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9 conseils pour réussir ses dialogues

9 conseils pour réussir ses dialogues

Salut la compagnie,

Aujourd’hui, nous nous retrouvons pour un article dédié à l’écriture. Et plus particulièrement à l’écriture des dialogues. Je vous en ai déjà parlé au fil de mes articles, mais ils sont tellement essentiels à l’histoire qu’il était important que je leur dédie un article.

Il ne faut pas croire qu’un dialogue est facile à écrire. Bien au contraire. Même s’il s’agit de langage parlé, ils ne sont pas si simples à rédiger. Il faut qu’ils paraissent naturels tout en étant travaillés.

Voici quelques points essentiels à prendre en compte:

1/ Le dialogue doit avoir un intérêt

Il ne faut pas mettre un dialogue pour mettre un dialogue. Il faut que celui-ci ait un véritable intérêt dans l’histoire. Il peut:

  • Faire avancer l’histoire (expliquer quelque chose, révéler un secret, générer un conflit…)
  • Aider à connaître les personnages (origines, passé…)

Les dialogues permettent aussi de donner du rythme au récit ou de couper les descriptions afin de ne pas perdre le lecteur.

Il faut que chaque personnage ait sa personnalité propre, une manière de parler, des expressions qui reviennent. On doit pouvoir deviner qui parle sans précision supplémentaire. Cela peut dépendre de sa personnalité, de son âge, de son appartenance sociale, de son passé etc

2/ L’importance des incises

Beaucoup d’entre nous utilisent le verbe “dire” dans les incises des dialogues. Et ce n’est pas une erreur. Toutefois deux remarques sont essentielles:

  • Le verbe dire est connu de tous, il ne gêne pas la lecture, ne coupe pas le lecteur dans sa lecture. Il passe presque inaperçu tout en donnant des informations, vous pouvez donc l’utiliser sans souci.
  • Malgré tout, c’est un verbe terne et il convient de ne pas en abuser et de le remplacer par des verbes qui peuvent se révéler plus précis: répliquer, répondre, murmurer, souffler etc Ils donnent une information tout en apportant une touche qualitative à vos dialogues.

3/ Equilibrez le dialogue

Votre dialogue doit être équilibré, ça veut dire qu’il ne faut pas laisser un personnage faire un monologue d’une page au risque de perdre et d’ennuyer le lecteur. Au contraire, il faut alterner les répliques, faire vivre vos personnages et surtout entrecouper les répliques d’actions. Pas besoin que chaque personnage ait exactement le même temps de parole, mais n’oubliez pas d’alterner et surtout de faire parler tous les personnages présents (sauf cas particulier relatif à votre histoire). Bien sûr, un personnage timide, gêné, parlera moins qu’un personnage loquace ou qui se dispute avec un tiers, mais si trois amis discutent, il ne faut pas en oublier un au cours de la scène, alors qu’il aurait pu apporter quelque chose à l’histoire, ou alors c’est qu’il n’était pas essentiel à ce moment-là, il convient de le supprimer.

N’oubliez pas, aussi, qu’un dialogue permet d’en apprendre plus sur un personnage, on peut découvrir son caractère à travers ce qu’il dit. Alors, il faut bien travailler ses fiches-personnage en amont.

4/ Attention à la redondance

Le dialogue n’est pas là pour répéter ce qui a été dit dans la narration. On le voit trop souvent dans les romans, et c’est d’une lourdeur infinie! Au contraire, le dialogue doit apporter un truc en plus, des informations, des révélations, des questionnements, mais ne surtout pas se contenter d’un copier-coller de la narration. Ce serait très ennuyeux pour le lecteur.

5/ N’oubliez pas le contexte

Lorsqu’on écrit un dialogue, on a tendance à se concentrer sur les répliques sans se soucier de ce qu’il y a autour. Grosse erreur! Il ne faut pas oublier que les personnages ne sont pas immobiles comme des statues, sans décor, sans aucune mouvement. Au contraire, vous devez décrire ce qu’il se passe autour, s’il y a d’autres personnages, des interruptions, l’endroit où ils se trouvent, les mouvements qu’ils font. C’est essentiel pour que votre dialogue soit vivant.
N’oubliez pas de contextualiser le dialogue, donnez quelque chose à faire aux personnages (cuisiner, danser, faire du sport, promener le chien, faire les magasins, ranger un appartement, feuilleter un magazine, bref les possibilités sont multiples). Le contexte peut aussi permettre de découvrir le personnage (son travail, une passion, un repas de famille…). 

Les actions permettent aussi de couper le dialogue pour le rythmer et d’éviter les incises superflues afin de savoir qui parle.

6/ N’écrivez que l’essentiel et usez des silences

Lorsqu’on écrit un dialogue, il ne faut pas forcément le commencer et le terminer comme dans la réalité. Au contraire, on peut le prendre en cours de route et il peut se terminer sans que l’on ait réellement le mot final. Il peut se terminer sur de la narration, une interruption, un silence etc

Les répétitions, les réponses complètes, les “ma chérie” à chaque réplique, l’abus du prénom, les “Allô” etc sont superflus et alourdissent le texte. Ils ne permettent pas de le rendre fluide. Il faut donc les limiter voire les supprimer totalement dans certains cas. Tout ce qui ne permet pas de faire avancer l’intrigue est inutile.

D’autre part, les silences, les mouvements, les interruptions permettent de donner du rythme, ou d’aider à améliorer le récit. Il ne faut pas hésiter à les intégrer au dialogue.

Jouer avec les mots, faire dire le contraire de ce qu’il pense à un personnage, jouer avec les silences, ajouter des mensonges, des non-dits, changer de sujet, regarder ailleurs, envoyer des sms, ne pas être d’accord, tout cela rendra votre dialogue plus réaliste. Ne vous contentez pas de questions-réponses basiques. Cela ennuierait vite le lecteur.

7/ Langage parlé/ langage écrit

Un dialogue fait partie du langage parlé, toutefois, il s’agit d’un roman, il faut donc se méfier et ne pas être à 100% réaliste. Exercice difficile, je vous l’accorde. Il y a des mots qu’on utilise à l’oral, mais pas à l’écrit et inversement. Il faut donc savoir doser et jouer avec les mots. Votre dialogue doit être réaliste, il doit sonner juste, mais il ne faut pas tomber dans la banalité et les clichés sans intérêt.

Le dialogue doit aussi être rythmé et dynamique. Chaque réplique doit arriver au moment opportun, avec des mots choisis permettant de faire avancer la scène. 

8/ Utilisez des tirets cadratins ou demi-cadratins

Lorsque je corrige des manuscrits, je vois passer des tirets inappropriés en typographie. En effet, hors de question d’utiliser le tiret du 6 dans son roman (-). Il faut utiliser un tiret cadratin ou demi-cadratin afin de respecter les normes.

Vous pouvez le pré-enregistrer (notamment sur Word) afin qu’il remplace automatiquement le tiret que vous tapez. Pour cela, il faut aller dans Fichier, Options, puis Vérification et Option de correction automatique.
Attention toutefois, il ne faut pas préciser que le – du 6 doit être remplacé automatiquement par le tiret cadratin car tous vos traits d’union vont se transformer en tiret cadratin. Personnellement, j’ai mis — (trois tirets du 6), lorsque j’en tape trois à la suite, ils sont automatiquement remplacés par le tiret cadratin.

Sachez que vous pouvez aussi le faire manuellement :

  • alt + ctrl + (-) du pavé numérique
  • alt 0151
  • alt 0150 (demi-cadratin)

9/ Lisez à haute voix

Je vous l’accorde, ce n’est pas si simple. Personnellement, je me sens bête en lisant les dialogues, haha, mais bon, ce peut être un bon moyen de voir si le dialogue sonne juste, s’il est rythmé, si les termes choisis sont corrects ou superflus.

Vous pouvez même vous enregistrer ou les faire jouer à des proches.

En conclusion, écrire un dialogue n’est pas si facile qu’il n’y paraît, c’est même un exercice périlleux qui peut gâcher un livre s’il est mal maîtrisé. Il faut donc s’entraîner, relire, corriger, modifier, améliorer afin qu’ils apportent quelque chose au récit.

Et vous, à l’aise ou pas avec les dialogues?

A bientôt,

Audrey

7 clés pour réussir une histoire

7 clés pour réussir une histoire

Bonjour la compagnie,

Dans cet article, nous allons parler écriture et plus précisément de quelques astuces, outils pour améliorer une histoire.

Bien évidemment, il n’y a aucune recette miracle, aucune astuce qui permettrait de créer l’histoire qui va marcher, qui va toucher ses lecteurs, qui va trouver son public. Non, il y a bien des choses qui entrent en ligne de compte. Malgré tout, il existe quelques petits éléments qui permettent à l’histoire de partir avec les meilleures chances possibles.

Pour cela, dites-vous bien qu’il faut répondre aux question: qui, quoi, quand, comment, où et pourquoi.

1/ Avoir des bases solides

Afin de construire un bon roman, il faut travailler en amont afin de bâtir une histoire qui tient la route. Ne pas se contredire concernant un personnage, un événement, ne pas se tromper de lieu, ne pas oublier un point de l’intrigue… Il est parfois facile de commettre des erreurs dans un roman qui compte des dizaines, voire des centaines de pages. Une erreur d’inattention, un coup de fatigue, un enthousiasme trop important, et hop, une phrase de trop. Il est donc essentiel de bien préparer son récit.

Pour cela, plusieurs choses sont possibles:

  • Préparer un plan détaillé, une trame qui permet de savoir où on va. Bien sûr, elle n’est pas immuable, on peut la modifier, inverser des chapitres, ajouter des éléments. La trame évolue forcément au fil de l’écriture, mais elle permet d’avoir un filet, une idée précise de ce que l’on doit écrire (surtout si on travaille, qu’on a une famille et qu’on n’écrit pas chaque jour).
  • Préparer des fiches détaillées des personnages et des lieux. Il faut bien connaître ses personnages lorsqu’on débute une histoire. Connaître les qualités, les défauts, les failles, l’histoire, le passé d’un personnage c’est lui donner de la crédibilité et de la force tout au long du récit. C’est savoir comment il va réagir face aux situations, c’est le rendre réaliste aux yeux du lecteur. Tout comme connaître les lieux (être précis s’ils existent, être encore plus précis s’ils n’existent pas car il faut les avoir imaginés correctement afin qu’ils ne changent pas au cours de l’histoire).
  • Ne pas oublier les personnages secondaires. Il ne faut pas les faire apparaître sans raison, sans but. Il faut qu’ils aient une raison d’être, qu’ils servent à l’histoire. Il ne faut pas les mettre de côté en oubliant de parler d’eux pendant une grande partie de l’histoire. En clair, les personnages secondaires peuvent être utiles, ce sont eux qui donnent de la consistance et de l’épaisseur au personnage principal. Que serait Harry Potter sans ses amis ? Ses camarades de Poudlard ? Les professeurs ? etc

2/ L’enjeu de l’histoire

L’enjeu c’est ce qui se dispute dans l’histoire. C’est ce qui donne du poids à l’intrigue. Le pourquoi de l’histoire, le but, le message que l’on veut faire passer. Ce peut être parler d’un sujet fort comme les violences conjugales, le viol, l’homophobie, une maladie ou tout autre sujet. Ce peut-être aussi un roman qui parle de quête de soi, du bonheur, de développement personnel, de seconde chance etc A vous de trouver un enjeu suffisamment fort et intéressant: se libérer de ses chaînes, s’enfuir, s’extirper de son carcan, tout envoyer valser pour se révéler, aller au-delà de ses peurs, sauver sa vie. En gros, c’est un fil conducteur, le pourquoi du récit, ce qui vous mènera du premier chapitre au dernier.

Il peut évidemment y avoir plusieurs enjeux, mais il y en a toujours un qui surpasse les autres. L’enjeu permet de captiver le lecteur.

3/ Avoir une liberté d’écriture

Ne vous mettez pas la pression lors du premier jet, car comme son nom l’indique, ce n’est qu’un premier jet. Laissez-vous porter par l’intrigue, par l’histoire, par ce que vous ressentez. Ne vous posez pas de question sur l’orthographe, ou des détails insignifiants. Ne coupez pas l’inspiration parce que vous avez oublié une virgule ou qu’un mot est souligné en rouge. En bref, écrivez! Gardez cette liberté qui nous anime lorsqu’on débute l’écriture, lorsqu’on se plonge dans le récit, lorsqu’on s’immerge dans l’univers de nos personnages. Vous aurez tout le temps de retravailler les phrases, de modifier le texte, de remplacer des mots, d’ajouter de la ponctuation lors de vos relectures. Pas de censure, pas de feu rouge, écrivez sans vous poser de question.

4/ Ecrire des dialogues réalistes

Les dialogues sont essentiels à une histoire, ils donnent de la vie et rythment le récit. Mais attention, on voit trop souvent des dialogues irréalistes ou au contraire, bien trop familiers et sans intérêt. Il faut trouver le ton juste.

Pour qu’un dialogue soit réussi, il faut parvenir à donner une vraie personnalité à chaque personnage. C’est-à-dire que sans indication, on doit être capable de savoir qui parle (très difficile à faire, je vous l’accorde). Les personnages prennent vie à travers les dialogues. Ils peuvent avoir un tic de langage ou des expressions récurrentes. Mais n’en dites pas trop, un personnage doit garder une petite zone d’ombre pour stimuler la curiosité du lecteur. On ne doit pas tout dire et au contraire utiliser des expressions laconiques pour pousser le lecteur à s’interroger.

Il faut aussi parvenir à ce qu’un dialogue ne tombe pas dans l’ennui. On évite les phrases sans intérêt et vides. On se concentre sur des éléments qui font avancer l’intrigue, les personnages.

Le plus difficile est de trouver l’équilibre entre un dialogue travaillé et un dialogue du langage courant. C’est du langage parlé, mais dans un roman, on se doit d’employer un langage plus soutenu et plus abouti que dans la vie réelle. Le dialogue doit sonner “vrai”.

N’abusez pas des incises (demanda-t-il, répliqua-t-il sans gêne, répondit-il avec justesse). On en met pour donner du poids au dialogue, on choisit bien ses mots pour permettre au lecteur de s’immerger dans l’histoire, il doit savoir ce que ressentent les personnages, mais il ne faut surtout pas en mettre trop et à chaque réplique. Le dialogue deviendrait lourd. Parfois, utiliser le verbe “dire” suffit, d’autres fois, il vaut mieux choisir un verbe plus approprié (le verbe dire est un verbe terne).

Ajouter des informations sur les gestes, le décor, les sensations, les déplacements. Lors d’un dialogue, les personnages ne sont pas figés. Ils doivent se déplacer, faire des gestes, ressentir des choses, voir des choses, il faut en parler, décrire, pour donner de la vigueur aux répliques.

N’hésitez pas à jouer avec les silences. Ils ont parfois plus de poids que des paroles.

5/ Ne pas abuser des descriptions

De longues descriptions peuvent perdre le lecteur. Il ne faut pas en abuser. Décrire pour décrire ne sert à rien. Il ne faut pas non plus tout décrire de A à Z. Le lecteur aime avoir une marge de manœuvre, il aime pouvoir imaginer des scènes, des décors, des éléments. Il faut lui donner assez de détails pour qu’il soit immergé dans l’histoire et qu’il sente le travail de description de l’auteur, sans pour autant être noyé sous les informations. Il faut doser les descriptions, trouver un équilibre. Pour cela, rien de mieux que de faire lire son histoire à des tiers pour qu’ils donnent leur avis.

6/ Se documenter

On ne part pas au feu sans se préparer. On n’avance pas des informations si on n’a pas fait ses recherches avant. Surtout si on aborde des sujets qu’on connaît moins, voire pas du tout. Il faut se documenter, et se plonger dans un long travail de recherche afin de donner du poids à son histoire.

Ce travail de recherche peut porter sur des éléments psychologiques (la dépression, le deuil…), sur une maladie, sur des lois ou des éléments juridiques, sur des points précis (port d’arme, durée d’un voyage, modalités d’obtention d’un document). En bref, ne vous contentez pas d’imaginer, de croire que, de penser que, non! Vérifiez!

7/ Résoudre les intrigues secondaires

Pour approfondir son histoire et lui donner du corps, on a en général plusieurs intrigues et des personnages secondaires. Les intrigues secondaires permettent d’aborder d’autres enjeux, ou d’aider à résoudre l’intrigue principale. Ce qui est important, c’est de ne pas oublier de les résoudre. Si par exemple vous avez parlé d’une rencontre entre deux personnages secondaires, d’une histoire d’amour, ou au contraire d’un difficulté, il faut penser à “donner des nouvelles”, à développer cette intrigue et à la terminer ou à lui donner une fin à l’issue du roman. Il n’y a rien de pire que de ne pas savoir car d’un coup, l’auteur n’en parle plus.

J’espère que ces quelques informations vous aideront à ne pas perdre de vue des éléments qui peuvent vous aider à améliorer votre histoire. Évidemment, on pourrait ajouter bien d’autres choses, mais j’ai préféré me concentrer sur quelques points qui me semblaient essentiels.

A bientôt,

Audrey

10 conseils pour les auteurs débutants

10 conseils pour les auteurs débutants

Salut la compagnie,

Aujourd’hui, nous allons parler écriture, mais plus précisément de conseils à suivre lorsque l’on débute (et même après!) et surtout de choses à éviter.

1/ Lire, lire et lire encore!

Certains ne seront pas d’accord, mais je pense qu’il est nécessaire de lire pour écrire. La lecture ouvre l’esprit, développe l’imaginaire et améliore le vocabulaire. On en apprend forcément sur la narration, les structures narratives, la construction d’un récit, la typographie, en lisant. Bien sûr, certains auteurs préfèrent ne pas lire pendant les phases d’écriture et pour d’autres, c’est une source d’évasion. À vous de trouver votre rythme.

2/ Ecrire, écrire et écrire encore!

Il n’y a pas de secret, rares sont les écrivains qui ont un talent inné et instinctif. Pour les autres, écrire c’est du travail, beaucoup de travail! Et comme pour tout, on s’améliore en pratiquant. Il faut écrire, des romans, des idées, des histoires, des nouvelles, tout ce que vous voulez. Il faut pratiquer, souvent. Je ne suis pas de ceux qui pensent qu’il faut se forcer à écrire tous les jours, malgré tout, pour certains ça marche. Pour moi, ça vient par phases, par vagues, j’écris quand j’en ai envie et quand j’en ai le temps. Je ne me force jamais! J’ai la chance d’écrire assez vite mon premier jet, mais pour d’autres, cela peut prendre des mois, voire des années. Mais, ne vous mettez pas la pression. Ecrire oui, sous la contrainte, sans envie, à contrecœur, NON!

3/ Ne pas se comparer.

Ne vous comparez pas! Jamais! Il ne faut pas regarder dans le jardin du voisin. On a chacun sa vie, sa voie, son esprit, et il y a de la place pour tout le monde et pour toutes les histoires. Il ne faut pas se frustrer, se comparer aux autres auteurs, aux autres histoires que ce soit par rapport à un auteur connu ou à des auteurs indés que vous côtoyez. Croyez en vous!

4/ Trouver son style, son genre.

Il ne faut surtout pas écrire dans un genre parce que c’est celui qui marche en ce moment et il faut encore moins copier le style d’un auteur connu! Il faut trouver son propre style et écrire dans le genre qui vous plaît. Vous pouvez même écrire dans plusieurs genres, l’important c’est que ça vous fasse vibrer. L’écriture est un long chemin, il faut donc avoir la flamme et la passion pour aller au bout de l’aventure.

5/ Le trop est l’ennemi du bien.

Lorsqu’on écrit un premier livre, on a tendance à vouloir mettre plein de choses, plein d’informations, plein de scènes, plein de détails, plein, plein, plein! Mais il faut savoir doser. En effet, un lecteur noyé sous les informations, les adverbes, les descriptions… se perdra dans votre histoire et le récit perdra de sa force et de sa vigueur. Alors, n’hésitez pas à prendre du recul, laissez reposer votre histoire, prenez le temps de la relire plus tard, faites-la lire par des tiers afin d’en tirer la meilleure version d’elle-même.

6/ Bien s’entourer.

Il est nécessaire d’être entouré pour écrire. On oublie le cliché de l’écrivain solitaire, il l’est peut-être (mais pas toujours) pendant l’écriture, mais ensuite, il a besoin d’être entouré, surtout s’il est indépendant/autoédité. L’écrivain a besoin de bêta-lecteurs pour améliorer son histoire, d’un ou plusieurs correcteurs, de blogueurs pour l’aider à lancer son livre, d’un graphiste pour faire sa couverture. En bref, une multitude de personnes qui gravitent autour de l’auteur pour le soutenir dans sa publication. Bien sûr, il n’y a rien d’obligatoire et si vous êtes doué dans un domaine, vous pourrez vous passer d’un pro, mais si vous avez des lacunes dans certains domaines, alors entourez-vous des bonnes personnes!

7/ Ecrire pour soi.

N’oubliez pas que si vous écrivez c’est par passion. N’écrivez pas pour le lecteur, écrivez pour vous, une histoire qui vous plaît, qui vous anime, qui vous prend aux tripes. Ne vous posez pas de questions sur l’après. Lors de l’écriture, ne pensez qu’à ça!

8/ S’accrocher, ne pas perdre confiance.

Il y a des phases où vous perdrez confiance, des moments où vous vous direz que votre histoire est nulle, des moments où vous serez découragé, des moments où vous serez bloqué. Ne perdez pas confiance, faites le point, prenez l’air, sortez, vivez, vibrez et revenez à votre histoire plus tard. Vous trouverez forcément la bonne idée, la bonne phrase, la bonne tournure, mais il ne faut surtout pas rester bloqué face à son écran, encore et encore en se mettant la pression. Prenez du recul et revenez-y plus tard, ne perdez pas espoir, si cette histoire est faite pour être écrite maintenant, elle le sera. Et si ce n’est pas le cas, rien n’empêche de la mettre de côté pour y revenir plus tard, dans quelques jours, quelques semaines, quelques mois. Pas de panique!

9/ Soigner les premières lignes.

Le début d’un livre est essentiel! Que ce soit le prologue, les premières lignes du premier chapitre et même les premières pages. L’impression de départ est importante pour le lecteur. Certains peuvent abandonner ou même ne pas acheter car en feuilletant l’extrait, ils ne vont pas accrocher. Alors bien sûr, beaucoup de lecteurs s’accrochent et tentent d’aller plus loin, mais il est dommage de ne pas mettre toutes les chances de votre côté, non? Alors ne commencez pas votre histoire par une description basique des lieux et des personnages, plongez le lecteur directement dans le suspense, l’émotion, la peur, le doute (tout dépend de votre livre). Allez-y directement pour qu’il n’ait qu’une envie, tourner les pages!!

10/ Prenez du plaisir! Éclatez-vous!

L’écriture, c’est une passion et du plaisir. Ne le perdez jamais de vue. C’est un long travail, c’est difficile, on doute beaucoup, on est confronté aux critiques (parfois difficiles à encaisser!), mais il ne faut pas oublier ce qui nous anime, ce qui nous a animé au tout début. Parfois, je pense à mon tout premier livre, avant que tout ne débute, avant qu’il ne soit publié. Lorsque j’écrivais pour moi, tous les soirs en rentrant du travail. Plongée dans mon histoire, sans promotion, sans réseaux sociaux, sans chiffres, sans rien de tout cela, juste moi et mon histoire et c’était magique. Quand la machine s’emballe, il y a plein d’autres choses à gérer, et c’est le jeu de l’autoédition, mais gardez en tête cette passion et cette petite flamme au fond de votre être qui vous pousse à écrire, elle vous aidera à trouver la voie dans les moments de doute! ♥

J’espère que cet article vous aura aidé. N’hésitez pas à commenter.

À très bientôt,

Audrey ♥

La bêta-lecture

La bêta-lecture

Qu’est-ce que la bêta-lecture?

La bêta-lecture intervient entre la fin de l’écriture et la correction du manuscrit. Lorsque l’on a terminé son premier jet, laissé reposer, puis relu une nouvelle fois (ou plusieurs haha), il est temps de faire appel à des bêta-lecteurs pour avoir un oeil neuf et des premiers avis sur son histoire. À ce stade, le livre n’est pas prêt à être publié, il n’y a pas encore eu de corrections. Il s’agit d’avoir un avis sur le fond du récit avant de boucler tout le processus.

Est-ce obligatoire? Bien sûr que non, mais il faut savoir que c’est, malgré tout, une étape essentielle, notamment lorsqu’on est auteur indépendant. Je vous explique tout cela un peu plus bas.

Où trouver des bêta-lecteurs?

Certains auteurs font appel à des connaissances, de la famille, des amis, un conjoint. Personnellement, je ne trouve pas cela idéal. Ou alors, il ne faut pas se contenter de ces avis. Bien sûr, on peut avoir des proches qui nous soutiennent et sont les premiers lecteurs de nos livres, mais il leur est souvent difficile d’être objectif et ils peuvent avoir peur de vous froisser (ou pas! :p). Idéalement, il faut faire appel à des personnes extérieures, et encore plus idéalement, il faut changer de personnes à chaque roman. Ce n’est pas ce que l’on fait, en pratique, mais ce serait ce qu’il faut faire. Pourquoi? Parce que faire appel des personnes qui nous suivent, qui aiment tous nos romans et qui nous apprécient aussi en tant qu’auteur (forcément, au fil des livres, un lien se crée), ça revient à faire appel à des proches. Alors, on peut aussi avoir des bêta-lecteurs géniaux et qui parviennent à pointer les failles et les problèmes correctement, mais il faut bien les choisir afin de donner toutes les chances à son livre de trouver son public.
Pour trouver de nouveaux bêta-lecteurs, vous pouvez faire appel aux réseaux sociaux en passant une “petite annonce” et notamment sur des groupes facebook. Je vous conseille quand même de prendre des personnes qui semblent avoir l’habitude de le faire ou qui semblent de confiance (on n’est jamais sûr à 100 %, mais bon, si une personne est recommandée par d’autres auteurs sur le groupe ou les RS, ou si vous la côtoyez un petit peu, vous pouvez tenter le coup!)

Quel type de bêta-lecture?

  • Libre

Dans la bêta-lecture libre, l’auteur envoie juste son manuscrit et attend du bêta un retour sur le fond (cohérence, émotion, suspense etc), en bref un avis sur le ressenti après lecture, sur les points noirs repérés, sur les passages trop ou pas assez développés, sur les incohérences etc Le bêta n’est pas guidé et se contente de donner un avis honnête sur sa lecture.

  • Avec questionnaire

Dans la bêta avec questionnaire, l’auteur a en tête des points précis de bêta-lecture. Il peut fournir un tableau ou un questionnaire au bêta qui devra le remplir scrupuleusement au cours de sa lecture ou juste après. L’auteur peut donc aiguiller le bêta en lui indiquant ce qui compte dans son avis, sur quels points il doit se concentrer etc

Comment prendre en compte les avis?

Les avis peuvent être très différents d’un bêta à l’autre, d’ailleurs, chacun ne va pas s’attarder sur la même chose. Un lecteur peut être dans l’émotion, un autre dans le réalisme, un autre encore dans les descriptions ou les dialogues. En bref, il peut y avoir autant d’avis que de personnes. L’un peut adorer et un autre beaucoup moins aimer, c’est ainsi.
Alors comment prendre en compte leurs avis? Doit-on suivre les avis à la lettre, en mettre de côté?

J’ai envie de dire, un peu des deux. Si vous avez 4 bêtas qui pointent un souci sur un point de l’histoire ou sur un ressenti, forcément il faudra vous poser des questions et revoir ce passage.
Mais s’il n’y a qu’un bêta qui vous fait un retour, cela dépend beaucoup du retour en question. Ce peut être un bêta à l’oeil de lynx qui a repéré une incohérence, une erreur, quelque chose que les autres n’ont pas vu, mais ce peut être aussi un bêta qui n’a pas apprécié un passage pour une raison totalement subjective, dans ce cas, on n’est pas obligé de le prendre en compte.
En clair, cela dépend de ce que l’on vous dit ou non. L’important c’est de bien garder en tête qu’un bêta est là pour vous aider, vous donner des pistes, et qu’il faut prendre en compte tous les avis. Il ne faudra garder que ceux qui peuvent améliorer votre histoire, vous aider à l’amener à une meilleure version d’elle-même.

Les corrections ?

Est-ce qu’un bêta-lecteur doit repérer les fautes et effectuer un travail de correction?

Personnellement, je suis totalement contre! Bien sûr, il peut repérer des coquilles au cours de sa lecture et les faire remarquer. Tant mieux! Mais le bêta ne doit surtout pas faire un travail de correcteur alors qu’il est censé se concentrer sur le fond, sur l’histoire en elle-même, sur sa cohérence, sur l’émotion, les descriptions. Il doit se comporter en lecteur et non pas en correcteur. Pour avoir fait de la bêta et de la correction, ce sont deux choses totalement différentes. Lorsqu’on se concentre sur la correction, la vraie, on en perd un peu l’essence du livre, ce qu’il peut nous apporter en terme d’émotion. Quand on se plonge dans une histoire, on doit s’y plonger vraiment. Pour les corrections, on fait appel à un correcteur.

D’ailleurs, la bêta-lecture peut aussi nécessiter des modifications de l’histoire, des changements, importants ou non, dans tous les cas, un passage par la case correction sera nécessaire par la suite. Autant faire les choses dans l’ordre!

Pour conclure, la bêta-lecture est une étape indispensable, mais non obligatoire. À vous de voir si elle peut être bénéfique à votre histoire. Si vous avez un doute, si vous avez besoin d’un avis extérieur, si vous sentez qu’il manque un petit truc en plus, si vous avez fait de grosses modifications et que vous avez besoin que quelqu’un jette un petit coup d’œil, alors tentez l’aventure. Je connais aussi des auteurs qui ne font jamais appel à des bêta-lecteurs et qui s’en sortent très bien. À vous de trouver votre rythme, vos habitudes, vos préférences.

A bientôt,

Audrey

Jeu d’écriture n°3

Jeu d’écriture n°3

Salut la compagnie,

On se retrouve pour parler écriture aujourd’hui. En effet, je vous propose un troisième jeu d’écriture.

Au programme? Ecrire à partir d’une photographie!

Parfois, l’inspiration peut manquer, parfois, il est difficile de faire le point sur ses idées. Alors pourquoi ne pas vous aider d’un outil afin de trouver l’inspiration? Vous pouvez évidemment partir d’un lieu, d’une peinture, d’un dessin… mais la photographie offre aussi beaucoup de possibilités.

Sur internet, il y a de multiples choix, vous pouvez piocher dans différents thèmes et sur de nombreux sites. L’idéal étant de se servir de photographies que vous ne connaissez pas, et non pas de photos personnelles.

Et ensuite? Eh bien, il faut laisser parler votre inspiration, écrivez une scène, un résumé, un dialogue, une scène de ce qu’il s’est passé avant ou après. Bref, laissez les mots se déployer sur le papier ou le clavier. Ne réfléchissez pas, commencez par noter les mots, les émotions, les idées qui vous viennent, même si c’est dans le désordre. Et puis, si l’envie vous gagne de développer ces idées, alors tentez d’écrire une ou deux phrases, ou pourquoi pas un texte entier.

Il ne faut pas vous fixer d’objectif, pas de pression, pas de frustration, rien de désagréable. Il faut simplement couper le bouton “on” et laisser l’inspiration faire le reste sans vouloir organiser ou réguler ce flot de mots.

Afin de vous aider à démarrer, je vous propose quelques photographies.

Regardez-les, et arrêtez-vous sur celle qui vous interpelle et vous provoque des émotions (bonnes ou mauvaises…).


Photo : Karl Delandsheere – Yummy Planet

Et n’hésitez pas à partager votre expérience en commentaire.

A bientôt,

Audrey

Jeu d’écriture n°2

Jeu d’écriture n°2

Bonjour la compagnie,

Voici notre deuxième rendez-vous jeu d’écriture! Au programme? Le point de vue dans le récit.

Il existe diverses manières d’écrire une histoire: avoir un narrateur extérieur, un personnage qui raconte l’histoire ou au contraire alterner entre les personnages. En fonction de l’histoire, il faut s’adapter et modifier sa façon d’écrire.

Si l’on veut garder du suspense, s’immerger dans l’esprit d’une personne, montrer le point de vue de chacun, il faut savoir choisir la bonne narration. Mais un auteur n’est pas toujours à l’aise avec tous les points de vue. Il faut pouvoir conserver l’attrait du texte et du rythme lorsqu’une seule personne raconte l’histoire. Il faut réussir à faire passer de l’émotion même lorsque c’est un narrateur extérieur qui dirige le récit. Ce n’est pas toujours évident. Alors, pourquoi ne pas vous entraîner?

Aujourd’hui, je vous propose d’alterner les points de vue! Choisissez une scène dans laquelle plusieurs personnes interviennent (ou inventez une scène). Et changez le narrateur. D’abord un narrateur extérieur, puis ensuite l’histoire racontée par chacun des personnages. Le même scène vue par différents points de vue. Et vous verrez qu’il y a plein de façons d’agir. Chacun agira avec ce qu’il sait, ce qu’il ressent, ce qu’il voit ou entend. Tous n’auront pas les mêmes réactions. C’est un exercice très intéressant et qui permet vraiment d’apprendre à maîtriser la narration. D’autre part, cela peut vous donner des idées pour améliorer vos manuscrits ou nouvelles.

Bon courage! Et n’hésitez pas à partager votre expérience ou vos écrits.

A bientôt,

Audrey

Pourquoi écrire des nouvelles?

Pourquoi écrire des nouvelles?

Vous voyez probablement passer sur le net des concours de nouvelles, des recueils de nouvelles voire des nouvelles uniques et inédites à petits prix voire gratuites. Les lecteurs ne sont pas toujours adeptes de nouvelles, il faut le dire, alors pourquoi en écrire?

1- Les concours de nouvelles

Il existe de nombreux concours de nouvelles qui permettent de gagner un peu en visibilité et/ou d’obtenir un contrat d’édition. Participer à ces concours, en plus d’être un bon exercice, permet parfois de se faire publier dans un magazine ou d’obtenir un vrai contrat d’édition. Il existe des sites qui recensent les concours (il y en a beaucoup). Certains permettent aussi de gagner des prix divers. Mais il faut aussi rester connecté, car on peut tomber sur des concours qui circulent sur les réseaux sociaux.

Vous pouvez trouver la liste des concours: ICI.

2- Pour faire écho à l’un de vos romans

Certaines nouvelles peuvent être un préquel ou au contraire un prolongement de l’un de vos romans. Une manière de présenter vos personnages ou de les retrouver à une occasion spécifique. Par exemple, pour Noël, la Saint Valentin, pour partager une nouvelle inédite avec vos abonnés ou faire découvrir vos personnages à des lecteurs qui ne vous connaissent pas.

C’est le cas de ma nouvelle “L’ombre du passé” que vous pouvez découvrir dans le recueil gratuit “Destinations inconnues” et dans lequel vous retrouverez des personnages de mon second roman. ICI

3-  Pour s’entraîner

Les nouvelles permettent de s’entraîner encore et encore, car l’écriture s’améliore avec l’entraînement. Mais écrire un roman prend du temps et demande énormément d’investissement. La nouvelle reste donc un moyen d’écrire de manière plus régulière, mais aussi plus rapide car une nouvelle est un texte court. Vous pouvez alterner les thèmes, les idées, les sujets autant que vous le souhaitez.

L’écriture d’une nouvelle permet aussi de se familiariser avec le schéma narratif car une nouvelle doit respecter un cadre précis. La nouvelle aide donc à créer un récit structuré, mais court. Vous êtes obligé d’aller à l’essentiel, obligé de rester concis et de faire des choix. Il faut poser une intrigue claire, rythmée, avec un nombre restreint de personnages, ne garder que ce qui sert le récit et surtout surprendre le lecteur avec une chute inattendue.

4- Expérimenter

Avant de se lancer dans l’écriture d’un roman, on peut aussi mettre le pied à l’étrier en s’adonnant à l’écriture d’une nouvelle. Une bonne manière de tenter l’aventure de l’écriture sans se lancer dans un trop gros projet qui pourrait décourager. La nouvelle possède un format plus souple et on peut passer d’un genre à un autre pour trouver sa voie et son style plus facilement.

5- Participer à un recueil

Vous pouvez écrire un recueil de nouvelles sur un thème précis ou alors participer à un recueil avec d’autres auteurs. Certains recueils sont proposés gratuitement aux lecteurs, d’autres sont payants, d’autres encore sont payants, mais les bénéfices sont reversés à une association. À vous de saisir la bonne opportunité et de vous lancer dans une aventure qui ne pourra vous apporter que du positif.

Pour l’avoir fait à plusieurs reprises, j’ai toujours été ravie de côtoyer d’autres auteurs autour d’un même projet.

Gourmandises de Noël (gratuit)

Destinations inconnues (gratuit)

Il était une plume (payant)

6- Ecrire une nouvelle autobiographique

Il peut arriver qu’un événement particulier vienne perturber votre vie. Il peut être salutaire d’écrire pour guérir, mais nous n’avons pas toujours envie d’écrire un roman entier sur ce thème. C’est ce que j’ai fait lorsque j’ai été victime de l’attentat de Nice en 2016. Ce drame a bouleversé ma vie, et malgré les séquelles psychologiques, j’ai quand même décidé d’en tirer du positif (c’est ce qui m’a permis de me lancer dans l’écriture). J’ai donc écrit une nouvelle autobiographique, courte, très peu travaillée, je dois l’avouer, le but n’étant ni de vendre, ni de me faire connaître. J’avais juste besoin d’écrire et je l’ai fait. J’ai décidé de partager ce texte gratuitement, car il me fallait évacuer cet événement. Je devais le publier, le laisser s’envoler pour avancer. Et je dois dire que ça m’a aidée, tout autant que les gentils retours des personnes qui l’ont lu.
Vous pouvez aussi écrire une nouvelle qui n’est pas autobiographique mais qui parle d’un sujet qui vous tient vraiment à coeur. Rien ne vous oblige à la publier, mais ce peut être un vrai pas vers la guérison.

Vous pouvez découvrir ma nouvelle autobiographique: ICI

Ecrire une nouvelle est donc un exercice qui n’est pas aussi simple qu’on pourrait le croire, car elle doit respecter des conditions précises, mais c’est un très bon exercice. Vous n’aurez pas forcément des milliers de lecteurs car les nouvelles ne sont pas très appréciées et peu sollicitées. Malgré tout, écrire une nouvelle peut vous apporter de l’expérience, de nouveaux contacts, de nouveaux lecteurs, un prix (si vous participez à un concours)… Alors pourquoi ne pas tenter?

A bientôt,

Audrey

Mes projets 2019

Mes projets 2019

Bonjour la compagnie. La nouvelle année a pointé le bout de son nez et c’est le moment de vous parler de mes projets 2019. Rien d’extraordinaire car des idées germeront probablement en cours d’année, mais faisons un petit point ensemble.

1/ Les publications

Cette année, j’ai pour objectif de publier trois romans. Deux sont déjà écrits et j’espère pouvoir les publier avant l’été. Le troisième sera publié après l’été, probablement en fin d’année.

La première publication concerne la suite de “La valse des souvenirs”. Vous retrouverez Allie et Adam dans cette deuxième et dernière partie. Le titre est trouvé, le manuscrit est terminé. Et je travaille sur la couverture depuis quelque temps maintenant.

Le second roman est en fait un roman qui devait être mon second roman et que j’ai donc écrit il y a un moment, mais l’été dernier, je l’ai retravaillé en intégralité. Je vais donc passer à une phase de relecture pour l’améliorer et modifier les derniers détails avant de passer aux phases de correction. Ici aussi le titre est déjà trouvé. Ne manque plus que la couverture.

Enfin, pour le troisième roman. J’ai plusieurs idées en tête. Dont une un peu plus tenace que les autres!

Affaire à suivre. 🙂

2/ La boutique

Comme vous le savez, j’ai ouvert une boutique en ligne il y a peu (courant novembre). J’ai envie de la développer et de proposer plus de produits faits main. J’ai déjà pas mal d’idées, mais je les mettrai en oeuvre petit à petit. N’hésitez pas à la visiter, vous y trouverez peut-être votre bonheur. ♥

LE SITE DE LA BOUTIQUE

3/ Les nouvelles

J’ai pour projet d”écrire des nouvelles inédites que je partagerai avec mes abonnés. Il s’agira de petits cadeaux gratuits qui seront envoyés directement dans les boites mail. ♥

4/ Le blog

Je compte bien poursuivre l’aventure sur le blog en continuant à vous proposer des articles sur l’autoédition ou l’écriture. Ils sont bien accueillis et je sais à quel point cela peut aider à se lancer lorsqu’on est perdu au milieu de toute cette nouveauté.

LE BLOG

5/ Les corrections

Je continue mon activité de correctrice. J’adore travailler avec les auteurs afin de les aider à finaliser leur projet de roman. C’est un vrai plaisir et même si j’aimerais avoir plus de temps, je tente de me débrouiller pour caser les nouveaux contrats au milieu des auteurs réguliers qui me confient plusieurs de leurs romans. Je viens d’ailleurs de me rendre compte que cela fait presque 1 an que je propose mes services! (en mars)

MES PRESTATIONS

6/ Passer le certificat Voltaire

Je suis inscrite sur le site Projet Voltaire depuis quelque temps, ce qui me permet d’améliorer mes connaissances et de proposer un service de correction de meilleure qualité. J’aimerais donc passer le certificat Voltaire. Je souhaitais déjà le passer en 2018, mais honnêtement le temps m’a manqué. Il existe trois dates dans ma région pour 2019. J’espère donc pouvoir m’inscrire à l’une d’entre elles.

Enfin, j’ai quelques idées secrètes qui seront dévoilées au moment opportun. 🙂

Je vous souhaite une très belle année 2019, que vos projets se réalisent. Soyez déterminés et positifs! ♥

À bientôt,

Audrey

Jeu d’écriture 1

Jeu d’écriture 1

Salut la compagnie,

Pour changer de mes articles habituels, j’avais envie de temps à autre de vous proposer des petits jeux d’écriture.
Lorsqu’on est auteur, on doit s’entraîner, se perfectionner, écrire souvent. Bien sûr, on écrit des nouvelles ou des romans, mais on n’a pas toujours envie de se lancer dans un gros projet. Parfois, cela fait du bien de changer de ses textes en cours pour s’adonner à un petit jeu.


Alors voici le tout premier: écrire une scène de rencontre entre deux personnages.

Pour écrire cette scène, vous pouvez partir de n’importe quel personnage, dans n’importe quel lieu, à n’importe quelle époque. Et vous devez imaginer cette unique scène, tout en prenant conscience que ces personnages ont un passé et un présent qui peuvent être plus ou moins complexes.

Vous pouvez aussi imaginer quelle sera la suite de cette scène, une histoire d’amitié? d’amour? un emploi? une dispute? une séparation? un bébé? une maladie? bref une panoplie de possibilités s’offrent à vous! Soyez inventifs!

Si jamais vous avez du mal à vous limiter ou à vous lancer car le choix est trop vaste, je vous propose quelques contraintes (un contexte pour votre scène).

Cas 1: Dans un supermarché. Une mère au foyer débordée et une star de cinéma masculine.

Cas 2: Dans le métro. Une vieille dame et un étudiant.

Cas 3: Dans une soirée. Un homme malade et son ex compagne.

Cas 4: Au cinéma. Deux inconnus.

Cas 5: Dans un taxi. Deux hommes.

Cas 6: 1943. Un enfant juif et un homme allemand.

Que vous écriviez une page, trois pages ou dix pages. Qu’importe! Laissez libre cours à votre imagination. Ne vous fixez aucune limite, aucune règle. rien. Laissez vos pensées et votre inspiration prendre possession de votre plume. Ici, il n’y a pas d’enjeu, juste le plaisir de coucher les mots sur le papier.

Et n’hésitez pas à me faire un retour en commentaire.

Bonne écriture!

A bientôt,

Audrey

Bilan de fin d’année 2018

Bilan de fin d’année 2018

Salut la compagnie,

J’espère que vous allez bien en ce début d’année 2019! Il est d’ailleurs temps de vous souhaiter une merveilleuse année, que tous vos voeux se réalisent!

Il est temps pour moi de faire un petit bilan de fin d’année sur les ventes de mes trois romans.

Comme vous le savez (ou pas!), j’ai publié trois romans. Le premier le 14 juillet 2017, le second le 14 février 2018 et enfin le dernier le 3 octobre 2018.

J’avais donc envie de faire un petit point sur les ventes de mes livres, ce qui permettra peut-être à des auteurs qui se lancent d’avoir une idée de ce qu’il est possible de faire. Évidemment, ce n’est que mon expérience et on peut faire bien mieux. 🙂 Mais je suis déjà très satisfaite de mon parcours.

Pour mon premier roman, j’étais totalement inconnue! Pour preuve, le jour du lancement, je crois que j’ai vendu 4 livres. Mais j’étais tellement contente!! Eh oui, premier roman, première aventure, c’était tellement incroyable que quelqu’un achète mon roman. Le roman a eu du mal à décoller pendant l’été (normal me direz-vous!), en septembre, j’ai fait une petite promo de trois jours, et là, le livre a été lancé. Ensuite en octobre j’ai eu la chance de participer au mois des indés sur Amazon et j’ai pu vendre 300 exemplaires numériques sur le mois. Depuis, mon roman ne cesse de conquérir de nouveaux lecteurs. Il poursuit sa route, et malgré le fait qu’il ait plus d’un an et demi, il continue d’être lu! Il a aussi remporté le prix du meilleur roman indé 2018, catégorie romance, aux Indés Awards.

Pour mon second roman, le succès du premier a aidé à son lancement. Ça a été moins difficile de faire sa promotion. J’ai pu tester de nouvelles choses et voir ce qui fonctionnait ou non. Il a été sélectionné pour le prix des auteurs inconnus et fait partie des 5 finalistes de la catégorie romance. Il a aussi reçu une proposition d’édition d’une bonne maison d’édition.

Enfin, mon troisième roman est celui qui a vraiment décollé. Forcément, après plus d’un an de travail et d’essais en terme de promotion, j’ai pu mettre en place une vraie “campagne de promotion” avant sa sortie et cela a fonctionné car j’ai vendu une bonne vingtaine de romans en précommande et une cinquantaine le jour de sa sortie. Il a aussi été soutenu par une communauté de lecteurs qui me suit depuis quelque temps, ce qui aide forcément à le faire connaître. Depuis sa sortie, il ne cesse de conquérir de nouveaux coeurs. Il est toujours premier de sa catégorie (depuis trois mois!)! C’est vraiment fabuleux et je me rends bien compte que le travail finit par payer! J’ai été vraiment soutenue par les blogueuses et auteurs via les réseaux sociaux et cela a permis à mon roman de prendre son envol très rapidement. ♥

Pour le moment, je n’ai pas bénéficié d’une promo ou d’une offre éclair Amazon, mais j’ai hâte de tester!

En tout, mes romans ont conquis plus de 6000 lecteurs, un beau résultat pour une inconnue qui ne fait pas ça à temps plein. ♥ J’ai hâte de voir ce que 2019 me réserve!

Voici mon bilan:

Maintenant et à jamais

  • 3420 lecteurs
  • 4.6/5 étoiles sur amazon
  • 74 commentaires
  • 1er de la catégorie : Psychologie et psychanalyse – Peine depuis plusieurs semaines, il a aussi été 1er d’autres catégories à certains moments de l’année.
  • Elu meilleur roman indé 2018, catégorie Romance
  • Depuis décembre, il a intégré le programme Prime reading d’Amazon

Contre vents et marées

  • 1675 lecteurs
  • 4.7/5 étoiles sur Amazon
  • 31 commentaires
  • Selectionné pour le prix des auteurs inconnus 2018
  • A été 1er de la catégorie “Problèmes sociaux et familiaux” à plusieurs reprises.

La valse des souvenirs –  Allie et Adam Partie 1

  • Déjà 905 lecteurs
  • 4.7/5 étoiles sur Amazon
  • 33 commentaires
  • 1er de la catégorie “Deuil et perte d’un être cher” depuis sa sortie

J’ai hâte de voir ce que vont devenir mes romans et surtout d’en publier de nouveaux. ♥

Merci à vous pour votre fidélité et votre soutien! Je vous souhaite une année 2019 livresque. ♥

A bientôt,

Audrey

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