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Étiquette : autoédition

Mes outils indispensables

Mes outils indispensables

Bonjour la compagnie,

Aujourd’hui, je voulais vous proposer un article qui recense quelques outils que je trouve indispensables en tant qu’auteur autoédité (mais pas que!).

Alors, c’est parti!

Canva

Canva, c’est le site à connaître! Il est vraiment utile et surtout très facile d’utilisation. Vous pouvez utiliser la version gratuite (comme moi!) ou passer à une version payante. Avec Canva, vous pouvez créer des visuels pour les réseaux sociaux (avec les bonnes tailles d’image pour chaque réseau), faire des montages photo, des diaporamas, des flyers, des bannières de réseaux sociaux… En bref, il est idéal. Vous pouvez télécharger vos images/photos ou utilisez des photos payantes ou gratuites proposées sur le site.
C’est l’outil à avoir pour se promouvoir, promouvoir ses écrits, ses promotions, son site internet etc

C’est par ICI

Google Agenda

Google Agenda c’est un agenda en ligne, gratuit et pratique car nous l’avons tous! Il permet de noter ses rendez-vous, ses tâches. On peut organiser l’affichage par jour, semaine, mois ou année. Vous pouvez mettre des rappels et utiliser des couleurs pour vos différents plannings.
Sur la photo vous pouvez voir les couleurs restantes (j’ai un agenda physique pour l’école et pour mes occupations plus persos). Auparavant, j’avais bien d’autres couleurs: bêta-lecture, corrections, livrenpromo, club des indés etc Au fil du temps, j’ai supprimé les plannings qui ne me servaient plus. 🙂
Enfin, sachez que cet agenda s’actualise aussi sur votre téléphone et donc vous avez le même en direct sur l’ordinateur et sur le téléphone (top!).

C’est par là

Buffer

Buffer permet de programmer ses publications. Personnellement, je n’utilise que la version gratuite (j’avais envie de passer à la payante qui permet de gérer plus de comptes, mais c’est très cher!). On peut donc préparer ses publications à l’avance avec les hashtags, les images, le texte etc (10 publis maxi par compte). Ici, j’ai mon compte instagram et mon compte facebook auteur, ainsi que mon compte instagram pour la boutique. Avec Buffer, je dois malgré tout me connecter via le téléphone pour publier en direct sur instagram car ça ne le fait pas automatiquement, mais en quelques clics, c’est fait, et c’est très rapide. Par contre pour facebook, ça se gère tout seul. ^^ Je pense que pour Twitter, ça se fait aussi automatiquement, mais comme je ne peux pas ajouter de compte, je n’ai pas testé avec cette appli.
Buffer est vraiment utile. Le week-end, je prends une petite heure pour programmer mes publis et je suis tranquille pour une semaine voire 10 jours.

C’est ICI

Mail Chimp

Mail Chimp est topissime. Je l’utilise depuis un an et demi je pense. Il me permet d’envoyer des Newsletters ou des mails à mes abonnés. Je l’utilise pour mon site auteur, et de temps en temps pour la boutique (très rarement mais j’ai aussi un compte). Je prépare mes Newsletters à l’avance, je les programme et elles s’envoient automatiquement à la date et à l’heure prévues ou directement après la rédaction. La liste des abonnés se synchronise directement avec mon site internet, ce qui est très pratique. J’utilise aussi toujours le même modèle, je ne modifie que le contenu, tout est donc pré-enregistré et je n’ai qu’à modifier chaque mois les thèmes abordés.

C’est ICI

Boutique La Poste

Oui, oui, je vous l’accorde, c’est bizarre, mais que fait le site de La Poste par ici, haha. Non, je vous rassure, je n’ai aucun partenariat avec La Poste et je ne suis pas sponsorisée (:p). Mais, je l’utilise depuis des années, et je trouve ça tellement pratique que je me devais d’en parler.
À quoi ça sert? Eh bien, on peut imprimer des timbres et des étiquettes colissimo de chez soi. Bien évidemment, il faut avoir une imprimante, mais c’est beaucoup plus simple que d’aller faire la queue à La Poste. J’ai des colis (boîtes) et des enveloppes chez moi et je peux donc envoyer directement mes livres ou les commandes de la boutique, sans passer par la case Poste. Je pèse chaque colis ou enveloppe avec ma petite balance de cuisine (haha!) et ensuite j’imprime l’étiquette nécessaire (avec la poste, ça fonctionne par tranche de poids). Pour la Boutique, j’ai déjà des étiquettes imprimées d’avance (timbres) car avec le recul, je sais maintenant ce qui revient le plus. De temps en temps, lorsque le poids est bien plus élevé que ce que j’ai en réserve, hop, petit tour sur le site et j’imprime en quelques clics. Paiement rapide avec paypal et impression dans la seconde. Par contre, il y a un minimum, je crois que c’est 5 ou 6 euros, mais vu les prix, ça va vite!

C’est par là

Voilà pour les quelques indispensables que j’utilise vraiment toutes les semaines. ♥ J’espère qu’ils pourront vous aider.

Et vous, quels sont vos indispensables?

A bientôt,

Audrey

Le programme Prime Reading

Le programme Prime Reading

Prime, qu’est-ce que c’est?

Prime, c’est un programme lancé par Amazon et qui permet de bénéficier de plusieurs avantages.

Vous pouvez le tester pendant un mois gratuitement. Si vous vous abonnez, l’abonnement est reconduit tacitement tous les mois. Ce programme coûte 49,00 € par an, ou 5,99 € par mois.

De mon côté, je l’ai pris il y a bien deux ans maintenant afin de bénéficier des livraisons rapides. Je commande pas mal sur Amazon que ce soit pour l’école ou pour des articles persos et je trouvais ça pratique. J’ai donc testé et je ne me suis jamais désabonnée. Entre temps, j’ai découvert les autres avantages, et même si je n’ai pas tout essayé, il y a beaucoup de points positifs, que je vais brièvement vous détailler.

C’est par Là

Côté client : Prime

  • Livraison Prime : plusieurs types de livraison sont disponibles: la livraison en un jour ouvré sur des millions d’articles qui possèdent le badge “Prime”, sans minimum d’achat (France et Belgique); la livraison express (entre 2 et 5 jours) sans minimum d’achat; la livraison le soir-même, entre 19 et 22h, pour une commande avant 13h, gratuite dès 25€ d’achats (Paris, IDF, Lyon, Marseille, Aix-en-Provence, Lille); la livraison Prime Now: livraison en 1h ou sur des créneaux de 2h sur des produits alimentaires, des boissons, des produits d’entretien… (Paris et ses environs) pour 20€ minimum; Amazon Locker: consigne automatique où on peut retirer sa commande.
  • Prime video: Des séries et films sont disponibles en illimité dans diverses langues avec ou sans sous-titres. (c’est un genre de Netflix)
  • Prime music: vous pouvez écouter de la musique n’importe où (type Spotify), sans publicité. Plus de 2 millions de titres sont disponibles.
  • Audible : les deux premiers livres audio sont gratuits. Et ensuite, un livre audio par mois.
  • Amazon photos: stockage sécurisé et illimité de photos, vidéos et de fichiers via Amazon Drive.
  • Les ventes flash: vous pouvez accéder aux ventes flash 30 minutes avant les autres.
  • Twitch Prime: des jeux tous les mois, du contenu exclusif, des abonnements à une chaîne Twitch…

Des applications pour le téléphone sont disponibles pour ces services: Amazon app, amazon video, amazon music…

Côté lecteur : Prime reading

Prime reading fait donc partie du programme Prime, et il permet d’emprunter 10 ebooks en même temps. Évidemment, les titres doivent faire partie du programme. Ils ont aussi le badge prime lorsque vous choisissez le format numérique du livre.

C’est avantageux, car il est possible de lire en illimité pour 50 euros par an en plus des autres avantages. Bien sûr, on ne peut pas choisir n’importe quel livre, mais le catalogue est renouvelé tous les 6 mois et il est assez conséquent. Des livres édités et autoédités en font partie. Des romans, des guides-pratiques etc. Le choix est large. Quand on a terminé un livre ou qu’on ne veut pas le lire, on le rend et on peut en prendre un autre à la place. C’est vraiment top.

C’est par ICI

Côté auteur

Il y a quelques mois, les premiers mails ont été reçus (fin 2018), Prime reading venait de débarquer et les auteurs autoédités étaient un peu décontenancés. Quel était donc ce programme, que pouvait-on y gagner, allions nous perdre des lecteurs, de l’argent ou au contraire en gagner?Difficile de jauger les avantages de ce programme que personne n’avait testé. De mon côté, j’ai bien lu le mail, j’ai discuté avec des personnes sur des forums afin de répondre dans le délai (plutôt court) et de ne pas louper le coche.

Le mail me proposait d’inscrire l’un de mes romans: Maintenant et à jamais. Et comme ce roman a toujours très bien marché, je ne voulais pas le jeter dans la gueule du loup sans réfléchir. Sachez qu’il faut que le livre soit inscrit à KDP select et qu’il doit y rester pendant les 6 mois du programme.

Nous ne touchons aucune redevance supplémentaire si le livre est emprunté via ce programme (nous n’avons aucun rapport nous indiquant le nombre d’emprunts), par contre nous touchons une somme forfaitaire (différente selon les auteurs et la popularité du livre proposé), à la fin des 6 mois pour compenser.

Le livre est toujours disponible pour les ventes à l’unité (et nous touchons les redevances qui vont avec).

Il est aussi toujours disponible via l’Abonnement Kindle, mais il n’est plus disponible dans la Bibliothèque de prêt Kindle (KOLL).

En gros, on ne perd rien, ce n’est que du bonus! Rassurée, j’ai accepté la proposition, et voici mon retour, 6 mois après.

Mon expérience

MEAJ a donc été inscrit pendant 6 mois dans ce programme, au moment où j’écris cet article, on est arrivé au bout de l’aventure (La valse des souvenirs vient de commencer la sienne en juin). Au départ, honnêtement, je n’ai pas vu de différence, mon livre avait toujours les mêmes ventes, les mêmes pages lues. En bref, pas vraiment d’impact, pas de perte. Mais au bout de trois mois, l’explosion! Maintenant et à jamais est entré dans le top 100 (début mars), et fin juin, il y était encore, il est monté à la 12e place et il a stagné durant trois mois entre la 20e et la 30e place! Un record, une réussite inimaginable alors qu’il avait déjà un an et demi dans les pattes, aucune offre éclair, aucune promo du mois, rien qui aurait pu expliquer cette remontée. Il a même pu dépasser le seuil des 100 commentaires dans la foulée et vous vous doutez bien que les ventes ont plus que doublé. Les pages lues n’ont pas du tout diminué comme certains auteurs ont pu le remarquer ou le croire. Alors, je ne peux pas affirmer à 100% que cela vient du Prime Reading, mais honnêtement, il n’y a pas d’autre explication à ce succès fulgurant à ce moment-là de la vie de ce roman.

J’ai donc accepté d’inscrire mon troisième roman au programme, je ne sais pas s’il aura la même destinée. Il est un peu plus récent, il a moins de commentaires, donc l’impact ne sera peut-être pas le même, et si ce n’est pas le cas, tant pis.

Sachez que dans tous les cas, le livre gagne en visibilité puisqu’il apparaît dans le top Prime Reading. Amazon fait aussi la pub pour son programme et si le livre se vend bien, il apparaît même en page d’accueil.

J’espère que ce petit article vous aura aidé, rendez-vous en fin d’année pour faire le bilan pour mon troisième roman, inscrit au programme.

A bientôt,

Audrey

L’importance des réseaux sociaux

L’importance des réseaux sociaux

Bonjour la compagnie,

Après quelques articles sur l’écriture vous proposant des moyens pour améliorer son texte, je vous propose un article sur l’autoédition et plus particulièrement sur l’importance des réseaux sociaux.

Alors je vais me concentrer sur les auteurs autoédités, c’est-à-dire les auteurs non édités par une maison d’édition, mais ce serait faux que de penser qu’une fois édité en ME, on n’a plus besoin de faire de promotion sur les réseaux sociaux. En fonction de la renommée de la ME et des moyens mis en place par celle-ci, les RS peuvent être moins importants. La popularité de l’auteur joue aussi beaucoup. Un Musso, par exemple, n’a pas besoin de faire de publicité de son côté. Mais pour tous les autres auteurs, les réseaux sociaux sont aujourd’hui un moyen non négligeable de faire connaître ses écrits, si ce n’est LE moyen indispensable.

Les réseaux sociaux, qu’est-ce que c’est?

Il fut un temps où les RS n’existaient pas. Il fut aussi un temps où on utilisait seulement messenger ou facebook. Et puis, aujourd’hui, un maximum d’applications existent, toutes très différentes, avec des exigences diverses. Il faut les connaître, en maîtriser les codes afin de les utiliser au maximum de leur potentiel.

Voici quelques applications que vous pouvez utiliser:

Facebook: le plus ancien et connu, il regroupe plus de 2 milliards d’utilisateurs. On y trouve des personnes de tous les pages. Les populations plus jeunes se trouvant dorénavant sur d’autres RS, Facebook reste quand même assez actif. Malgré tout, avec les nouvelles règles et les nouveaux algorithmes, les publications sont de moins en moins visibles par nos amis, voire par les gens qui sont abonnés à nos pages. Il est donc difficile de s’y faire connaître. Il faut être très actif sur sa page et avoir des lecteurs fidèles. On peut créer une page, un groupe, ou juste un compte auteur. On peut y partager des photos, des vidéos, des liens et payer pour bénéficier de publicité.

Twitter: mon réseau favori pour sa rapidité, sa fluidité, sa mixité.
Il regroupe plus de 320 millions d’utilisateurs. On trouve des auteurs, des blogueurs, une communauté qui se côtoie au quotidien et qui échange et s’entraide. Il est facile d’obtenir des RT (retweets). J’ai rencontré tous les auteurs autoédités avec lesquels j’ai discuté, travaillé, échangé, sur ce réseau. Je crois qu’il est indispensable à ce jour. Le hic? Le nombre de caractères limités et le temps court au cours duquel un tweet est visible (ça bouge très vite sur Twitter).

Instagram: Un réseau social très difficile à développer, mais qui en vaut la peine. Je trouve l’ambiance beaucoup plus détendue et respectueuse sur instagram, comparé aux autres réseaux. Le hic, il faut savoir faire de très belles photos car le niveau est haut. Si ce n’est pas le cas, votre nombre d’abonnés ne bougera pas beaucoup (et même avec ça, c’est difficile). Il y a tellement de comptes d’auteurs et de blogueurs littéraires que la bataille est rude (haha). J’adore aussi le format story (piqué à Snapchat) qui permet de partager plus de choses sur le quotidien, ses lectures, ses goûts, sa vie personnelle (sans entrer dans le domaine privé non plus) et qui permettent de partager autre chose que de la pub pour ses livres. Le hic? Pas de lien possible dans les publications (en story oui et dans sa bio aussi).

Youtube: Bien évidemment, Youtube propose un format différent. Il s’agit là de partager des vidéos. Évidemment, si vous n’êtes pas youtubeur, difficile de trouver quoi publier. Voici quelques idées: une succession d’images de personnages/lieux de votre roman, un booktrailer, une playlist à écouter en lisant le roman, après la lecture ou que vous avez vous-même écouté en l’écrivant, et pourquoi pas des lectures d’extrait. Si vous avez l’âme d’un youtubeur, vous pouvez aller plus loin et proposer des vidéos conseils, des vidéos qui parlent de vous, de vos livres ou de vos lectures. A vous de trouver votre voie.

Pinterest, c’est une galerie d’images (des boards). C’est réellement une mine d’informations (en tant que professeur,  je l’utilise beaucoup!). Il permet de renvoyer à son site auteur ou aux diverses boutiques sur lesquelles vos livres sont en vente. Je n’y suis pas très active en tant qu’auteur, mais je l’actualise à chaque nouveau roman que je publie. Vous pouvez y épingler vos photos préférées sur un tableau correspondant à un thème de votre choix, en mode public ou privé. Il compte aujourd’hui plus de 250 millions d’utilisateurs.

SnapChat: Snapchat est une application mobile gratuite de partage de photos et de vidéos. On peut aussi partager des vidéos en live comme sur Insta. La particularité de Snapchat est qu’on peut limiter la durée de vie d’un message photo ou vidéo, durée après laquelle le message est automatiquement effacé. Je ne l’utilise pas donc je ne peux pas en dire plus.

Linkedin: C’est est un réseau social professionnel en ligne. Il permet plutôt de mettre en contact des professionnels, de développer son réseau et de nouer des contacts. Il est aujourd’hui très utilisé pour partager des actualités professionnelles, des retours d’expérience ou encore échanger sur des sujets globalement liés au cadre professionnel. On peut aussi y ajouter son CV.

Evidemment, il en existe d’autres, mais certaines n’ont que peu d’intérêt pour les auteurs. J’ai sélectionné les plus utiles. N’hésitez pas à en proposer d’autres en commentaire.

Doit-on être sur tous les RS?

J’ai envie de dire oui et non (ça vous aide, hein!). En fait, je pense que les réseaux sont complémentaires et qu’il vaut mieux en utiliser plusieurs pour toucher plus de monde et développer son lectorat. Mais il ne faut pas non plus s’éparpiller au risque de perdre en efficacité. Ne vous forcez pas, ne perdez pas des heures sur tous les réseaux, choisissez-en certains, voire un seul si vous n’êtes pas à l’aise ou peu adeptes des RS. Commencez petit et augmentez votre présence et le nombre de réseaux progressivement. En gros, trouvez votre rythme et vos réseaux favoris.

Aperçu de mon compte Youtube

À quelle fréquence faut-il publier?

Tous les jours! C’est bête à dire et ça semble chronophage et fastidieux (ça l’est!), mais il n’y a pas de secret, il faut être présent! Et à l’heure de l’addiction aux RS, c’est presque plus dur de s’en passer que de publier. Si vous n’y arrivez pas, préférez un jour sur deux ou trois fois par semaine, mais surtout soyez régulier! Ne faites pas l’erreur de publier pendant une semaine, puis de disparaître pendant deux semaines, puis de revenir trois jours et de disparaître à nouveau. Cela n’aidera pas à développer votre lectorat. Il vaut mieux ne publier que trois fois par semaine toutes les semaines que de s’absenter pendant des jours ou des semaines entières. Bien sûr, la vie peut en décider autrement et il y a des cas particuliers, ici je vous parle d’un rythme à adopter dans l’idéal.

Programmer ses publications

Ouf! Rassurez-vous, vous devez être présent, mais pas forcément physiquement et en direct. Alors oui, il faut passer sur les RS, il faut échanger avec les gens, répondre aux commentaires, RT ou partager les promos des copains. Vous pouvez aussi partager en direct live sur l’écriture, votre quotidien ou tout autre sujet, mais pour vos publications régulières, vous pouvez programmer! Je l’utilise depuis plus d’un an maintenant (peut-être plus) et c’est idéal. En gros, chaque samedi, je prends une demi-heure à une heure pour programmer mes publications de la semaine suivante. Une publication par jour. Pour Instagram et Facebook, j’utilise Buffer (version gratuite, mais la version payante permet de gérer plus de comptes – pour facebook vous pouvez aussi programmer directement sur votre page (je le faisais avant, mais ça m’obligeait à programmer sur trois environnements différents!), et pour Twitter, j’utilise TweetDesk (à savoir que depuis quelques semaines, je ne prends plus le temps de programmer sur Twitter, je copie ma publication insta le matin et je la colle sur Twitter en la raccourcissant).
C’est vraiment un gain de temps durant la semaine! Il faut penser à programmer évidemment, mais ça vaut le coup! Je sais qu’il existe d’autres sites ou applications, mais je n’ai pas trouvé mon bonheur ailleurs que sur ces deux-là. Et rien ne vous empêche d’ajouter des publications en direct quand vous le souhaitez, mais vous savez que dans tous les cas, vos réseaux seront animés!

Aperçu de Buffer

Qu’est-ce que je dois publier?

Vaste question! Plusieurs choses sont possibles, voici quelques idées:

  • Des photos de vos livres
  • Des avis de lecteurs
  • Des chroniques de blogueurs
  • Votre actualité
  • Des questions à vos abonnés
  • Des informations sur vous ou vos livres
  • Les nouveaux commentaires Amazon ou Kobo
  • Les promotions (baisse de prix etc)
  • La sortie d’un nouveau roman
  • Des extraits
  • Des citations
  • Des anecdotes sur l’écriture
  • Des interviews
  • Vos lectures

En bref, trouvez votre rythme, choisissez des publications qui vous plaisent et demandez-vous aussi ce qu’attendent vos abonnés (lecteurs et auteurs). Mais n’oubliez pas de partager des publications de qualité. Enfin, faites attention à l’image que vous souhaitez donner. Ce n’est pas un compte personnel, mais un compte auteur que vous devez promouvoir.
Certains auteurs rechignent à mettre une photo d’eux, je peux le comprendre pour ceux qui font un métier particulier ou qui écrivent dans des genres tels que l’érotisme. Pour les autres, je vous conseille d’ajouter une photo de vous en photo de profil. Cela crée un lien et les lecteurs se sentiront plus proches de vous. Et n’hésitez pas à parler un peu de vous, de votre quotidien, de l’écriture. Il ne faut pas tomber dans l’extrême en ne partageant que de la publicité pour vos livres! Ce serait lassant pour vos abonnés.

Aperçu de mon compte Pinterest

Est-ce que je peux m’en passer?

NON, NON et re-NON!

Je parle avec le recul, après deux ans d’autoédition. Je n’ai pas à me plaindre de mes ventes, j’ai trouvé un lectorat, certaines lectrices fidèles me suivent depuis un moment, d’autres sont plus récentes. Je fais partie d’une belle communauté d’auteurs et je suis convaincue qu’il ne faut pas se passer des RS. Ils nous sont indispensables car nous n’avons que trop peu d’autres moyens de communiquer. Certains auteurs font des salons, des dédicaces, soit, c’est un autre canal de diffusion. De mon côté, je n’en fais pas et je me contente d’Amazon et des RS et ça marche!

Je vois beaucoup d’auteurs, sur les groupes facebook notamment, qui se plaignent de leurs ventes, qui ne comprennent pas pourquoi ils ne vendent pas, pourquoi ça ne décolle pas etc C’est simple, c’est de l’investissement! Ça prend du temps, de l’énergie, il faut être présent, il faut être régulier, il faut travailler dur (évidemment d’autres éléments entrent en ligne de compte). Les RS sont un moyen de se faire connaître, mais il faut les comprendre, les connaître, les apprivoiser et savoir les utiliser au mieux.

Aperçu de mon compte Instagram

N’oubliez pas les hashtags

Twitter est le Roi des #, même si Insta le talonne. Les hashtags sont essentiels et permettent à votre publication d’être repérée par des personnes qui ne font pas forcément partie de vos abonnés. Regardez les # qui marchent sur des comptes similaires aux vôtres, créez aussi des #. On a vu les #vendredilecture #jeudiautoédition #mardiconseil #dimancheromance #samedidecommenter prendre de l’ampleur ces derniers temps, car ils sont suivis par les auteurs et les blogueurs qui se prennent au jeu. Chacun veut gagner en visibilité et donne de la visibilité aux autres par la même occasion, c’est du donnant-donnant et même du gagnant-gagnant.

Alors, n’hésitez pas et lancez-vous!

Par contre, ne vous amusez pas à chercher un # populaire (vous pouvez trouver la liste chaque jour sur Twitter) mais qui n’a rien à voir avec vos livres. Ça n’aurait aucun intérêt.

Aperçu de mon compte Twitter

Bilan personnel

Je pense que ce sont les réseaux sociaux qui m’ont permis de gagner en visibilité au fil des mois. Tout ne s’est pas fait en un mois, ni même en deux ou trois, ça a pris beaucoup plus de temps. J’ai aussi croisé la route d’auteurs et blogueurs avec lesquels je suis toujours en contact, même deux ans après. Les RS permettent de nouer des relations qui peuvent être durables. Alors évidemment, publier des livres régulièrement, avoir des lecteurs fidèles, écrire des livres de qualité, bénéficier de promotions ou de pub amazon, tout cela aide aussi à développer son lectorat et à gagner en visibilité, mais ne délaissez pas les RS, ils sont bien trop précieux pour les autoédités. Amazon, c’est une immense jungle avec des milliers de titres. Difficile de tirer son épingle du jeu, mais grâce aux réseaux, vous pouvez y arriver.

Mes réseaux, si vous voulez me rejoindre ^^

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A bientôt,

Audrey

9 conseils pour réussir ses dialogues

9 conseils pour réussir ses dialogues

Salut la compagnie,

Aujourd’hui, nous nous retrouvons pour un article dédié à l’écriture. Et plus particulièrement à l’écriture des dialogues. Je vous en ai déjà parlé au fil de mes articles, mais ils sont tellement essentiels à l’histoire qu’il était important que je leur dédie un article.

Il ne faut pas croire qu’un dialogue est facile à écrire. Bien au contraire. Même s’il s’agit de langage parlé, ils ne sont pas si simples à rédiger. Il faut qu’ils paraissent naturels tout en étant travaillés.

Voici quelques points essentiels à prendre en compte:

1/ Le dialogue doit avoir un intérêt

Il ne faut pas mettre un dialogue pour mettre un dialogue. Il faut que celui-ci ait un véritable intérêt dans l’histoire. Il peut:

  • Faire avancer l’histoire (expliquer quelque chose, révéler un secret, générer un conflit…)
  • Aider à connaître les personnages (origines, passé…)

Les dialogues permettent aussi de donner du rythme au récit ou de couper les descriptions afin de ne pas perdre le lecteur.

Il faut que chaque personnage ait sa personnalité propre, une manière de parler, des expressions qui reviennent. On doit pouvoir deviner qui parle sans précision supplémentaire. Cela peut dépendre de sa personnalité, de son âge, de son appartenance sociale, de son passé etc

2/ L’importance des incises

Beaucoup d’entre nous utilisent le verbe “dire” dans les incises des dialogues. Et ce n’est pas une erreur. Toutefois deux remarques sont essentielles:

  • Le verbe dire est connu de tous, il ne gêne pas la lecture, ne coupe pas le lecteur dans sa lecture. Il passe presque inaperçu tout en donnant des informations, vous pouvez donc l’utiliser sans souci.
  • Malgré tout, c’est un verbe terne et il convient de ne pas en abuser et de le remplacer par des verbes qui peuvent se révéler plus précis: répliquer, répondre, murmurer, souffler etc Ils donnent une information tout en apportant une touche qualitative à vos dialogues.

3/ Equilibrez le dialogue

Votre dialogue doit être équilibré, ça veut dire qu’il ne faut pas laisser un personnage faire un monologue d’une page au risque de perdre et d’ennuyer le lecteur. Au contraire, il faut alterner les répliques, faire vivre vos personnages et surtout entrecouper les répliques d’actions. Pas besoin que chaque personnage ait exactement le même temps de parole, mais n’oubliez pas d’alterner et surtout de faire parler tous les personnages présents (sauf cas particulier relatif à votre histoire). Bien sûr, un personnage timide, gêné, parlera moins qu’un personnage loquace ou qui se dispute avec un tiers, mais si trois amis discutent, il ne faut pas en oublier un au cours de la scène, alors qu’il aurait pu apporter quelque chose à l’histoire, ou alors c’est qu’il n’était pas essentiel à ce moment-là, il convient de le supprimer.

N’oubliez pas, aussi, qu’un dialogue permet d’en apprendre plus sur un personnage, on peut découvrir son caractère à travers ce qu’il dit. Alors, il faut bien travailler ses fiches-personnage en amont.

4/ Attention à la redondance

Le dialogue n’est pas là pour répéter ce qui a été dit dans la narration. On le voit trop souvent dans les romans, et c’est d’une lourdeur infinie! Au contraire, le dialogue doit apporter un truc en plus, des informations, des révélations, des questionnements, mais ne surtout pas se contenter d’un copier-coller de la narration. Ce serait très ennuyeux pour le lecteur.

5/ N’oubliez pas le contexte

Lorsqu’on écrit un dialogue, on a tendance à se concentrer sur les répliques sans se soucier de ce qu’il y a autour. Grosse erreur! Il ne faut pas oublier que les personnages ne sont pas immobiles comme des statues, sans décor, sans aucune mouvement. Au contraire, vous devez décrire ce qu’il se passe autour, s’il y a d’autres personnages, des interruptions, l’endroit où ils se trouvent, les mouvements qu’ils font. C’est essentiel pour que votre dialogue soit vivant.
N’oubliez pas de contextualiser le dialogue, donnez quelque chose à faire aux personnages (cuisiner, danser, faire du sport, promener le chien, faire les magasins, ranger un appartement, feuilleter un magazine, bref les possibilités sont multiples). Le contexte peut aussi permettre de découvrir le personnage (son travail, une passion, un repas de famille…). 

Les actions permettent aussi de couper le dialogue pour le rythmer et d’éviter les incises superflues afin de savoir qui parle.

6/ N’écrivez que l’essentiel et usez des silences

Lorsqu’on écrit un dialogue, il ne faut pas forcément le commencer et le terminer comme dans la réalité. Au contraire, on peut le prendre en cours de route et il peut se terminer sans que l’on ait réellement le mot final. Il peut se terminer sur de la narration, une interruption, un silence etc

Les répétitions, les réponses complètes, les “ma chérie” à chaque réplique, l’abus du prénom, les “Allô” etc sont superflus et alourdissent le texte. Ils ne permettent pas de le rendre fluide. Il faut donc les limiter voire les supprimer totalement dans certains cas. Tout ce qui ne permet pas de faire avancer l’intrigue est inutile.

D’autre part, les silences, les mouvements, les interruptions permettent de donner du rythme, ou d’aider à améliorer le récit. Il ne faut pas hésiter à les intégrer au dialogue.

Jouer avec les mots, faire dire le contraire de ce qu’il pense à un personnage, jouer avec les silences, ajouter des mensonges, des non-dits, changer de sujet, regarder ailleurs, envoyer des sms, ne pas être d’accord, tout cela rendra votre dialogue plus réaliste. Ne vous contentez pas de questions-réponses basiques. Cela ennuierait vite le lecteur.

7/ Langage parlé/ langage écrit

Un dialogue fait partie du langage parlé, toutefois, il s’agit d’un roman, il faut donc se méfier et ne pas être à 100% réaliste. Exercice difficile, je vous l’accorde. Il y a des mots qu’on utilise à l’oral, mais pas à l’écrit et inversement. Il faut donc savoir doser et jouer avec les mots. Votre dialogue doit être réaliste, il doit sonner juste, mais il ne faut pas tomber dans la banalité et les clichés sans intérêt.

Le dialogue doit aussi être rythmé et dynamique. Chaque réplique doit arriver au moment opportun, avec des mots choisis permettant de faire avancer la scène. 

8/ Utilisez des tirets cadratins ou demi-cadratins

Lorsque je corrige des manuscrits, je vois passer des tirets inappropriés en typographie. En effet, hors de question d’utiliser le tiret du 6 dans son roman (-). Il faut utiliser un tiret cadratin ou demi-cadratin afin de respecter les normes.

Vous pouvez le pré-enregistrer (notamment sur Word) afin qu’il remplace automatiquement le tiret que vous tapez. Pour cela, il faut aller dans Fichier, Options, puis Vérification et Option de correction automatique.
Attention toutefois, il ne faut pas préciser que le – du 6 doit être remplacé automatiquement par le tiret cadratin car tous vos traits d’union vont se transformer en tiret cadratin. Personnellement, j’ai mis — (trois tirets du 6), lorsque j’en tape trois à la suite, ils sont automatiquement remplacés par le tiret cadratin.

Sachez que vous pouvez aussi le faire manuellement :

  • alt + ctrl + (-) du pavé numérique
  • alt 0151
  • alt 0150 (demi-cadratin)

9/ Lisez à haute voix

Je vous l’accorde, ce n’est pas si simple. Personnellement, je me sens bête en lisant les dialogues, haha, mais bon, ce peut être un bon moyen de voir si le dialogue sonne juste, s’il est rythmé, si les termes choisis sont corrects ou superflus.

Vous pouvez même vous enregistrer ou les faire jouer à des proches.

En conclusion, écrire un dialogue n’est pas si facile qu’il n’y paraît, c’est même un exercice périlleux qui peut gâcher un livre s’il est mal maîtrisé. Il faut donc s’entraîner, relire, corriger, modifier, améliorer afin qu’ils apportent quelque chose au récit.

Et vous, à l’aise ou pas avec les dialogues?

A bientôt,

Audrey

7 clés pour réussir une histoire

7 clés pour réussir une histoire

Bonjour la compagnie,

Dans cet article, nous allons parler écriture et plus précisément de quelques astuces, outils pour améliorer une histoire.

Bien évidemment, il n’y a aucune recette miracle, aucune astuce qui permettrait de créer l’histoire qui va marcher, qui va toucher ses lecteurs, qui va trouver son public. Non, il y a bien des choses qui entrent en ligne de compte. Malgré tout, il existe quelques petits éléments qui permettent à l’histoire de partir avec les meilleures chances possibles.

Pour cela, dites-vous bien qu’il faut répondre aux question: qui, quoi, quand, comment, où et pourquoi.

1/ Avoir des bases solides

Afin de construire un bon roman, il faut travailler en amont afin de bâtir une histoire qui tient la route. Ne pas se contredire concernant un personnage, un événement, ne pas se tromper de lieu, ne pas oublier un point de l’intrigue… Il est parfois facile de commettre des erreurs dans un roman qui compte des dizaines, voire des centaines de pages. Une erreur d’inattention, un coup de fatigue, un enthousiasme trop important, et hop, une phrase de trop. Il est donc essentiel de bien préparer son récit.

Pour cela, plusieurs choses sont possibles:

  • Préparer un plan détaillé, une trame qui permet de savoir où on va. Bien sûr, elle n’est pas immuable, on peut la modifier, inverser des chapitres, ajouter des éléments. La trame évolue forcément au fil de l’écriture, mais elle permet d’avoir un filet, une idée précise de ce que l’on doit écrire (surtout si on travaille, qu’on a une famille et qu’on n’écrit pas chaque jour).
  • Préparer des fiches détaillées des personnages et des lieux. Il faut bien connaître ses personnages lorsqu’on débute une histoire. Connaître les qualités, les défauts, les failles, l’histoire, le passé d’un personnage c’est lui donner de la crédibilité et de la force tout au long du récit. C’est savoir comment il va réagir face aux situations, c’est le rendre réaliste aux yeux du lecteur. Tout comme connaître les lieux (être précis s’ils existent, être encore plus précis s’ils n’existent pas car il faut les avoir imaginés correctement afin qu’ils ne changent pas au cours de l’histoire).
  • Ne pas oublier les personnages secondaires. Il ne faut pas les faire apparaître sans raison, sans but. Il faut qu’ils aient une raison d’être, qu’ils servent à l’histoire. Il ne faut pas les mettre de côté en oubliant de parler d’eux pendant une grande partie de l’histoire. En clair, les personnages secondaires peuvent être utiles, ce sont eux qui donnent de la consistance et de l’épaisseur au personnage principal. Que serait Harry Potter sans ses amis ? Ses camarades de Poudlard ? Les professeurs ? etc

2/ L’enjeu de l’histoire

L’enjeu c’est ce qui se dispute dans l’histoire. C’est ce qui donne du poids à l’intrigue. Le pourquoi de l’histoire, le but, le message que l’on veut faire passer. Ce peut être parler d’un sujet fort comme les violences conjugales, le viol, l’homophobie, une maladie ou tout autre sujet. Ce peut-être aussi un roman qui parle de quête de soi, du bonheur, de développement personnel, de seconde chance etc A vous de trouver un enjeu suffisamment fort et intéressant: se libérer de ses chaînes, s’enfuir, s’extirper de son carcan, tout envoyer valser pour se révéler, aller au-delà de ses peurs, sauver sa vie. En gros, c’est un fil conducteur, le pourquoi du récit, ce qui vous mènera du premier chapitre au dernier.

Il peut évidemment y avoir plusieurs enjeux, mais il y en a toujours un qui surpasse les autres. L’enjeu permet de captiver le lecteur.

3/ Avoir une liberté d’écriture

Ne vous mettez pas la pression lors du premier jet, car comme son nom l’indique, ce n’est qu’un premier jet. Laissez-vous porter par l’intrigue, par l’histoire, par ce que vous ressentez. Ne vous posez pas de question sur l’orthographe, ou des détails insignifiants. Ne coupez pas l’inspiration parce que vous avez oublié une virgule ou qu’un mot est souligné en rouge. En bref, écrivez! Gardez cette liberté qui nous anime lorsqu’on débute l’écriture, lorsqu’on se plonge dans le récit, lorsqu’on s’immerge dans l’univers de nos personnages. Vous aurez tout le temps de retravailler les phrases, de modifier le texte, de remplacer des mots, d’ajouter de la ponctuation lors de vos relectures. Pas de censure, pas de feu rouge, écrivez sans vous poser de question.

4/ Ecrire des dialogues réalistes

Les dialogues sont essentiels à une histoire, ils donnent de la vie et rythment le récit. Mais attention, on voit trop souvent des dialogues irréalistes ou au contraire, bien trop familiers et sans intérêt. Il faut trouver le ton juste.

Pour qu’un dialogue soit réussi, il faut parvenir à donner une vraie personnalité à chaque personnage. C’est-à-dire que sans indication, on doit être capable de savoir qui parle (très difficile à faire, je vous l’accorde). Les personnages prennent vie à travers les dialogues. Ils peuvent avoir un tic de langage ou des expressions récurrentes. Mais n’en dites pas trop, un personnage doit garder une petite zone d’ombre pour stimuler la curiosité du lecteur. On ne doit pas tout dire et au contraire utiliser des expressions laconiques pour pousser le lecteur à s’interroger.

Il faut aussi parvenir à ce qu’un dialogue ne tombe pas dans l’ennui. On évite les phrases sans intérêt et vides. On se concentre sur des éléments qui font avancer l’intrigue, les personnages.

Le plus difficile est de trouver l’équilibre entre un dialogue travaillé et un dialogue du langage courant. C’est du langage parlé, mais dans un roman, on se doit d’employer un langage plus soutenu et plus abouti que dans la vie réelle. Le dialogue doit sonner “vrai”.

N’abusez pas des incises (demanda-t-il, répliqua-t-il sans gêne, répondit-il avec justesse). On en met pour donner du poids au dialogue, on choisit bien ses mots pour permettre au lecteur de s’immerger dans l’histoire, il doit savoir ce que ressentent les personnages, mais il ne faut surtout pas en mettre trop et à chaque réplique. Le dialogue deviendrait lourd. Parfois, utiliser le verbe “dire” suffit, d’autres fois, il vaut mieux choisir un verbe plus approprié (le verbe dire est un verbe terne).

Ajouter des informations sur les gestes, le décor, les sensations, les déplacements. Lors d’un dialogue, les personnages ne sont pas figés. Ils doivent se déplacer, faire des gestes, ressentir des choses, voir des choses, il faut en parler, décrire, pour donner de la vigueur aux répliques.

N’hésitez pas à jouer avec les silences. Ils ont parfois plus de poids que des paroles.

5/ Ne pas abuser des descriptions

De longues descriptions peuvent perdre le lecteur. Il ne faut pas en abuser. Décrire pour décrire ne sert à rien. Il ne faut pas non plus tout décrire de A à Z. Le lecteur aime avoir une marge de manœuvre, il aime pouvoir imaginer des scènes, des décors, des éléments. Il faut lui donner assez de détails pour qu’il soit immergé dans l’histoire et qu’il sente le travail de description de l’auteur, sans pour autant être noyé sous les informations. Il faut doser les descriptions, trouver un équilibre. Pour cela, rien de mieux que de faire lire son histoire à des tiers pour qu’ils donnent leur avis.

6/ Se documenter

On ne part pas au feu sans se préparer. On n’avance pas des informations si on n’a pas fait ses recherches avant. Surtout si on aborde des sujets qu’on connaît moins, voire pas du tout. Il faut se documenter, et se plonger dans un long travail de recherche afin de donner du poids à son histoire.

Ce travail de recherche peut porter sur des éléments psychologiques (la dépression, le deuil…), sur une maladie, sur des lois ou des éléments juridiques, sur des points précis (port d’arme, durée d’un voyage, modalités d’obtention d’un document). En bref, ne vous contentez pas d’imaginer, de croire que, de penser que, non! Vérifiez!

7/ Résoudre les intrigues secondaires

Pour approfondir son histoire et lui donner du corps, on a en général plusieurs intrigues et des personnages secondaires. Les intrigues secondaires permettent d’aborder d’autres enjeux, ou d’aider à résoudre l’intrigue principale. Ce qui est important, c’est de ne pas oublier de les résoudre. Si par exemple vous avez parlé d’une rencontre entre deux personnages secondaires, d’une histoire d’amour, ou au contraire d’un difficulté, il faut penser à “donner des nouvelles”, à développer cette intrigue et à la terminer ou à lui donner une fin à l’issue du roman. Il n’y a rien de pire que de ne pas savoir car d’un coup, l’auteur n’en parle plus.

J’espère que ces quelques informations vous aideront à ne pas perdre de vue des éléments qui peuvent vous aider à améliorer votre histoire. Évidemment, on pourrait ajouter bien d’autres choses, mais j’ai préféré me concentrer sur quelques points qui me semblaient essentiels.

A bientôt,

Audrey

10 conseils pour les auteurs débutants

10 conseils pour les auteurs débutants

Salut la compagnie,

Aujourd’hui, nous allons parler écriture, mais plus précisément de conseils à suivre lorsque l’on débute (et même après!) et surtout de choses à éviter.

1/ Lire, lire et lire encore!

Certains ne seront pas d’accord, mais je pense qu’il est nécessaire de lire pour écrire. La lecture ouvre l’esprit, développe l’imaginaire et améliore le vocabulaire. On en apprend forcément sur la narration, les structures narratives, la construction d’un récit, la typographie, en lisant. Bien sûr, certains auteurs préfèrent ne pas lire pendant les phases d’écriture et pour d’autres, c’est une source d’évasion. À vous de trouver votre rythme.

2/ Ecrire, écrire et écrire encore!

Il n’y a pas de secret, rares sont les écrivains qui ont un talent inné et instinctif. Pour les autres, écrire c’est du travail, beaucoup de travail! Et comme pour tout, on s’améliore en pratiquant. Il faut écrire, des romans, des idées, des histoires, des nouvelles, tout ce que vous voulez. Il faut pratiquer, souvent. Je ne suis pas de ceux qui pensent qu’il faut se forcer à écrire tous les jours, malgré tout, pour certains ça marche. Pour moi, ça vient par phases, par vagues, j’écris quand j’en ai envie et quand j’en ai le temps. Je ne me force jamais! J’ai la chance d’écrire assez vite mon premier jet, mais pour d’autres, cela peut prendre des mois, voire des années. Mais, ne vous mettez pas la pression. Ecrire oui, sous la contrainte, sans envie, à contrecœur, NON!

3/ Ne pas se comparer.

Ne vous comparez pas! Jamais! Il ne faut pas regarder dans le jardin du voisin. On a chacun sa vie, sa voie, son esprit, et il y a de la place pour tout le monde et pour toutes les histoires. Il ne faut pas se frustrer, se comparer aux autres auteurs, aux autres histoires que ce soit par rapport à un auteur connu ou à des auteurs indés que vous côtoyez. Croyez en vous!

4/ Trouver son style, son genre.

Il ne faut surtout pas écrire dans un genre parce que c’est celui qui marche en ce moment et il faut encore moins copier le style d’un auteur connu! Il faut trouver son propre style et écrire dans le genre qui vous plaît. Vous pouvez même écrire dans plusieurs genres, l’important c’est que ça vous fasse vibrer. L’écriture est un long chemin, il faut donc avoir la flamme et la passion pour aller au bout de l’aventure.

5/ Le trop est l’ennemi du bien.

Lorsqu’on écrit un premier livre, on a tendance à vouloir mettre plein de choses, plein d’informations, plein de scènes, plein de détails, plein, plein, plein! Mais il faut savoir doser. En effet, un lecteur noyé sous les informations, les adverbes, les descriptions… se perdra dans votre histoire et le récit perdra de sa force et de sa vigueur. Alors, n’hésitez pas à prendre du recul, laissez reposer votre histoire, prenez le temps de la relire plus tard, faites-la lire par des tiers afin d’en tirer la meilleure version d’elle-même.

6/ Bien s’entourer.

Il est nécessaire d’être entouré pour écrire. On oublie le cliché de l’écrivain solitaire, il l’est peut-être (mais pas toujours) pendant l’écriture, mais ensuite, il a besoin d’être entouré, surtout s’il est indépendant/autoédité. L’écrivain a besoin de bêta-lecteurs pour améliorer son histoire, d’un ou plusieurs correcteurs, de blogueurs pour l’aider à lancer son livre, d’un graphiste pour faire sa couverture. En bref, une multitude de personnes qui gravitent autour de l’auteur pour le soutenir dans sa publication. Bien sûr, il n’y a rien d’obligatoire et si vous êtes doué dans un domaine, vous pourrez vous passer d’un pro, mais si vous avez des lacunes dans certains domaines, alors entourez-vous des bonnes personnes!

7/ Ecrire pour soi.

N’oubliez pas que si vous écrivez c’est par passion. N’écrivez pas pour le lecteur, écrivez pour vous, une histoire qui vous plaît, qui vous anime, qui vous prend aux tripes. Ne vous posez pas de questions sur l’après. Lors de l’écriture, ne pensez qu’à ça!

8/ S’accrocher, ne pas perdre confiance.

Il y a des phases où vous perdrez confiance, des moments où vous vous direz que votre histoire est nulle, des moments où vous serez découragé, des moments où vous serez bloqué. Ne perdez pas confiance, faites le point, prenez l’air, sortez, vivez, vibrez et revenez à votre histoire plus tard. Vous trouverez forcément la bonne idée, la bonne phrase, la bonne tournure, mais il ne faut surtout pas rester bloqué face à son écran, encore et encore en se mettant la pression. Prenez du recul et revenez-y plus tard, ne perdez pas espoir, si cette histoire est faite pour être écrite maintenant, elle le sera. Et si ce n’est pas le cas, rien n’empêche de la mettre de côté pour y revenir plus tard, dans quelques jours, quelques semaines, quelques mois. Pas de panique!

9/ Soigner les premières lignes.

Le début d’un livre est essentiel! Que ce soit le prologue, les premières lignes du premier chapitre et même les premières pages. L’impression de départ est importante pour le lecteur. Certains peuvent abandonner ou même ne pas acheter car en feuilletant l’extrait, ils ne vont pas accrocher. Alors bien sûr, beaucoup de lecteurs s’accrochent et tentent d’aller plus loin, mais il est dommage de ne pas mettre toutes les chances de votre côté, non? Alors ne commencez pas votre histoire par une description basique des lieux et des personnages, plongez le lecteur directement dans le suspense, l’émotion, la peur, le doute (tout dépend de votre livre). Allez-y directement pour qu’il n’ait qu’une envie, tourner les pages!!

10/ Prenez du plaisir! Éclatez-vous!

L’écriture, c’est une passion et du plaisir. Ne le perdez jamais de vue. C’est un long travail, c’est difficile, on doute beaucoup, on est confronté aux critiques (parfois difficiles à encaisser!), mais il ne faut pas oublier ce qui nous anime, ce qui nous a animé au tout début. Parfois, je pense à mon tout premier livre, avant que tout ne débute, avant qu’il ne soit publié. Lorsque j’écrivais pour moi, tous les soirs en rentrant du travail. Plongée dans mon histoire, sans promotion, sans réseaux sociaux, sans chiffres, sans rien de tout cela, juste moi et mon histoire et c’était magique. Quand la machine s’emballe, il y a plein d’autres choses à gérer, et c’est le jeu de l’autoédition, mais gardez en tête cette passion et cette petite flamme au fond de votre être qui vous pousse à écrire, elle vous aidera à trouver la voie dans les moments de doute! ♥

J’espère que cet article vous aura aidé. N’hésitez pas à commenter.

À très bientôt,

Audrey ♥

La bêta-lecture

La bêta-lecture

Qu’est-ce que la bêta-lecture?

La bêta-lecture intervient entre la fin de l’écriture et la correction du manuscrit. Lorsque l’on a terminé son premier jet, laissé reposer, puis relu une nouvelle fois (ou plusieurs haha), il est temps de faire appel à des bêta-lecteurs pour avoir un oeil neuf et des premiers avis sur son histoire. À ce stade, le livre n’est pas prêt à être publié, il n’y a pas encore eu de corrections. Il s’agit d’avoir un avis sur le fond du récit avant de boucler tout le processus.

Est-ce obligatoire? Bien sûr que non, mais il faut savoir que c’est, malgré tout, une étape essentielle, notamment lorsqu’on est auteur indépendant. Je vous explique tout cela un peu plus bas.

Où trouver des bêta-lecteurs?

Certains auteurs font appel à des connaissances, de la famille, des amis, un conjoint. Personnellement, je ne trouve pas cela idéal. Ou alors, il ne faut pas se contenter de ces avis. Bien sûr, on peut avoir des proches qui nous soutiennent et sont les premiers lecteurs de nos livres, mais il leur est souvent difficile d’être objectif et ils peuvent avoir peur de vous froisser (ou pas! :p). Idéalement, il faut faire appel à des personnes extérieures, et encore plus idéalement, il faut changer de personnes à chaque roman. Ce n’est pas ce que l’on fait, en pratique, mais ce serait ce qu’il faut faire. Pourquoi? Parce que faire appel des personnes qui nous suivent, qui aiment tous nos romans et qui nous apprécient aussi en tant qu’auteur (forcément, au fil des livres, un lien se crée), ça revient à faire appel à des proches. Alors, on peut aussi avoir des bêta-lecteurs géniaux et qui parviennent à pointer les failles et les problèmes correctement, mais il faut bien les choisir afin de donner toutes les chances à son livre de trouver son public.
Pour trouver de nouveaux bêta-lecteurs, vous pouvez faire appel aux réseaux sociaux en passant une “petite annonce” et notamment sur des groupes facebook. Je vous conseille quand même de prendre des personnes qui semblent avoir l’habitude de le faire ou qui semblent de confiance (on n’est jamais sûr à 100 %, mais bon, si une personne est recommandée par d’autres auteurs sur le groupe ou les RS, ou si vous la côtoyez un petit peu, vous pouvez tenter le coup!)

Quel type de bêta-lecture?

  • Libre

Dans la bêta-lecture libre, l’auteur envoie juste son manuscrit et attend du bêta un retour sur le fond (cohérence, émotion, suspense etc), en bref un avis sur le ressenti après lecture, sur les points noirs repérés, sur les passages trop ou pas assez développés, sur les incohérences etc Le bêta n’est pas guidé et se contente de donner un avis honnête sur sa lecture.

  • Avec questionnaire

Dans la bêta avec questionnaire, l’auteur a en tête des points précis de bêta-lecture. Il peut fournir un tableau ou un questionnaire au bêta qui devra le remplir scrupuleusement au cours de sa lecture ou juste après. L’auteur peut donc aiguiller le bêta en lui indiquant ce qui compte dans son avis, sur quels points il doit se concentrer etc

Comment prendre en compte les avis?

Les avis peuvent être très différents d’un bêta à l’autre, d’ailleurs, chacun ne va pas s’attarder sur la même chose. Un lecteur peut être dans l’émotion, un autre dans le réalisme, un autre encore dans les descriptions ou les dialogues. En bref, il peut y avoir autant d’avis que de personnes. L’un peut adorer et un autre beaucoup moins aimer, c’est ainsi.
Alors comment prendre en compte leurs avis? Doit-on suivre les avis à la lettre, en mettre de côté?

J’ai envie de dire, un peu des deux. Si vous avez 4 bêtas qui pointent un souci sur un point de l’histoire ou sur un ressenti, forcément il faudra vous poser des questions et revoir ce passage.
Mais s’il n’y a qu’un bêta qui vous fait un retour, cela dépend beaucoup du retour en question. Ce peut être un bêta à l’oeil de lynx qui a repéré une incohérence, une erreur, quelque chose que les autres n’ont pas vu, mais ce peut être aussi un bêta qui n’a pas apprécié un passage pour une raison totalement subjective, dans ce cas, on n’est pas obligé de le prendre en compte.
En clair, cela dépend de ce que l’on vous dit ou non. L’important c’est de bien garder en tête qu’un bêta est là pour vous aider, vous donner des pistes, et qu’il faut prendre en compte tous les avis. Il ne faudra garder que ceux qui peuvent améliorer votre histoire, vous aider à l’amener à une meilleure version d’elle-même.

Les corrections ?

Est-ce qu’un bêta-lecteur doit repérer les fautes et effectuer un travail de correction?

Personnellement, je suis totalement contre! Bien sûr, il peut repérer des coquilles au cours de sa lecture et les faire remarquer. Tant mieux! Mais le bêta ne doit surtout pas faire un travail de correcteur alors qu’il est censé se concentrer sur le fond, sur l’histoire en elle-même, sur sa cohérence, sur l’émotion, les descriptions. Il doit se comporter en lecteur et non pas en correcteur. Pour avoir fait de la bêta et de la correction, ce sont deux choses totalement différentes. Lorsqu’on se concentre sur la correction, la vraie, on en perd un peu l’essence du livre, ce qu’il peut nous apporter en terme d’émotion. Quand on se plonge dans une histoire, on doit s’y plonger vraiment. Pour les corrections, on fait appel à un correcteur.

D’ailleurs, la bêta-lecture peut aussi nécessiter des modifications de l’histoire, des changements, importants ou non, dans tous les cas, un passage par la case correction sera nécessaire par la suite. Autant faire les choses dans l’ordre!

Pour conclure, la bêta-lecture est une étape indispensable, mais non obligatoire. À vous de voir si elle peut être bénéfique à votre histoire. Si vous avez un doute, si vous avez besoin d’un avis extérieur, si vous sentez qu’il manque un petit truc en plus, si vous avez fait de grosses modifications et que vous avez besoin que quelqu’un jette un petit coup d’œil, alors tentez l’aventure. Je connais aussi des auteurs qui ne font jamais appel à des bêta-lecteurs et qui s’en sortent très bien. À vous de trouver votre rythme, vos habitudes, vos préférences.

A bientôt,

Audrey

Choisir le prix de son livre

Choisir le prix de son livre

Salut la compagnie,

On se retrouve pour un article concernant la publication de son roman, et notamment le choix du prix de son livre.
Ici point de débat, je vais juste vous parler de ce qui se fait actuellement pour les indés, après, libre à vous de suivre le mouvement ou de proposer une chose différente. C’est bien là le propre de l’auteur autoédité, c’est qu’il peut faire ce qu’il veut.

Les livres brochés

Je dois dire que pour le livre broché, on se pose beaucoup moins de questions. Il faut aussi savoir qu’on vend beaucoup plus de livres numériques que de brochés (sauf si vous faites des dédicaces, salons et autres, mais c’est une autre histoire). Pour bien déterminer le prix de son broché, il faut vérifier deux points:

  • d’une part, regarder le prix minimum qui “rembourse” l’impression + le bénéfice qui revient à la plateforme (type Amazon) et donc voir à partir de quel montant vous touchez une redevance. Vous pouvez déterminer quelle redevance vous souhaitez gagner: 1€, 2€, 4€, à vous de réfléchir, mais ne soyez pas trop gourmand, surtout si vous débutez.
  • d’autre part, observer les prix du marché. Ne partez pas sur un auteur très connu, du type Musso ou autre, choisissez des auteurs moins connus, voire des indés comme vous. Voyez quel prix ils proposent, tout en faisant attention à prendre un livre qui contient à peu près le même nombre de pages que vous. Si votre roman fait 150 pages et que vous regardez un livre qui contient 350 pages, ce ne sera pas la même gamme de prix. En bref, il faut se trouver dans une fourchette correcte. Ce n’est pas parce que vous avez mis 10 ans à écrire votre roman que vous pouvez le proposer à 20€ alors qu’il ne contient que 200 pages. Il faut aussi séparer l’émotionnel du côté plus commercial.

Les livres numériques

Les livres numériques sont ceux qui prêtent au débat.
Beaucoup d’auteurs ont tendance à se comparer aux maisons d’édition, sauf qu’on le sait très bien, les ME abusent quant aux prix des numériques. Parfois ils dépassent les 10€, soit plus chers qu’un poche. On le sait, ils veulent vendre du format papier. Mais de votre côté, vous êtes un indé, il ne faut pas s’enflammer.

  • La taille compte (haha!), oui, votre livre de 500 pages ne coûtera pas le même prix que votre roman de 200 pages. Ici aussi, il faut garder une certaine logique. Toutefois, il ne faut pas tabler trop haut non plus.
  • Les indés vendent le plus souvent leurs romans à 2€99 (voire 3€99). C’est un prix courant et correct. Même si certains ont l’impression de brader leurs oeuvres, il faut aussi se dire que nous ne sommes personne dans la masse des livres et dans la masse amazon, si vous utilisez cette plateforme. Si c’est votre premier roman et que vous avez peu de réseau, vous ne pouvez pas prétendre lancer votre roman à 5€99. Alors, oui, vous le pouvez, mais si votre objectif est de toucher plus de monde, de trouver des lecteurs… ça risque de bloquer à un moment donné. Bien sûr, si vous vouliez seulement publier et que vous vous en fichez du nombre de ventes, alors foncez!
  • Si vous avez déjà plusieurs romans à votre actif, vous pouvez tenter le coup en augmentant le prix du ou des livres les plus récents. Si vous avez un certain lectorat, une notoriété grandissante et un réseau qui vous suit à chaque sortie, alors le bouche-à-oreille et la communauté qui vous suit sauront vous épauler. Vous pourrez alors prétendre à un prix un peu plus élevé.


Le prix de lancement

Même si vous ne souhaitez pas “brader” votre roman, il reste une étape importante et qui me semble essentielle: le prix de lancement. Alors oui 0.99€ (certains proposent 1€49) pour un roman qui demande des mois de travail, c’est presque honteux et ça fait mal au coeur, mais j’ai envie de dire que c’est le jeu et c’est l’affaire d’une ou quelques journées tout au plus. Pour lancer son livre et parvenir à lui donner toutes les chances possibles dans la masse d’ebooks disponibles, il faut sacrifier une partie de ses redevances et de ses sentiments pour atteindre un maximum de lecteurs le jour J. Ce fameux prix de lancement permet d’atteindre le top 100 amazon et de gagner en visibilité. Et quoi qu’on en dise, la visibilité est essentielle pour nous! Alors réfléchissez-y car ça peut permettre à votre roman de décoller et d’être lu à grande échelle. ♥

Quoi qu’il en soit, vous pouvez parfaitement tenter un prix plus haut et puis le baisser si ça ne marche pas, ou proposer des promotions. A vous de tester et de voir ce qui vous convient le mieux par rapport à vos attentes, vos envies, vos objectifs. Chacun est libre en autoédition de faire comme il le souhaite. C’est l’avantage de notre situation, cette liberté qui anime chacun de nos mouvements. ♥
En tout cas, bonne chance et à bientôt.

Audrey

Pourquoi organiser un jeu-concours ?

Pourquoi organiser un jeu-concours ?

Salut la compagnie, suite de nos articles concernant la sortie d’un livre, aujourd’hui, on parle de l’organisation d’un jeu-concours.

Alors, bien sûr, on peut organiser un jeu-concours à diverses occasions: atteinte un certain nombre d’abonnés, anniversaire d’une publication etc mais dans cet article, je vais me focaliser sur un jeu-concours pour préparer la sortie d’un nouveau livre.

Un jeu-concours, qu’est-ce que c’est?

Un jeu-concours permet d’offrir des cadeaux en invitant les personnes à effectuer une action. C’est aussi l’occasion de gâter ses abonnés.

Les conditions?

Par expérience, il n’est pas recommandé ni conseillé de demander beaucoup de choses en échange d’une participation: par exemple, on évite de demander : le like de la page (d’ailleurs sur facebook, il y a des règles à ce sujet) + le commentaire + le partage + inviter des amis. Les gens observent rarement la totalité des conditions et ça peut en décourager certains. Faites simple!

Pour mon dernier concours, j’ai juste demandé un partage (ou RT). Certains se sont abonnés naturellement à mon compte/ma page, d’autres ont invité d’eux-mêmes des personnes à participer. ^^

Les lots ?

En principe, les auteurs indés proposent des ebooks faute de moyens. Ça se comprend. Mais lorsqu’on commence à avoir plusieurs livres à son actif, on peut proposer de nouveaux lots. Pour les premiers concours, on peut proposer un/des brochés en plus des ebooks (ça attire aussi les lecteurs du format papier).
Pour mon dernier concours, j’ai ajouté une box en premier lot, car j’en propose à mes lecteurs et qu’aujourd’hui, je peux me le permettre^^ Le coût est amorti par les ventes.
J’avais donc proposé: une box, un broché et 3 ebooks. Soit 5 gagnants. Vous pouvez aussi en proposer plus, du style 10 gagnants = 10 ebooks. En bref, à vous de voir. Mais dites-vous qu’il y a un grand nombre de concours sur les réseaux sociaux et qu’il faut aussi se démarquer un petit peu. Alors proposez un petit plus qui ne se trouve pas forcément ailleurs, soit par le nombre de lots, soit par leur contenu. Par contre, je suis contre les gains de type: chèque-cadeau, bon d’achat et autre pour un auteur. Le but étant de faire de la pub pour vos propres livres et donc d’agrandir votre communauté de lecteurs.

Où proposer le concours?

Deux possibilités s’offrent à vous.

  • Soit vous proposez un concours sur votre site en demandant aux lecteurs de s’inscrire et/ou de répondre à des questions (ce qui augmente aussi votre nombre d’abonnés si vous proposez des articles ou des Newsletters), mais attention, ce type d’inscription est moins suivi.
  • Soit vous proposez un concours sur les réseaux sociaux (ceux sur lesquels vous êtes présents ou ceux sur lesquels vous avez le plus d’abonnés, à vous de décider).

Quand le proposer?

N’attendez pas la sortie du livre pour le proposer. Prévoyez de le publier avant la sortie. L’idée est aussi de faire gagner votre livre en avant-première.
Donc anticipez et essayez de le proposer au moins deux semaines avant sa date de publication.

OK, mais ça apporte quoi?

L’idée est bien évidemment de gagner en visibilité et de faire parler de votre livre avant sa sortie. La couverture doit circuler un peu partout sur les RS. Cela vous fait de la pub et c’est bien ce dont les auteurs indés ont besoin.
Pour mon dernier concours, j’ai eu plus de 400 participations, tous réseaux confondus. Ça fait une sacrée pub, même si évidemment, les 400 n’achètent pas le livre ensuite. Mais la couverture circule, le nom, le résumé, les gens ont entendu parler de votre livre, les amis des abonnés, les amis des amis etc Parfois, les gens l’achètent plus tard, ce n’est pas grave. C’est toujours de la visibilité de gagnée.

Comment?

Préparez un joli visuel avec la couverture de votre livre. N’oubliez pas de bien préciser les lots, les conditions, les dates. Et n’oubliez pas de faire monter la sauce, partagez la publication, répondez aux gens qui commentent. En bref, soyez présents et actifs.

Et le tirage au sort?

Cela dépend des RS, il existe plusieurs sites permettant d’effectuer les tirages au sort: TWrench, random etc Vous pouvez aussi donner un numéro à chaque participant et tirer les numéros gagnants (à l’aide d’un logiciel ou sur papier), ou alors préparer des papiers avec le nom des participants et les tirer au sort (idéalement vous pouvez même faire une vidéo^^)

En conclusion, organiser un jeu-concours a pour but de gagner en  visibilité et de faire parler de son livre avant sa sortie. Vous pourrez aussi  toucher de nouveaux lecteurs et surtout gâter vos fidèles abonnés. 

Choisir une date de sortie

Choisir une date de sortie

Salut la compagnie,

Nous nous retrouvons pour un article concernant l’organisation de la sortie de son livre et notamment le choix crucial de la date de sortie.

1- Une date avec une signification

Le problème ne se posera pas si vous avez une idée de date en tête, qui correspondrait à un événement précis. Par exemple, une fête ou une journée mondiale. En effet, si votre livre aborde un thème fort, vous pouvez parfaitement croiser la date de sortie avec la journée mondiale correspondante, cela vous permettra avec les hashtags de faire de la pub. Il se peut aussi qu’une date vous tienne à cœur et que vous souhaitiez publier votre roman à ce moment précis. Par exemple pour “Maintenant et à jamais“, je voulais absolument que mon livre paraisse le 14 juillet, soit un an après les attentats de Nice, c’était très important pour moi.

N’hésitez pas à fouiner du côté des journées mondiales, ou fêtes particulières pour donner du poids à la sortie de votre roman.

2- Avoir un objectif

Avoir une date en tête permet de se fixer un objectif (cela évite de procrastiner). Que ce soit une date qui vous tient à cœur ou une date choisie, avoir cet objectif vous permettra d’organiser votre sortie et votre planning. Pas de raison de repousser, tout est une question d’organisation.

3- Ne pas se mettre la pression

Malgré tout, il ne faut pas tomber dans un travers courant: se mettre la pression! Eh oui, sortir un livre peut devenir stressant, il y a beaucoup de choses à préparer en tant qu’indé, on doit tout gérer de A à Z, on voit le temps qui passe, on bosse à côté, on a d’autres choses à faire, et si on veut tenir ses délais, on peut vite se mettre la pression et sombrer dans le stress et l’anxiété. Alors pas de panique, on s’organise, on fait une ou plusieurs listes, on intègre tout cela dans son quotidien et ça va bien se passer.

4- Ne pas se précipiter

Et pour ne pas sombrer dans la panique (voir plus haut!), il suffit de se ménager en organisant cela sur un laps de temps assez long. Bien sûr, avec l’expérience, on gère mieux, on fait les choses plus vite, on prend le coup de main, mais lorsqu’on débute, il faut aussi penser à garder du plaisir. Il ne faut pas que la joie de l’écriture soit absorbée par tout ce qu’il y a autour.
D’autre part, il faut aussi se dire qu’il y a beaucoup de choses à réaliser avant le jour J: demande d’ISBN, corrections, mise en page, couverture, booktrailer, promo sur les RS etc Il faut donc prévoir tout cela pour l’étaler dans le temps afin d’amorcer au mieux la sortie du livre.
Certains auteurs qui ont une très grosse communauté peuvent se permettre de lancer un livre en peu de temps (je pense à Théo Lemattre, Matthieu Biasotto ou encore Sonia Dagotor). Exit les semaines de promo, en une ou deux semaines, le bébé peut être lancé et cartonner. Mais pour les autres, il y a du boulot si on veut réussir son lancement. Alors prévoyez 4 à 6 semaines de promo (pré-sortie) + un planning avec toutes les formalités à réaliser en avant.

5- Etre disponible

Le jour J est un jour crucial, il faut absolument que ce soit un jour où vous êtes disponible. Vous allez devoir faire de la pub, répondre aux commentaires des gens, partager les premiers avis ou classement, RT ou partager les publis des lecteurs et blogueurs. En bref, il faut être là pour faire monter la sauce et permettre à votre livre d’avoir de la visibilité.

6- Changer de période ou de mois

Personnellement, j’aime changer de mois pour chacun de mes livres.
Maintenant et à jamais est sorti en juillet.
Contre vents et marées en février.
La valse des souvenirs en octobre.
A fleur de coeur en mars.

Lorsque j’aurai atteint les 12 mois, je reprendrai à zéro, haha, mais en attendant, j’aime alterner les mois.
En tout cas, il est intéressant de changer de période à chaque livre pour trouver celle qui marche le mieux. Par exemple un feel-good ou une comédie romantique a tendance à bien marcher juste avant l’été, c’est frais, léger, parfait pour les vacances ou la plage. Les histoires de Noël marchent bien vers novembre-décembre. Donc changez, testez, observez et tirez-en les conclusions nécessaires.

7- Regarder ses statistiques

Si vous avez déjà publié un ou plusieurs livres, il est intéressant de voir quels sont les jours où vous vendez le plus et ceux où vous vendez le moins. Par exemple, si le dimanche est votre bête noire et que vous ne vendez quasiment rien ce jour-là, on évite de sortir son livre à ce moment-précis. On choisit un jour où nos livres se vendent plus pour s’assurer un minimum de ventes.

8- Les vacances d’été

Les vacances d’été sont difficiles pour beaucoup d’auteurs (janvier aussi en général). Il est déconseillé de lancer son livre en juillet ou en août. Les gens partent en vacances, parfois durant 2 ou 3 semaines, donc on ne préfère pas lancer durant cette période. A vous de voir si vous préférez agir de cette façon. Personnellement, j’ai lancé mon premier livre en juillet, mais ça n’aurait rien changé car je n’avais pas de réseau à l’époque. Donc l’impact était minime. Malgré tout, mon livre a vraiment décollé en septembre… Alors… à vous de voir.

Pour conclure, il est important de préparer sa sortie en amont, de donner de la visibilité à son livre avant même qu’il ne soit disponible, et surtout il faut choisir une date intéressante qui vous permettra d’être présent et de donner les meilleures chances possibles à votre manuscrit.

Bonne chance, et n’hésitez pas à me contacter si vous avez des questions.

A bientôt,

Audrey

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