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9 conseils pour réussir ses dialogues

9 conseils pour réussir ses dialogues

Salut la compagnie,

Aujourd’hui, nous nous retrouvons pour un article dédié à l’écriture. Et plus particulièrement à l’écriture des dialogues. Je vous en ai déjà parlé au fil de mes articles, mais ils sont tellement essentiels à l’histoire qu’il était important que je leur dédie un article.

Il ne faut pas croire qu’un dialogue est facile à écrire. Bien au contraire. Même s’il s’agit de langage parlé, ils ne sont pas si simples à rédiger. Il faut qu’ils paraissent naturels tout en étant travaillés.

Voici quelques points essentiels à prendre en compte:

1/ Le dialogue doit avoir un intérêt

Il ne faut pas mettre un dialogue pour mettre un dialogue. Il faut que celui-ci ait un véritable intérêt dans l’histoire. Il peut:

  • Faire avancer l’histoire (expliquer quelque chose, révéler un secret, générer un conflit…)
  • Aider à connaître les personnages (origines, passé…)

Les dialogues permettent aussi de donner du rythme au récit ou de couper les descriptions afin de ne pas perdre le lecteur.

Il faut que chaque personnage ait sa personnalité propre, une manière de parler, des expressions qui reviennent. On doit pouvoir deviner qui parle sans précision supplémentaire. Cela peut dépendre de sa personnalité, de son âge, de son appartenance sociale, de son passé etc

2/ L’importance des incises

Beaucoup d’entre nous utilisent le verbe “dire” dans les incises des dialogues. Et ce n’est pas une erreur. Toutefois deux remarques sont essentielles:

  • Le verbe dire est connu de tous, il ne gêne pas la lecture, ne coupe pas le lecteur dans sa lecture. Il passe presque inaperçu tout en donnant des informations, vous pouvez donc l’utiliser sans souci.
  • Malgré tout, c’est un verbe terne et il convient de ne pas en abuser et de le remplacer par des verbes qui peuvent se révéler plus précis: répliquer, répondre, murmurer, souffler etc Ils donnent une information tout en apportant une touche qualitative à vos dialogues.

3/ Equilibrez le dialogue

Votre dialogue doit être équilibré, ça veut dire qu’il ne faut pas laisser un personnage faire un monologue d’une page au risque de perdre et d’ennuyer le lecteur. Au contraire, il faut alterner les répliques, faire vivre vos personnages et surtout entrecouper les répliques d’actions. Pas besoin que chaque personnage ait exactement le même temps de parole, mais n’oubliez pas d’alterner et surtout de faire parler tous les personnages présents (sauf cas particulier relatif à votre histoire). Bien sûr, un personnage timide, gêné, parlera moins qu’un personnage loquace ou qui se dispute avec un tiers, mais si trois amis discutent, il ne faut pas en oublier un au cours de la scène, alors qu’il aurait pu apporter quelque chose à l’histoire, ou alors c’est qu’il n’était pas essentiel à ce moment-là, il convient de le supprimer.

N’oubliez pas, aussi, qu’un dialogue permet d’en apprendre plus sur un personnage, on peut découvrir son caractère à travers ce qu’il dit. Alors, il faut bien travailler ses fiches-personnage en amont.

4/ Attention à la redondance

Le dialogue n’est pas là pour répéter ce qui a été dit dans la narration. On le voit trop souvent dans les romans, et c’est d’une lourdeur infinie! Au contraire, le dialogue doit apporter un truc en plus, des informations, des révélations, des questionnements, mais ne surtout pas se contenter d’un copier-coller de la narration. Ce serait très ennuyeux pour le lecteur.

5/ N’oubliez pas le contexte

Lorsqu’on écrit un dialogue, on a tendance à se concentrer sur les répliques sans se soucier de ce qu’il y a autour. Grosse erreur! Il ne faut pas oublier que les personnages ne sont pas immobiles comme des statues, sans décor, sans aucune mouvement. Au contraire, vous devez décrire ce qu’il se passe autour, s’il y a d’autres personnages, des interruptions, l’endroit où ils se trouvent, les mouvements qu’ils font. C’est essentiel pour que votre dialogue soit vivant.
N’oubliez pas de contextualiser le dialogue, donnez quelque chose à faire aux personnages (cuisiner, danser, faire du sport, promener le chien, faire les magasins, ranger un appartement, feuilleter un magazine, bref les possibilités sont multiples). Le contexte peut aussi permettre de découvrir le personnage (son travail, une passion, un repas de famille…). 

Les actions permettent aussi de couper le dialogue pour le rythmer et d’éviter les incises superflues afin de savoir qui parle.

6/ N’écrivez que l’essentiel et usez des silences

Lorsqu’on écrit un dialogue, il ne faut pas forcément le commencer et le terminer comme dans la réalité. Au contraire, on peut le prendre en cours de route et il peut se terminer sans que l’on ait réellement le mot final. Il peut se terminer sur de la narration, une interruption, un silence etc

Les répétitions, les réponses complètes, les “ma chérie” à chaque réplique, l’abus du prénom, les “Allô” etc sont superflus et alourdissent le texte. Ils ne permettent pas de le rendre fluide. Il faut donc les limiter voire les supprimer totalement dans certains cas. Tout ce qui ne permet pas de faire avancer l’intrigue est inutile.

D’autre part, les silences, les mouvements, les interruptions permettent de donner du rythme, ou d’aider à améliorer le récit. Il ne faut pas hésiter à les intégrer au dialogue.

Jouer avec les mots, faire dire le contraire de ce qu’il pense à un personnage, jouer avec les silences, ajouter des mensonges, des non-dits, changer de sujet, regarder ailleurs, envoyer des sms, ne pas être d’accord, tout cela rendra votre dialogue plus réaliste. Ne vous contentez pas de questions-réponses basiques. Cela ennuierait vite le lecteur.

7/ Langage parlé/ langage écrit

Un dialogue fait partie du langage parlé, toutefois, il s’agit d’un roman, il faut donc se méfier et ne pas être à 100% réaliste. Exercice difficile, je vous l’accorde. Il y a des mots qu’on utilise à l’oral, mais pas à l’écrit et inversement. Il faut donc savoir doser et jouer avec les mots. Votre dialogue doit être réaliste, il doit sonner juste, mais il ne faut pas tomber dans la banalité et les clichés sans intérêt.

Le dialogue doit aussi être rythmé et dynamique. Chaque réplique doit arriver au moment opportun, avec des mots choisis permettant de faire avancer la scène. 

8/ Utilisez des tirets cadratins ou demi-cadratins

Lorsque je corrige des manuscrits, je vois passer des tirets inappropriés en typographie. En effet, hors de question d’utiliser le tiret du 6 dans son roman (-). Il faut utiliser un tiret cadratin ou demi-cadratin afin de respecter les normes.

Vous pouvez le pré-enregistrer (notamment sur Word) afin qu’il remplace automatiquement le tiret que vous tapez. Pour cela, il faut aller dans Fichier, Options, puis Vérification et Option de correction automatique.
Attention toutefois, il ne faut pas préciser que le – du 6 doit être remplacé automatiquement par le tiret cadratin car tous vos traits d’union vont se transformer en tiret cadratin. Personnellement, j’ai mis — (trois tirets du 6), lorsque j’en tape trois à la suite, ils sont automatiquement remplacés par le tiret cadratin.

Sachez que vous pouvez aussi le faire manuellement :

  • alt + ctrl + (-) du pavé numérique
  • alt 0151
  • alt 0150 (demi-cadratin)

9/ Lisez à haute voix

Je vous l’accorde, ce n’est pas si simple. Personnellement, je me sens bête en lisant les dialogues, haha, mais bon, ce peut être un bon moyen de voir si le dialogue sonne juste, s’il est rythmé, si les termes choisis sont corrects ou superflus.

Vous pouvez même vous enregistrer ou les faire jouer à des proches.

En conclusion, écrire un dialogue n’est pas si facile qu’il n’y paraît, c’est même un exercice périlleux qui peut gâcher un livre s’il est mal maîtrisé. Il faut donc s’entraîner, relire, corriger, modifier, améliorer afin qu’ils apportent quelque chose au récit.

Et vous, à l’aise ou pas avec les dialogues?

A bientôt,

Audrey

Protéger son manuscrit

Protéger son manuscrit

 

Salut la compagnie,

Comme vous le savez, nos oeuvres sont régulièrement piratées, téléchargées illégalement sur divers sites. Malheureusement, nous ne pouvons rien y faire. Par contre, nous pouvons protéger notre manuscrit en amont contre le vol et les plagiats… Car quoi de plus terrible que de se faire piquer son manuscrit juste avant sa publication? Ou de ne pas pouvoir prouver qu’il est bien à nous si le cas se présente…

Pour cela, il existe diverses techniques, plus ou moins onéreuses, plus ou moins sûres… A vous de choisir.

1. Envoi par mail

Depuis la loi du 13 mars 2000 , il est possible de protéger son manuscrit en se l’envoyant par email, et en précisant son nom et son nom de plume. C’est une méthode gratuite et rapide.

2. Envoi en recommandé avec avis de réception

Votre manuscrit doit être sur un support physique (CD, DVD, imprimé, clé USB…) et signé de votre vrai nom et de votre nom de plume.
Vous placez le tout dans une enveloppe que vous vous envoyez par LRAR et surtout vous ne devez pas l’ouvrir. Le cachet de la poste fait office de preuve.

Astuce: Apposer l’autocollant d’accusé de réception sur le rabat de l’enveloppe.

3. Les dépôts en ligne

– Le dépôt e-Soleau

Depuis 2016, il existe une possibilité de dépôt en ligne. Un e-Soleau coûte 15€ pour les premiers 10Mo, puis 10€ par tranche de 10Mo supplémentaire. La protection dure 5 ans et peut être renouvelée.

– MaPreuve.com

Cette plateforme est reconnue par l’Europe comme étant un Tiers de confiance. Elle est Opérateur et Autorité de Certification, et possède les normes nationales et européennes en matière de confiance numérique.

Concernant les tarifs, le site applique un système de crédits où 1 crédit correspond à l’enregistrement d’un document, et ce, indépendamment de sa taille et de son format. L’enregistrement est valable à vie. C’est ICI

– Dépôt à la SACD

Vous pouvez déposer votre manuscrit sur la plateforme e-dpo de la SACD, la société des auteurs et compositeurs dramatiques. La protection dure 5 ans (renouvelables).

L’enregistrement coûte 20€ et le renouvellement coûte 10€.

– Dépôt sur copyright France

Vous pouvez déposer votre manuscrit sur ce site qui est fiable et sécurisé. C’est celui que j’utilise depuis mes débuts, et j’en suis ravie. Les tarifs sont abordables et on peut déposer plusieurs documents en même temps. En général, je dépose le manuscrit, le résumé, les couvertures etc Et j’ajoute mes nouvelles lorsque j’en ai.

Pour vous renseigner, c’est ICI. Les tarifs par

4. Dépôt à la SGDL

La Société des Gens De Lettres propose plusieurs services de dépôt de manuscrit :

  • Le dépôt classique : Vous pouvez déposer votre manuscrit sous format papier ou numérique. Ce dépôt dure 4 ans et coûte 45€.
  • Cléo+ : Vous pouvez déposer des fichiers de 10Go maximum pour un coût de 10€ par an + 2€ par tranche de 10 Mo supplémentaire.

5. Dépôt à la SNAC

Vous pouvez déposer votre manuscrit auprès du SNAC, le syndicat national des auteurs et des compositeurs. Le dépôt ne peut se faire que sous forme physique. Il dure 5 ans (renouvelables) et coûte 37€.

6. Dépôt chez un notaire ou un huissier

Il s’agit évidemment de la protection la plus sûre, mais c’est aussi la plus coûteuse.

Le dépôt coûte entre 200 et 300€ pour une durée illimitée.

J’espère que cet article pourra vous aider, n’hésitez pas à commenter pour expliquer vos astuces pour protéger vos manuscrits. 

A bientôt,

Audrey

Corriger son roman

Corriger son roman

 

Bonjour chers lecteurs,

 

Aujourd’hui, nous parlons correction!

Vous avez passé des mois à réfléchir, écrire, corriger, effacer, recommencer votre histoire, et ça y’est! L’histoire est bouclée, relue, re-relue, vous allez passer à l’étape suivante: la correction de votre manuscrit.

Aïe! En général, ce n’est pas le moment que préfère l’auteur. Plusieurs solutions s’offrent à vous, soit vous passez par un correcteur professionnel ou un correcteur de votre entourage, soit vous le corrigez vous-même!

Parfois, certains auteurs préfèrent aussi faire un petit passage correction avant de l’envoyer au correcteur afin d’enlever le plus gros des fautes, en le relisant soi-même ou en s’aidant d’un logiciel.

Malgré tout, corriger un manuscrit n’est pas si simple, d’autant plus si vous l’avez écrit. Pourquoi? Pour plusieurs raisons!

  • D’une part, vous connaissez votre histoire, vous l’avez travaillée, re-travaillée, votre oeil va donc survoler le texte, parfois même sans le vouloir.
  • Vous n’êtes pas forcément ultra calé en orthographe/ conjugaison/ concordance des temps etc… Pour l’orthographe, un petit tour sur Google et c’est réglé, mais quand on entre dans les règles de grammaire, de conjugaison, d’accord, de concordance des temps etc, on peut vite être dépassé!
  • L’oeil humain corrige lui-même les fautes afin de rendre la lecture possible et agréable. Il manque une lettre, hop, l’oeil corrige automatiquement et vous passez outre. (Je l’ai testé en classe avec mes élèves et c’est impressionnant!)

 

Pour vous aider, je vais vous donner quelques conseils, qui je l’espère vous permettront de corriger vous-même votre roman, si vous ne pouvez pas ou ne souhaitez pas passer par un correcteur extérieur, ou si vous voulez simplement faire un premier tour avant envoi au correcteur.

  • Ne pas corriger son roman tout de suite. Tout comme pour les relectures, il vaut mieux laisser reposer son histoire. Passer à autre chose, voire même un autre projet, en bref, faire un break afin de revenir avec un oeil neuf. Votre histoire sera moins fraiche dans votre esprit.

 

  • Multiplier les supports. L’oeil ne repère pas les mêmes choses si vous changez de support, alors n’hésitez pas à travailler sur ordinateur, sur liseuse avec pourquoi pas un carnet à portée de main et enfin sur papier, en imprimant votre manuscrit afin de l’annoter.

 

  • Commencer par la fin. Oui oui, pour ne pas être emporté par l’histoire et finir en énième relecture, il faut prendre les chapitres à l’envers. Commencez donc par la fin! Certains vous conseilleront même de lire les chapitres à l’envers, ceci me parait un peu plus compliqué mais ce n’est pas impossible.

 

  • Utiliser un logiciel pour s’aider. Je vous recommande Antidote car je l’ai testé et je l’utilise pour mes propres romans. Attention, toutefois, un logiciel ne peut remplacer l’oeil humain, il n’est qu’une aide, un secours qui permet de repérer pas mal d’erreurs. Ce qui me plait le plus dans ce logiciel c’est qu’il traque les répétitions et les verbes ternes. Le genre de choses qu’on ne voit pas tellement en relisant.

 

  • Lire à haute voix! Pour corriger, cela aide vraiment beaucoup, ne vous contentez pas de lire dans votre tête! Vous risquez de ne pas être suffisamment concentré et de ne pas repérer les soucis de sonorité ou de répétition.

 

  • Je vous conseille vivement de passer par un correcteur extérieur et je dirais même plusieurs correcteurs. Quelqu’un qui ne connait pas votre histoire et qui pourra vous épauler dans cette étape, car je le répète, il est très difficile de voir ses propres fautes. Pas besoin de se ruiner. Je sais que certains correcteurs ont des tarifs assez onéreux et qu’il n’est pas toujours évident pour un auteur indé de dépenser de telles sommes. Malgré tout, dans le lot, il existe des correcteurs bénévoles ou des correcteurs qui proposent des tarifs abordables pour les indés. Petit conseil toutefois, quand vous choisissez un correcteur, essayez de voir avec qui il a travaillé, s’il a des “références” afin de ne pas être déçu du travail fourni, travail qui vous ferait perdre du temps et surtout qui pourrait vous porter préjudice. Et je précisais plusieurs correcteurs car les correcteurs ne repèrent pas tous les mêmes choses et surtout l’humain n’est pas infaillible, et avec plusieurs correcteurs, il y a moins de chance de manquer des erreurs.

 

J’espère que cet article vous aura aidé. N’oubliez pas que je propose aussi mes services de rédaction, bêta-lecture et correction avec des tarifs très abordables, spécialement pour les indés. C’est ICI pour avoir des informations supplémentaires. N’hésitez pas à m’envoyer un petit mail! 🙂 Le planning se remplit vite, il faut donc réserver à l’avance désormais. ^^

Je vous souhaite de belles heures de correction en compagnie de vos manuscrits!

 

À bientôt,

Audrey

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