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Les 10 erreurs à éviter

Les 10 erreurs à éviter

Lorsqu’on est auteur débutant et/ou en autoédition, il arrive que l’on fasse des erreurs. Par méconnaissance du milieu, en raison d’un mauvais conseil ou parce qu’on voit les autres le faire. Voici un petit récapitulatif des erreurs à éviter (il y en a d’autres évidemment, mais j’ai choisi celles que j’estimais les plus importantes).

1- Payer les maisons d’édition

Il ne faut JAMAIS payer une maison d’édition. Si on vous demande de l’argent pour acheter vos exemplaires auteur, pour faire des corrections, pour engager un professionnel qui fera la couverture etc, vous devez fuir! Une maison d’édition ne fait jamais payer un auteur. Au contraire, elle mise sur lui en engageant des frais. Alors fuyez ces ME. D’ailleurs, souvent elles vous font miroiter des délais d’à peine quelques jours ou semaines pour obtenir une réponse, souvent positive. Soyez vigilant!

Il n’y a pas de recette miracle, pas de ME miracle non plus. Il faut travailler dur, parfois avoir aussi un peu de chance. Mais, gardez les pieds sur terre et ne signez jamais sans avoir lu les petites lignes et toutes les conditions (voir mon article à ce sujet ICI).

2- Se passer de l’aide de professionnels

Autoédité, débutant ou non, chaque centime compte. Eh oui, il est difficile de tirer un salaire de son activité. Mais il ne faut surtout pas confondre dépense inutile et dépense indispensable. Si vous n’avez pas de contacts ou de compétences dans certains domaines, il faut s’entourer d’une bonne équipe. En effet, il est hors de question de négliger la couverture ou les corrections du livre pour économiser. Si ce travail est mal fait, le livre ne se vendra pas ou mal. Il écopera de mauvais commentaires et ce sera la descente assurée. N’hésitez pas à mettre un peu d’argent de côté avant de lancer le premier roman afin de faire appel à des professionnels. Il existe maintenant plein de personnes qui proposent des tarifs intéressants et peu élevés pour un travail bien fait (mais attention à bien vous renseigner. Autant pour une couverture, on voit tout de suite si le travail est bien fait, autant pour des corrections… c’est plus compliqué. Certains bossent avec des indés à des tarifs abordables mais leurs corrections sont lamentables, alors renseignez-vous avant de faire confiance au premier venu!).
Les bénéfices du premier roman paieront les professionnels qui travailleront sur le second roman et ainsi de suite.

3- Négliger la phase pause et relecture

Il faut éviter de négliger la phase de pause qui suit l’écriture d’un roman. Je vois passer des auteurs sur les réseaux sociaux qui publient un roman par mois. J’appelle ça le “mode usine”, car je n’en vois pas l’intérêt. Personnellement, je pense que l’écriture doit rester un plaisir et non un commerce (au sens où on produit toujours plus à un rythme de plus en plus réduit). Vendre toujours plus, publier toujours plus. C’est là qu’on risque de proposer des livres de moins en moins qualitatifs et de perdre la petite flamme qui donne envie de se plonger dans un roman. J’adore réfléchir à mon livre (ça me prend toujours plusieurs semaine savant de passer à l’écriture), passer des heures avec mes personnages, réfléchir à la couverture, faire la promotion du livre et enfin le laisser sur le devant de la scène pendant quelques mois avant de proposer un nouveau livre à mes lecteurs. Il faut que chaque livre ait son petit moment de gloire. C’est évidemment totalement personnel et ce n’est pas une vérité absolue, mais c’est ainsi que je le vois. J’aime porter chaque livre pendant plusieurs mois avant qu’un autre ne prenne la parole. Alors, afin de proposer un livre de qualité, prenez le temps! Laissez poser votre histoire! On écrit et on met l’histoire de côté pendant quelque temps. Quand on relit le manuscrit, c’est comme le redécouvrir, on voit l’histoire différemment et c’est le moment de l’améliorer, de la retravailler avec un oeil neuf. C’est une phase essentielle selon moi! Pensez-y!

4- Négliger les réseaux sociaux

Lorsqu’on est auteur autoédité, les réseaux sociaux sont indispensables! Que l’on aime ou non, c’est ainsi. Pour vendre, il faut être visible et pour cela les RS sont notre atout principal. Bien spur, vous n’êtes pas obligé d’être sur tous les RS, vous pouvez choisir celui ou ceux sur lesquels vous êtes le plus à l’aise, mais créez des comptes car sans les RS, pas de visibilité. D’autre part, il ne suffit pas de poster une fois tous les mois, il faut vraiment être présent, tous les jours, ou presque. Publier régulièrement, proposer des avis sur vos livres, des extraits, des concours, parler de votre vie (sans entrer non plus dans le perso), mais c’est en créant votre communauté sur les RS que vous pourrez la développer et faire connaître votre livre.

5- Inonder les réseaux sociaux

Pour rebondir sur le point précédent, il faut savoir doser et ne pas inonder les RS.

La première chose est d’éviter de ne parler que de vos livres. Cela agace et ennuie les lecteurs. Vous devez aussi parler un peu de ce que vous aimez, des phases d’écriture, partager avec les gens, parler de votre quotidien… En bref, ouvrez-vous un peu, sans pour autant déborder sur votre vie personnelle.

La seconde chose est de ne pas inonder les RS. Eh oui, il faut doser. Ce n’est pas évident, mais l’idée est de ne pas inonder les groupes facebook tous les jours ou toutes les semaines. Il ne faut pas s’acharner à publier des posts sur ses livres tous les jours en mode “achetez”. Il faut savoir vendre ses livres sans abuser. Ce n’est pas évident, mais il y a un juste milieu à trouver. Et sur ce point, on voit énormément d’auteurs qui gèrent très mal ce côté “marketing”, c’est d’ailleurs ce qui empêche leur(s) livre(s) de se faire connaître.

6- Abuser de ses contacts

Depuis quelques mois, j’ai constaté une pratique qui m’agace au plus haut point et dont j’ai été victime: les auteurs qui utilisent votre adresse mail pour faire leur pub. Les auteurs qui ajoutent votre adresse mail à leur mailing list pour envoyer leur newsletter. Il ne faut pas abuser de ses contacts, il ne faut pas ajouter les gens sans leur accord, il ne faut pas envoyer des mails promotionnels à toute sa liste de contacts. Vous pouvez leur faire part de la sortie d’un livre, pourquoi pas, mais vous n’avez pas le droit d’ajouter des personnes croisées sur les réseaux sociaux ou autres. J’ai vu des auteurs m’ajouter à leur mailing list parce que mon adresse mail est disponible partout (notamment parce que je faisais des corrections). Mais mon adresse est là pour mon activité d’auteur, pour que les gens me contactent pour mes livres, pour me demander conseil, ou pour des raisons professionnelles et sûrement pas pour faire leur pub en m’inondant de newsletters et de mails de publicité. C’est énervant et ça n’a qu’un seul effet: finir dans mes SPAMS! Alors, soyez corrects!

7- Ne pas avoir de site internet

Avoir un site internet est essentiel. C’est une vitrine, c’est ce qui permet de vous retrouver sur le web. Votre site, c’est vous. Il parle de vous, de vos livres, de l’écriture, de l’autoédition, de l’édition. En bref, il faut qu’il soit à votre image. Si les gens tapent votre nom sur google, ils doivent pouvoir le trouver en tête de résultats. J’ai écrit un article à ce sujet par ICI. Alors, n’hésitez pas, car aujourd’hui des solutions clé en main et faciles d’utilisation existent. Pas besoin de savoir coder pour créer son site.

8- Se comparer aux autres

L’édition est un milieu féroce, mais l’autoédition aussi. Quand on plonge dans cette communauté, on côtoie forcément beaucoup d’auteurs indés. Et le risque c’est de se comparer. Le copain vend plus, il réussit ses sorties de livre, il fait de belles photos de livres, il semble écrire tout le temps, il a une super communauté. Bref, ne vous comparez pas! Vivez votre aventure, écrivez, publiez et ne vous comparez pas aux autres! Si vous bossez dur, alors votre communauté s’agrandira et vos livres gagneront en visibilité. Il faut travailler, apprendre, échouer, recommencer, avancer, être patient. Mais vous ne savez pas ce qu’il se passe chez le voisin, vous ne savez pas comment il vit son aventure. Il a sûrement les mêmes doutes et peurs que vous. Les réseaux ne sont qu’apparence, il ne faut pas s’y fier. Plein de critères entrent en ligne de compte, alors vivez votre vie d’auteur sans vous soucier des résultats des autres.

9- Vouloir tout, tout de suite

Patience, patience, patience!

Vous n’allez pas cartonner en deux jours, vous n’allez pas développer votre communauté en seulement quelques semaines, vous n’allez pas entrer dans le top 100 au premier roman. Alors oui, ça arrive, oui, certains ont de la chance, certains se font repérer super vite, certains ont aussi beaucoup de contacts qui peuvent aider à démarrer. Mais, ils sont rares et pour le reste des mortels, il faut travailler, travailler, travailler et patienter. Oui, oui. tout ne va pas décoller en deux secondes. Amazon ne va pas vous proposer des promotions tout de suite. Votre premier livre va sûrement ramer, et probablement le second et peut-être même le troisième. On en est tous là, mais je vous assure qu’en travaillant et en s’accrochant, on peut aussi se faire sa place et développer sa communauté. Parlez avec d’autres auteurs, ne restez pas seul et isolé, et vous verrez qu’on traverse tous les mêmes choses. Mais quand ça marche, quand on reçoit des mails ou des messages de personnes qui ont aimé le livre, quand on voit un livre grimper dans le classement, quand on voit que certains lecteurs deviennent de fidèles compagnons de route, alors ça vaut le coup! ♥

10- Scruter les ventes chaque jour

Lorsqu’on publie un nouveau livre ou lorsqu’on sort son premier livre, on a tendance à vouloir voir le nombre de ventes grimper, à vouloir voir le classement exploser, à scruter le top 100, mais ce n’est pas la bonne solution. Comme je l’ai dit précédemment, il faut s’armer de patience. Ne regardez les ventes qu’une fois par semaine maximum, voire moins. Il ne sert à rien de se mettre la pression. Bien sûr, s’il y a une promotion, ou si le livre vient de sortir, on peut regarder le classement afin de le publier sur les réseaux sociaux (meilleure vente, top 100, bon classement dans une catégorie), mais en dehors de ces instants propices à une remontée fulgurante, il est moins stressant de s’éloigner du tableau de bord que de le scruter toutes les 10 minutes. Sachez doser pour ne pas devenir addict!

Il y aurait sûrement plein d’autres erreurs à lister, mais j’ai décidé de choisir celles qui me paraissaient importantes. J’espère donc que cet article vous aura aidé et si vous avez d’autres idées, des conseils pour les copains auteurs, n’hésitez pas à les poster en commentaire.

A bientôt,

Audrey

10 conseils pour les auteurs débutants

10 conseils pour les auteurs débutants

Salut la compagnie,

Aujourd’hui, nous allons parler écriture, mais plus précisément de conseils à suivre lorsque l’on débute (et même après!) et surtout de choses à éviter.

1/ Lire, lire et lire encore!

Certains ne seront pas d’accord, mais je pense qu’il est nécessaire de lire pour écrire. La lecture ouvre l’esprit, développe l’imaginaire et améliore le vocabulaire. On en apprend forcément sur la narration, les structures narratives, la construction d’un récit, la typographie, en lisant. Bien sûr, certains auteurs préfèrent ne pas lire pendant les phases d’écriture et pour d’autres, c’est une source d’évasion. À vous de trouver votre rythme.

2/ Ecrire, écrire et écrire encore!

Il n’y a pas de secret, rares sont les écrivains qui ont un talent inné et instinctif. Pour les autres, écrire c’est du travail, beaucoup de travail! Et comme pour tout, on s’améliore en pratiquant. Il faut écrire, des romans, des idées, des histoires, des nouvelles, tout ce que vous voulez. Il faut pratiquer, souvent. Je ne suis pas de ceux qui pensent qu’il faut se forcer à écrire tous les jours, malgré tout, pour certains ça marche. Pour moi, ça vient par phases, par vagues, j’écris quand j’en ai envie et quand j’en ai le temps. Je ne me force jamais! J’ai la chance d’écrire assez vite mon premier jet, mais pour d’autres, cela peut prendre des mois, voire des années. Mais, ne vous mettez pas la pression. Ecrire oui, sous la contrainte, sans envie, à contrecœur, NON!

3/ Ne pas se comparer.

Ne vous comparez pas! Jamais! Il ne faut pas regarder dans le jardin du voisin. On a chacun sa vie, sa voie, son esprit, et il y a de la place pour tout le monde et pour toutes les histoires. Il ne faut pas se frustrer, se comparer aux autres auteurs, aux autres histoires que ce soit par rapport à un auteur connu ou à des auteurs indés que vous côtoyez. Croyez en vous!

4/ Trouver son style, son genre.

Il ne faut surtout pas écrire dans un genre parce que c’est celui qui marche en ce moment et il faut encore moins copier le style d’un auteur connu! Il faut trouver son propre style et écrire dans le genre qui vous plaît. Vous pouvez même écrire dans plusieurs genres, l’important c’est que ça vous fasse vibrer. L’écriture est un long chemin, il faut donc avoir la flamme et la passion pour aller au bout de l’aventure.

5/ Le trop est l’ennemi du bien.

Lorsqu’on écrit un premier livre, on a tendance à vouloir mettre plein de choses, plein d’informations, plein de scènes, plein de détails, plein, plein, plein! Mais il faut savoir doser. En effet, un lecteur noyé sous les informations, les adverbes, les descriptions… se perdra dans votre histoire et le récit perdra de sa force et de sa vigueur. Alors, n’hésitez pas à prendre du recul, laissez reposer votre histoire, prenez le temps de la relire plus tard, faites-la lire par des tiers afin d’en tirer la meilleure version d’elle-même.

6/ Bien s’entourer.

Il est nécessaire d’être entouré pour écrire. On oublie le cliché de l’écrivain solitaire, il l’est peut-être (mais pas toujours) pendant l’écriture, mais ensuite, il a besoin d’être entouré, surtout s’il est indépendant/autoédité. L’écrivain a besoin de bêta-lecteurs pour améliorer son histoire, d’un ou plusieurs correcteurs, de blogueurs pour l’aider à lancer son livre, d’un graphiste pour faire sa couverture. En bref, une multitude de personnes qui gravitent autour de l’auteur pour le soutenir dans sa publication. Bien sûr, il n’y a rien d’obligatoire et si vous êtes doué dans un domaine, vous pourrez vous passer d’un pro, mais si vous avez des lacunes dans certains domaines, alors entourez-vous des bonnes personnes!

7/ Ecrire pour soi.

N’oubliez pas que si vous écrivez c’est par passion. N’écrivez pas pour le lecteur, écrivez pour vous, une histoire qui vous plaît, qui vous anime, qui vous prend aux tripes. Ne vous posez pas de questions sur l’après. Lors de l’écriture, ne pensez qu’à ça!

8/ S’accrocher, ne pas perdre confiance.

Il y a des phases où vous perdrez confiance, des moments où vous vous direz que votre histoire est nulle, des moments où vous serez découragé, des moments où vous serez bloqué. Ne perdez pas confiance, faites le point, prenez l’air, sortez, vivez, vibrez et revenez à votre histoire plus tard. Vous trouverez forcément la bonne idée, la bonne phrase, la bonne tournure, mais il ne faut surtout pas rester bloqué face à son écran, encore et encore en se mettant la pression. Prenez du recul et revenez-y plus tard, ne perdez pas espoir, si cette histoire est faite pour être écrite maintenant, elle le sera. Et si ce n’est pas le cas, rien n’empêche de la mettre de côté pour y revenir plus tard, dans quelques jours, quelques semaines, quelques mois. Pas de panique!

9/ Soigner les premières lignes.

Le début d’un livre est essentiel! Que ce soit le prologue, les premières lignes du premier chapitre et même les premières pages. L’impression de départ est importante pour le lecteur. Certains peuvent abandonner ou même ne pas acheter car en feuilletant l’extrait, ils ne vont pas accrocher. Alors bien sûr, beaucoup de lecteurs s’accrochent et tentent d’aller plus loin, mais il est dommage de ne pas mettre toutes les chances de votre côté, non? Alors ne commencez pas votre histoire par une description basique des lieux et des personnages, plongez le lecteur directement dans le suspense, l’émotion, la peur, le doute (tout dépend de votre livre). Allez-y directement pour qu’il n’ait qu’une envie, tourner les pages!!

10/ Prenez du plaisir! Éclatez-vous!

L’écriture, c’est une passion et du plaisir. Ne le perdez jamais de vue. C’est un long travail, c’est difficile, on doute beaucoup, on est confronté aux critiques (parfois difficiles à encaisser!), mais il ne faut pas oublier ce qui nous anime, ce qui nous a animé au tout début. Parfois, je pense à mon tout premier livre, avant que tout ne débute, avant qu’il ne soit publié. Lorsque j’écrivais pour moi, tous les soirs en rentrant du travail. Plongée dans mon histoire, sans promotion, sans réseaux sociaux, sans chiffres, sans rien de tout cela, juste moi et mon histoire et c’était magique. Quand la machine s’emballe, il y a plein d’autres choses à gérer, et c’est le jeu de l’autoédition, mais gardez en tête cette passion et cette petite flamme au fond de votre être qui vous pousse à écrire, elle vous aidera à trouver la voie dans les moments de doute! ♥

J’espère que cet article vous aura aidé. N’hésitez pas à commenter.

À très bientôt,

Audrey ♥

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