelles sur un thème précis ou alors participer à un recueil avec d’autres auteurs. Certains recueils sont proposés gratuitement aux lecteurs, d’autres sont payants, d’autres encore sont payants, mais les bénéfices sont reversés à une association. À vous de saisir la bonne opportunité et de vous lancer dans une aventure qui ne pourra vous apporter que du positif.

Pour l’avoir fait à plusieurs reprises, j’ai toujours été ravie de côtoyer d’autres auteurs autour d’un même projet.

Gourmandises de Noël (gratuit)

Destinations inconnues (gratuit)

Il était une plume (payant)

6- Ecrire une nouvelle autobiographique

Il peut arriver qu’un événement particulier vienne perturber votre vie. Il peut être salutaire d’écrire pour guérir, mais nous n’avons pas toujours envie d’écrire un roman entier sur ce thème. C’est ce que j’ai fait lorsque j’ai été victime de l’attentat de Nice en 2016. Ce drame a bouleversé ma vie, et malgré les séquelles psychologiques, j’ai quand même décidé d’en tirer du positif (c’est ce qui m’a permis de me lancer dans l’écriture). J’ai donc écrit une nouvelle autobiographique, courte, très peu travaillée, je dois l’avouer, le but n’étant ni de vendre, ni de me faire connaître. J’avais juste besoin d’écrire et je l’ai fait. J’ai décidé de partager ce texte gratuitement, car il me fallait évacuer cet événement. Je devais le publier, le laisser s’envoler pour avancer. Et je dois dire que ça m’a aidée, tout autant que les gentils retours des personnes qui l’ont lu.
Vous pouvez aussi écrire une nouvelle qui n’est pas autobiographique mais qui parle d’un sujet qui vous tient vraiment à coeur. Rien ne vous oblige à la publier, mais ce peut être un vrai pas vers la guérison.

Vous pouvez découvrir ma nouvelle autobiographique: ICI

Ecrire une nouvelle est donc un exercice qui n’est pas aussi simple qu’on pourrait le croire, car elle doit respecter des conditions précises, mais c’est un très bon exercice. Vous n’aurez pas forcément des milliers de lecteurs car les nouvelles ne sont pas très appréciées et peu sollicitées. Malgré tout, écrire une nouvelle peut vous apporter de l’expérience, de nouveaux contacts, de nouveaux lecteurs, un prix (si vous participez à un concours)… Alors pourquoi ne pas tenter?

A bientôt,

Audrey

La check list de l’auteur avant la publication

La check list de l’auteur avant la publication

 

Salut la compagnie,

Comme vous le savez mon prochain roman sort le 3 octobre. J’ai une liste de choses à faire préparée avant l’été pour organiser la sortie de ce troisième roman (eh oui, j’ai l’habitude de faire des listes et d’organiser les choses à l’avance!). Une sorte de check list à suivre pour ne rien oublier. Bien sûr, elle est adaptée à ma situation, et j’ai ajouté pas mal d’étapes de promotion. J’ai donc eu l’idée de vous proposer une liste récapitulative de ce qu’il y a à faire avant la publication. Elle n’est pas forcément exhaustive, car en fonction des cas on peut ajouter des éléments, mais je vous propose l’essentiel, notamment si vous débutez!

 

 

Petite précision: les étapes ne doivent pas forcément suivre l’ordre indiqué. Pour une raison simple: certaines étapes peuvent se faire en même temps. Par exemple, on peut demander l’ISBN pendant les corrections ou la mise en page, sans attendre d’avoir bouclé le roman. On peut penser  à la couverture en amont, tout comme on peut écrire un communiqué de presse dès qu’on a terminé le livre. Chacun fait comme il le sent. Par contre certaines étapes doivent forcément se suivre. On ne peut pas créer sa couverture avant d’avoir fini la mise en page du broché (car il faut le nombre de pages du roman pour calculer la taille du dos). En bref, avec le temps, vous vous organiserez comme vous le sentez. L’important est de ne rien oublier.

Prêts?

 

1_ L’écriture

Étape logique. Avant toute chose, il faut finir l’écriture de son roman. Je passe les détails sur l’écriture en elle-même, j’ai prévu d’autres articles sur ce sujet dans les semaines à venir.

Quelques conseils pour lutter contre la panne d’écriture ICI

 

2- La relecture

Après avoir terminé l’écriture, il est bon de laisser reposer son livre. Quelques jours, quelques semaines, quelques mois. Chacun son rythme. Deux à trois semaines semble être un bon rythme. Si c’est plus, c’est bien aussi. L’idée est de prendre du recul et de revenir avec un oeil « presque » neuf. Vous détecterez plus facilement les incohérences, les coquilles, les fautes.

 

3- La bêta-lecture

Certains auteurs ne passent jamais par cette étape. De mon côté, je la trouve intéressante. Encore faut-il trouver de bons bêta-lecteurs. Oubliez tout de suite: maman, votre meilleure amie, votre soeur etc Il vaut mieux un avis extérieur. Les avis des proches peuvent parfois être biaisés et ce n’est pas le but. Le bêta devra être honnête, juste et ne pas aller au-delà de son rôle. Eh oui, bêta ne veut pas dire auteur bis. Vous n’allez pas changer toute l’histoire parce que votre bêta aurait préféré qu’il soit brun, que la scène se déroule dans un café ou que les amoureux se retrouvent à la fin. Il faut savoir jauger les conseils et déterminer ceux qui sont utiles à votre histoire et ceux qui ne le sont pas. Les bêtas peuvent traquer les incohérences, les choses à côté desquelles vous êtes passé (un personnage qui a une voiture au début du roman puis une moto à la fin sans que vous l’ayez expliqué/ Un personnage brun qui devient blond en cours de route etc). Cet oeil extérieur permet de traquer ce que vous ne voyez plus, mais vous n’allez pas changer l’histoire pour plaire au bêta. Chaque bêta aura d’ailleurs son propre avis. Par contre, prenez les conseils en compte, parfois ils peuvent vous apporter de nouvelles idées, un point d’amélioration etc

Enfin, il ne faut pas multiplier les bêta, c’est sans fin. On ne prend pas 15 bêtas. Je crois que 5 est un maximum correct.

 

4- La correction

Je vous conseille de faire la bêta AVANT la correction car il est fort possible que vous fassiez des changements suite aux bêta-lectures. Changements qui amèneront un nouveau check up niveau correction. Donc on ne fait pas la bêta après la correction du livre, sinon c’est double charge de travail.

Pour la correction, soit vous la faites seul (c’est ce que je fais), vous pouvez vous faire aider d’un logiciel (Antidote), vous pouvez aussi faire appel à un correcteur pro.

Je vous déconseille de demander à vos bêtas de corriger. Bien sûr, ils peuvent tomber sur des fautes ou des coquilles ou vous les signaler. Mais bêta-lire et corriger sont deux activités différentes. L’une s’attarde sur le fond, l’autre sur la forme. Lorsqu’on corrige, on se concentre vraiment sur la grammaire, la typo, l’orthographe etc au détriment du fond. À l’inverse quand on fait une bêta, on s’immerge dans l’histoire, on se fond dans le décor sans regarder la forme en détail pour ne profiter que de l’histoire.

Vous trouverez ICI mes conseils de correction. Et ICI mes prestations si vous voulez faire appel à un correcteur.

 

5- La relecture

La dernière relecture (enfin je vous rassure, vous en ferez plein avant la sortie du livre), c’est celle qui traque les dernières fautes, les dernières coquilles après la correction. Il s’agit de traquer le tiret défectueux, la faute de frappe, le mot mal aligné etc En général, je le lis plusieurs fois en numérique (essayez aussi en commençant par la fin), mais aussi en format broché lorsque je reçois mon Proof pour vérifier sous tous les formats.

 

6- La mise en page

La mise en page n’est pas l’activité la plus passionnante. De mon côté, pour le format numérique j’applique mes styles au fur et à mesure, ce qui me fait gagner un temps fou. Je n’ai qu’à ajouter mes pages remerciements et autres pour la mise en page, c’est assez rapide.

Pour le format broché, je copie colle mon format numérique et je remets correctement en page (début d’un chapitre sur une page impaire,vérification des sauts de page, je modifie la taille des titres, je mets en forme les citations et les notes de bas de page…). En général, en maxi 1h c’est bouclé 😉

J’utilise le template Createspace afin d’adapter la mise en page à la taille du livre choisi.

 

7- L’ISBN

En parallèle de tout cela, vous pouvez demander vos ISBN. Personnellement, j’en demande plusieurs d’un coup, ça évite de refaire la demande à chaque fois. Certaines plateformes comme Amazon propose ses ISBN, mais personnellement, j’aime bien avec les miens, sachant que seuls les deux derniers chiffres changent, c’est un peu une marque de fabrique. 😉

Quelques explications pour faire la demande auprès de l’AFNIL, ICI.

 

8- La couverture (broché + numérique)

La couverture, c’est une étape importante. Vous pouvez faire appel à un graphiste ou la faire vous-même.

Faites attention, il faut des images de très bonne qualité pour les deux couvertures. Pour le broché, il faut avoir fini sa mise en page pour connaître le nombre de pages et donc la taille du dos. Vérifiez bien que vous avez la même taille de livre que pour votre intérieur (ce serait dommage de devoir tout recommencer).

 

9- Le copyright

Le dépôt copyright sert à protéger votre oeuvre. Elle peut se faire sous diverses formes: envoi d’une enveloppe cachetée, mail, huissier, avocat. Tous ces moyens n’ont pas la même force. De mon côté, je préfère marquer le coût en utilisant le site copyright France qui propose des tarifs corrects (il existe d’autres sites évidemment). À vous de trouver ce que vous préférez. En général j’attends d’avoir fini ma couverture et j’enregistre les fichiers broché et numérique ainsi que les couvertures numérique et broché dans un même envoi.

Attention à bien le déposer avant les envois service presse etc pour éviter les soucis.

Pour découvrir Copyright France, c’est .

 

10-Le booktrailer

Étape facultative: créer un booktrailer. Ce peut être un plus même s’il faut l’avouer ce n’est pas ce qui fait forcément vendre.

Personnellement je le fais car ça m’amuse et si ça peut toucher quelques lecteurs de plus, pourquoi pas. 😉

Malgré tout, ça prend du temps et il faut être à l’aise avec les montages vidéo. J’utilise Kizoa, un site très pratique pour ceux qui comme moi n’ont aucune connaissance en montage, et qui n’ont pas envie d’investir dans un logiciel payant ou hors de prix. Il est très simple d’utilisation et le rendu n’est pas trop mal. 🙂

Mon article sur Kizoa, ICI. Mon dernier booktrailer, par là.

 

11- Les marque-pages / flyers

Étape non obligatoire, mais qui fait toujours plaisir aux lecteurs: les marque-pages. Il est toujours agréable d’en glisser dans les livres que l’on vend. Vous pouvez aussi les distribuer dans les salons ou à diverses occasions pour que les lecteurs aient vos coordonnées et en sachent plus sur vos livres. Dans le même ordre d’idée, vous pouvez prévoir des flyers ou des cartes de visite.

J’utilise printo’clock que je trouve correct avec des prix abordables et du travail de bonne qualité.

 

12- Le kit média

Le kit média n’est pas obligatoire. Il peut servir aux blogueurs, aux journalistes pour des services presse ou pour des interviews. C’est donc un plus de le mettre à disposition sur votre site internet.

Vous pouvez y glisser des extraits, une biographie, un communiqué de presse, le synopsis etc

Pour voir mes kits média, c’est par ICI.

Il y en a un par roman, sous format ZIP.

 

13- Le communiqué de presse

Le communiqué de presse n’est pas obligatoire, c’est le document que vous envoyez aux journalistes pour déclencher un article dans un journal ou une ITW par exemple. En général, il faut l’envoyer un bon mois avant la publication de votre roman. Vous pouvez aussi faire appel à des sociétés spécialisées, mais les prix ne sont pas toujours abordables pour des auteurs indés.

 

14- La promo sur les RS

Avant la publication, il faut monter un plan de communication afin de promouvoir son livre sur les réseaux sociaux et afin de donner envie aux lecteurs de le découvrir dès sa sortie.

Pour cela, vous pouvez diffuser le booktrailer, des extraits, dévoiler le titre, la couverture et le synopsis en décalé etc Il faut trouver votre manière de faire, qu’elle soit attractive sans être trop envahissante.  Attention à vous adapter à chaque réseau: insta n’a pas les mêmes exigences que Twitter par exemple.

Pour planifier votre planning, vous pouvez utiliser un agenda, un tableau récapitulatif, faire une liste.

J’en profite pour vous reposter mon article sur Google Agenda qui est juste incontournable! C’est ICI.

 

15- Les services presse

Les services presse peuvent se faire avant ou après la publication du roman. Vous envoyez gratuitement votre livre à des blogueurs, en format numérique ou papier et ces derniers s’engagent à poster une chronique ou une critique de votre livre sur les réseaux et/ou sur leur blog. Ils peuvent aussi laisser un commentaire sur les sites d’achat du roman.

Faites bien attention à cibler des blogueurs qui sont intéressés par votre genre (ne pas envoyer une romance à un blogueur passionné de polar par exemple). Et, sachez que vous vous exposez aussi à des critiques négatives, car le blogueur se doit d’être honnête.

 

16- Le concours

Avant ou après la sortie de votre roman, vous pouvez organiser un concours (idéalement en avant première). Vous pouvez faire gagner des romans numériques ou brochés si vous en avez à disposition. Cela permettra de faire parler de votre livre sur les différents réseaux sociaux.

 

17- Créer son livre sur KDP ou autres plateformes

Étape logique mais qu’il faut préciser: créer ses comptes sur les plateformes de vente. Anticipez en vous y prenant à l’avance car parfois il peut y avoir des couacs de dernière minute. Vous pouvez programmer des pré-commandes (en fonction du site) afin d’être certain que le livre paraîtra le bon jour.

Sur Amazon, c’est possible pour le numérique, mais pas pour le broché.

 

18- La BNF

En principe, l’envoi doit se faire avant la publication du roman. Mais concrètement, pour nous qui devons attendre la publication pour pouvoir commander (en tout cas sur Amazon), nous l’envoyons souvent après, et ça ne pose pas de problème.

Attention toutefois, il s’agit d’une obligation légale, il vaut mieux ne pas s’y soustraire.

Cela ne concerne que les livres brochés et non pas les livres numériques.

D’autre part, si vous modifiez votre texte, la taille du livre etc vous êtes obligé de refaire un dépôt auprès de la BNF. N’hésitez pas à les contacter pour voir les cas précis.

Si vous souhaitez connaître le processus d’envoi du livre à la BNF, c’est ICI.

 

J’espère que cet article vous aura aidé!

A la semaine prochaine 😉

 

** Bilan des 6 mois de MEAJ **

** Bilan des 6 mois de MEAJ **

Bonjour chers lecteurs,

« Maintenant et à jamais » a été publié le 14 juillet 2017. Date qui avait son importance car c’était un an jour pour jour après l’attentat de Nice, date qui a bouleversé ma vie et qui m’a poussée à me lancer dans l’aventure de la publication, un rêve longtemps mis de côté.

Nous sommes maintenant en février 2018, MEAJ a un peu plus de 6 mois d’existence. Je vous propose donc un bilan de ces 6 mois.

 

Les débuts

MEAJ n’a pas connu un succès fulgurant immédiatement, et pour cause, j’étais absolument inconnue. Aucun contact dans le monde de l’édition, je ne connaissais pas d’auteurs, ni de blogueurs. J’étais complètement novice. Je gérais moi-même un petit blog littéraire sans prétention qui me permettait de partager mes lectures, mais au-delà de ça, je n’y connaissais rien.
Je me suis donc un peu renseignée avant de lancer MEAJ, notamment grâce au fabuleux livre de Nathalie Bagadey http://amzn.to/2FXuI6f qui a été mon livre de chevet, ma référence durant les mois qui ont précédé la date de sortie. Je n’avais aucune idée de tout ce qu’un auteur indé devait accomplir pour pouvoir « paraître professionnel » et grâce à Nathalie, je me suis sentie beaucoup moins perdue. J’ai bien sûr fait des recherches sur internet, regardé des vidéos youtube, lu des conseils d’auteurs, tout cela pour savoir quelles formalités accomplir, comment présenter mon roman, ce que je devais écrire sur les premières et dernières pages etc En bref, je me suis formée par moi-même.
J’ai aussi lancé ce site, des comptes sur les réseaux sociaux afin de commencer à créer une communauté autour de moi.
Bref de fil en aiguille, j’ai réussi à augmenter mon nombre d’abonnés sur les différents réseaux, mais cela m’a pris plusieurs mois et aujourd’hui la communauté continue de s’agrandir, j’ai d’ailleurs pu faire de superbes rencontres grâce aux réseaux sociaux!

En un mois et demi (du 14 au 31 juillet + le mois d’août), MEAJ a totalisé 28 ventes numériques et 26 ventes en format papier. J’étais plutôt contente car des lecteurs et des lectrices m’ont fait confiance alors que je n’avais jamais rien écrit. Les premiers commentaires ont commencé à pleuvoir, les 25 premiers avis Amazon étaient des 5 étoiles, ce qui a fortement aidé à rassurer les lecteurs.

Et puis, début septembre, j’ai lancé ma première promo (je n’avais pas fait de promo de lancement car je ne savais pas y faire!) juste trois jours à 0.99€ et MEAJ était lancé! En septembre je suis passée à 115 ventes numériques. En octobre, j’ai eu la chance d’être sélectionnée pour le Mois des Indés, et là 339 ventes sur le mois. En bref ma première promo a probablement lancé MEAJ. D’autre part, j’ai commencé à maitriser un peu mieux la promotion sur les réseaux sociaux, j’ai aussi eu recours au site simplement pro pour bénéficier de chroniques. Je dois dire que le fait d’avoir lancé mon livre durant l’été n’a sûrement pas aidé, je ne suis pas certaine que pendant les grandes vacances, les ventes soient excellentes, surtout pour un auteur inconnu. Mais je ne pouvais pas choisir une autre date, je ne regrette rien car cette date comptait pour moi.

 

KDP Select

Comme vous le savez peut-être, j’ai opté pour le programme KDP Select. En effet, je ne vends que sur Amazon. Je ne pense pas que les autres canaux de distribution soient vraiment efficaces et les pages lues via leur programme d’abonnement m’apporte beaucoup de lecteurs en plus. J’y inscrirai donc tous mes livres jusqu’à ce que je trouve une solution qui m’amène plus de visibilité.
En 6 mois, les pages lues ont amené 589 lecteurs supplémentaires. Ce n’est pas négligeable!

En conclusion

On parle souvent du lancement d’un livre et de son importance. C’est vrai. Il vaut mieux faire un super lancement et espérer que la suite soit toute aussi bonne (je pense notamment au troisième livre d’Anaïs W). Mais, aujourd’hui mon parcours montre que même avec un mauvais lancement, on peut quand même parvenir à faire connaitre son livre. Peut-être pas autant qu’un auteur connu, peut-être pas autant que d’autres auteurs indés, mais je pense que si je compare mon expérience à d’autres, je n’ai pas à en rougir, je suis plutôt fière d’en être arrivée là en partant de zéro! Pour un premier livre, je suis ravie du résultat.

Pour parler chiffres, MEAJ totalise à présent 902 ventes numériques, 48 ventes en papier et 589 lecteurs grâce aux pages lues, soit un total de 1539 lecteurs.

Et je suis contente de dire qu’à l’heure actuelle, soit 8 jours après ce bilan, nous avons franchi le palier des 1000 ventes pures et dépassé les 1600 lecteurs!! ♥

 

Et la suite?

Je connais un peu plus les ficelles du « métier » et je maitrise certaines clés que je ne maitrisais pas il y a 6 mois. Mais je dois encore travailler, apprendre, tester, échouer, me relever, recommencer, comme toute personne qui apprend, qui avance, qui tente des choses. Alors je compte bien m’accrocher car à terme, mon rêve serait de pouvoir vivre de l’écriture et le parcours sera extrêmement long, je n’en doute pas.

J’espère développer les ventes papier, peut-être via des salons ou des dédicaces (j’y réfléchis pour le moment).

Mon second roman est sur le point de paraitre (le 14 février 2018) si vous avez manqué l’information, il est en lien direct avec MEAJ car je raconte l’histoire de Marta et Jack, les parents de Ian, le protagoniste de MEAJ.
Mon troisième roman est en cours d’écriture, il est totalement différent des deux autres, même s’il s’agit aussi d’une romance.

 

 

J’espère vous compter parmi mes lecteurs.

A bientôt,

Audrey

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