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Créer des personnages

Créer des personnages

 

Salut la compagnie, aujourd’hui on parle écriture et plus particulièrement des personnages de roman.

Un peu comme pour l’écriture du roman, il existe deux catégories d’auteurs: ceux qui préparent tout en amont, et ceux qui y vont au feeling.

Faisant partie de la première catégorie, je vais vous parler de cette méthode. Mais quelques conseils pourront quand même vous servir si vous êtes de ceux qui ne préparent pas de fiches ou de plans avant l’écriture.

 

1/ Les fiches personnages

Si vous aimez préparer, anticiper, organiser votre écriture, vous créez sûrement des fiches pour chaque personnage.

En quoi ça consiste? C’est simple, il s’agit pour chaque personnage de lui créer une fiche d’identité qui comprend tout ce que l’on doit savoir sur lui: son nom, son âge, sa ville ou son pays, son caractère, son physique, ses traits particuliers etc En gros, ce qui permet d’apprendre à connaître un personnage.
Elles peuvent être plus ou moins détaillées selon vos besoins. Vous pouvez pousser dans le détail ou vous contenter de l’essentiel. Tout dépend de vous et de votre manière d’écrire.

A quoi ça sert? Cela sert à se sentir à l’aise avec ses personnages. Avoir réfléchi aux failles, au caractère, aux particularités de son personnage permet de lui donner du corps et une certaine présence dans le texte. Cela permet aussi de ne pas s’emmêler les pinceaux et de ne pas confondre des détails au cours de l’écriture. Il est facile d’oublier que Marc a un tatouage sur le bras gauche et que Paul a une barbe. D’autre part, préparer une fiche oblige à réfléchir à son personnage, à ce qu’on attend de lui, à ce qu’il souhaite obtenir dans le livre, à son rôle dans le récit. Cela permet de ne pas se sentir décontenancé ou perdu et permet d’éviter la création d’un personnage creux et sans consistance.

Sur le net, vous pourrez trouver beaucoup de fiches toutes prêtes, je n’en partage qu’une pour vous donner une idée, ICI. De mon côté, j’ai préféré créer mes propres fiches sur Word afin qu’elles collent à mes besoins.

Lorsque vos personnages sont nombreux ou qu’il existe de grands familles (roman historique), n’hésitez pas à faire une liste récapitulative de vos personnages voire un arbre généalogique.

 

2/ Créer des personnages vivants

Il faut pouvoir aimer ou détester les personnages. Il faut qu’ils inspirent de l’émotion, un sentiment. Il faut que le lecteur puisse s’identifier aux personnages ou au moins (pour les antagonistes) les sentir vivants et vibrants. Il n’y a rien de plus ennuyeux qu’un personnage creux, sans saveur et fade. Il faut creuser et rendre son personnage réaliste (au sens où il doit avoir des qualités, des défauts, des failles, des doutes…).

Voici des astuces pour vous aider à créer des personnages réalistes:

  • Leur créer une vie

Vos personnages doivent exister. Il faut avoir l’impression de débarquer dans leur vie à l’instant T. Mais ils doivent avoir un passé, une histoire, une vie passée et présente. Même si tout n’est pas dit dans le roman, vous devez avoir préparé tout cela en amont pour bien les connaître, comme des amis ou des ennemis que l’on côtoie. Ce sont des êtres humains qui doivent avoir une enfance, une ville de naissance, des amis, des doutes, des expériences etc En bref, donnez leur du relief.

  • Les émotions

Vos personnages ressentent des choses. Marquez bien leur tempérament, leur caractère, leurs envies, leurs doutes. S’ils sont timides, ambitieux, colériques, tout doit se sentir dans leurs attitudes, leurs gestes. Vous ne devez pas vous contenter de décrire leurs émotions, il faut les démonter par leurs attitudes, leurs actes, leurs réactions.

  • Les objectifs

Chaque personnage doit avoir un rôle dans l’histoire. À quoi sert-il? Que fait-il ici? Pourquoi est-il dans ce livre? Est-il le héros? Qu’apporte-t-il au héros? etc Vos personnages peuvent avoir des buts, des objectifs, des envies, des rêves. À vous de leur donner une direction à suivre. Ils doivent servir l’intrigue et ne pas être présent sans réel but.

  • Donnez-leur une personnalité

Un élément essentiel et pourtant difficile. Il faut que chaque passage identifie clairement les personnages, même sans avoir besoin de les nommer. C’est-à-dire qu’au travers des actes, des réactions, des dialogues, il faut pouvoir identifier chaque personnage. Le caractère de chacun doit être identifiable. C’est très difficile je vous l’accorde, surtout pour la partie dialogue. Chacun doit avoir sa manière de parler, de s’exprimer, mais ce n’est pas une étape facile et je pense que ça vient avec l’expérience et l’entraînement.

  • Donnez leur du corps

Vos personnages ne doivent pas être parfaits et lisses. Ils doivent avoir des failles, des doutes, des moments de colère ou d’échec. Ils doivent souffrir ou ressentir des choses. En bref, ils doivent être vivants. Nous ne sommes pas parfaits, eux non plus. Rendez-les réels!

 

 

  • Évitez les clichés

Les clichés sont fades et prévisibles. Bien sûr, on peut en utiliser certains, parfois ça fait aussi du bien par exemple dans les romances. Mais il est plutôt positif d’en changer, de casser les codes et de tenter de créer des situations nouvelles. Pas facile avec le nombre de romans déjà publiés, mais il faut malgré tout tenter de trouver une certaine originalité dans chaque histoire en y mettant une touche personnelle.

  • Présentez les personnages

Ne présentez pas les personnages en totalité dès le début du livre. Amenez les éléments petit à petit, au gré des situations et au fil des chapitres. Présentez les personnages au fur et à mesure, tout comme leurs goûts, leur physique, leurs envies. Pas besoin de faire un catalogue dès le premier chapitre.

3/ Intéressez-vous à la psychologie

La psychologie n’est pas un domaine qui plaît à tout le monde. Malgré tout, il est intéressant de s’intéresser à la psychologie afin de travailler ses personnages. Pour certains, cela est inné et simple, pour d’autres, il va falloir se renseigner et travailler pour décortiquer le cerveau de vos personnages.

Pour cela, il existe des livres ou des sites qui peuvent vous aider.

 

4/ Imaginer leur physique

Il n’est pas toujours nécessaire de décrire le physique de vos personnages, tout dépend de votre histoire, de votre genre de roman. Malgré tout, il est bon de savoir à l’avance à quoi ressemblent vos personnages. Cheveux longs? Courts? Peau de quelle couleur? Quelle origine? Tatouages? Barbe? Rondeurs ou non? Grand? Petit? Couleur des yeux? En bref, vous devez avoir une idée précise de ce à quoi ils ressemblent.

Soit, vous imaginez facilement le physique et vous les avez en tête, soit vous pouvez vous aider de dessins ou de photos trouvées sur le net pour vous aider à les décrire et à les imaginer.

 

5/ La courbe du personnage

Chaque personnage a sa propre courbe, c’est-à-dire son évolution au cours de l’histoire. Il passe d’un stade à un autre. Il faut imaginer comment, quelles épreuves il traverse, d’où il part et où il va.

Il n’existe qu’un personnage dont la courbe est quasi nulle: l’ange voyageur. Un personnage qui est là pour aider le héros mais qui n’évolue pas, il ne change pas.

Un personnage ne peut pas changer de cap d’un coup, ou être méchant tout au long du roman et finir gentil dans le dernier chapitre. La progression doit être logique, avec des étapes et des paliers. Il doit évoluer en respectant sa courbe. Cela permet de conserver une certaine cohérence.

Chaque personnage possède des caractéristiques immuables (qui ne changeront pas) et des caractéristique qui elles changeront au cours de l’histoire. Il faut que le personnage conserve son essence et ce qui le définit, malgré son évolution et sa transformation.

 

6/ La faille

Les personnages possèdent une faille: une cassure, un élément personnel et intérieur. Cette faille peut être psychologique (le personnage se fait du mal, il veut résoudre le problème en lui-même), ou morale (il fait du mal aux autres).

Il peut aussi être habité par un fantôme intérieur: un traumatisme, un élément grave qui contamine sa vie, son quotidien, sa relation aux autres ou sa perception de lui-même.

 

7/ Les archétypes

  • L’antagoniste: Sa courbe évolutive est nulle. C’est le méchant de l’histoire. Il possède une faille morale et ne change pas.
  • Le mentor: c’est celui qui guide, qui conseille, qui aide les héros.
  • Le meilleur ami: celui qui épaule, qui conseille, toujours présent malgré les difficultés. C’est un soutien.

 

8/ Distinguer bien l’auteur et le personnage

Chacun de nous écrit avec son coeur ou ses tripes. On écrit souvent en partant de ce que l’on connait ou de ce que l’on ressent. Et il est clair que l’on met toujours un peu de soi dans un roman, mais il ne faut pas se tromper. Vous n’êtes pas le protagoniste (sauf à écrire une biographie ou une histoire vraie), vous devez créer un personnage avec ses failles, son caractère, ses réactions propres. Il n’est pas vous et vous devez le faire réagir différemment, avec ses propres émotions.

 

J’espère que cet article vous aidera à créer des personnages vibrants et réalistes. Je vous mets juste en-dessous quelques liens qui pourront vous permettre de le compléter.

 

Comment donner du relief  à vos personnages?

Le guide ultime de la création de personnages

Comment créer un personnage?

Faire une fiche personnage

Comment construire des personnages: vidéo de Samantha Bailly

 

À bientôt,

Audrey

 

 

 

Gérer son temps d’écriture

Gérer son temps d’écriture

 

Salut la compagnie,

 

Aujourd’hui, parlons temps d’écriture.

Je mets de côté les personnes qui ont fait de l’écriture leur activité principale. Je vais plutôt vous parler de ceux qui ont une activité principale autre, un métier, des enfants, bref une vie à côté. Une vie prenante et qui empêche parfois de dégager du temps pour écrire.

Je vais tenter de vous donner quelques astuces, quelques idées à appliquer pour développer votre temps d’écriture. Bien sûr, pas de recette miracle, pas de solution qui fonctionne à 100 %, mais plutôt des choses à tester afin de trouver ce qui vous convient le mieux.

 

Le problème

Le principal problème, c’est le temps… Eh oui, entre les enfants, les repas,  les activités, le travail, les dossiers, les factures, les rendez-vous, la fatigue et autres, il est facile de se dire que nous manquons de temps. Pourtant, il est toujours possible de trouver des moyens pour dégager du temps au sein de sa journée.

 

1_ Ne culpabilisez pas

« Non, mais je dois m’occuper des enfants, j’ai des factures à traiter, je dois aller faire les courses, je m’étais promis de faire du sport, je dois préparer le dîner..etc » Il y a toujours mille autres choses à faire, et pourtant… Ne culpabilisez pas et ne perdez pas de vue votre objectif, votre rêve. Si vous voulez écrire un roman, si c’est votre rêve, si votre passion c’est d’écrire, si vous ne rêvez que de ça, alors pas de culpabilité, la vie est trop courte, vous avez aussi le droit de penser un peu à vous et de vous faire plaisir.

 

2_ Ne procrastinez pas

Cessez de remettre au lendemain. Il y aura toujours quelque chose à faire, un imprévu, un souci, une urgence. Tout peut être prétexte à reporter sa session d’écriture. Eh bien non! C’est aujourd’hui, c’est maintenant!

 

 

3_ Organisez-vous!

Faites un petit bilan de votre emploi du temps avant de décréter que vous n’avez pas le temps d’écrire. Notez pendant une ou deux semaines tout ce que vous faites chaque jour. C’est fastidieux, ce n’est pas passionnant, mais c’est utile. Ensuite, faites le tri entre ce qui est essentiel et nécessaire et les choses qui le sont moins. Vous pourrez toujours rogner sur quelque chose ou trouver des petits temps morts dans votre journée pour intégrer une session d’écriture, même courte.

Enfin, confectionnez-vous un planning. Notez-vous ce que vous devez faire et quand. Faites des listes pour positionner vos activités (urgent, important…).

Par exemple, à midi, hop vous traînez à la machine à café avec les collègues, non vous allez écrire.

Dans la voiture, dans les embouteillages, vous écoutez la radio, non vous allez préparer votre écriture.

Vous attendez dans la salle d’attente du médecin, non, vous écrivez.

Et ça fonctionne pour plein d’autres moments de votre journée!

Pour relire mon article sur google agenda, c’est par ICI.

 

4_ Préparez votre cession d’écriture.

C’est bien joli de se prévoir un temps d’écriture. C’est bien, mais si vous passez 10 minutes à reprendre le fil, à réfléchir à ce que vous allez écrire, à tenter de vous rappeler du chapitre précédent etc, ça devient vite compliqué. Donc préparez votre cession! Soit vous utilisez un plan (créé avant de commencer votre roman), soit vous faites un petit bilan de ce qui a été écrit dans le chapitre précédent et de ce dont vous allez parler dans le prochain chapitre, pour pouvoir vous y mettre directement au moment de votre session.

 

5_ S’enregistrer

Lorsque j’étais à la fac, il m’arrivait d’enregistrer les cours avec un dictaphone. Et je pense que ça peut être une bonne idée pour préparer ou avancer sur l’écriture de son roman. Il y a des applications sur le téléphone qui peuvent tout à fait faire l’affaire. Par exemple, dans la voiture, dans les embouteillages, au lieu de ne rien faire, hop, on enclenche le dictaphone et on enregistre ses idées, on dicte son chapitre, bref, pensez à votre roman!

 

6_ Le miracle morning

Vous en avez sûrement entendu parler: le miracle morning. C’est à la mode, on en parle partout et apparemment ça marche…! Alors honnêtement, je n’ai pas testé et je ne compte pas le faire, malgré tout, je me dois de vous en parler car beaucoup d’auteurs le pratiquent.
L’idée est en résumé de se lever plus tôt le matin, pour faire diverses choses: prendre le temps, lire, faire du yoga ou encore écrire. Pas mal d’auteurs se lèvent donc une heure avant pour pouvoir profiter du calme du matin pour écrire. Pas d’enfants, pas de mari, pas de téléphone, pas de distraction. Et a priori, ça fonctionne!

Bon de mon côté, je ne suis pas du matin et je préfère me coucher tard que me lever tôt, donc je n’ai aucunement envie de me lever à 5h30 pour écrire, je serais incapable de m’y coller. Mais si certains aiment se lever tôt ou sont incapables d’écrire après une journée de travail, pourquoi ne pas tenter…

Pour découvrir la méthode, c’est ICI.

 

7_ Écrire tous les jours

Certains auteurs préconisent d’écrire tous les jours, sans exception. Pas forcément durant une heure. 10 minutes, 20 minutes, mais tous les jours. Il est plus facile de dénicher des petits créneaux dans sa journée qu’une heure entière.

Il faut aussi trouver votre moment pour le faire: le matin avant le réveil des enfants, juste après le repas du midi, en fin de journée, après le coucher de la petite famille. Bref, à vous de tenter de trouver le moment qui vous arrange. Si c’est à heure fixe, c’est un peu plus simple pour ne pas y déroger, comme une routine, une habitude. Mais d’autres préféreront sûrement écrire lorsqu’un moment se libère dans la journée, tantôt le matin, tantôt entre deux rendez-vous, tantôt le soir. Le hic c’est qu’il ne faut pas attendre LE moment, au risque de ne pas écrire du tout.

 

8_ Écrire partout

L’idée est de pouvoir écrire à n’importe quel moment de la journée, dès que l’envie vous prend ou dès que vous avez cinq minutes. Pour cela, c’est assez simple, pas besoin d’avoir son ordinateur à portée de main: un téléphone, une tablette, un dictaphone, un carnet, un petit paquet de feuilles volantes. Les possibilités sont multiples. Restez équipé pour ne pas laisser s’échapper l’inspiration.

 

9_ Utiliser un sablier

Afin de gérer son temps, il peut être utile d’utiliser un sablier. Vous allez me dire, mais pour quoi faire?

Lorsqu’on arrive à se dégager du temps, lorsqu’on parvient à avoir un créneau, le risque c’est de s’éparpiller (j’y viens dans le point suivant). Pour éviter cela, achetez un sablier ou utilisez une application sur votre téléphone (même si visuellement, c’est moins sympa). Et fixez-vous un objectif: par exemple, j’écris pendant 20 minutes. Pas de téléphone, de réseaux sociaux, de distraction, pendant 20 minutes, vous êtes dans votre histoire. Ne fixez pas un objectif trop long dans un premier temps. Souvent je mets un temps de 30 minutes et lorsque les 30 minutes sont finies, je fais une pause puis je relance.

À 90% du temps je n’en ai pas besoin, j’écris et puis c’est tout, quand j’en ai marre, j’arrête. Mais lorsque la concentration est relative, le sablier est un bon outil.

La sablier expliqué par Samantha Bailly, par ICI. 

 

10_ Faites le vide autour de vous

Ce point est en lien direct avec le point précédent. En effet, lorsque vous écrivez, coupez-vous de tout! Pas de télévision, pas de téléphone, pas de sms, pas de réseaux sociaux, pas d’enfant, pas de mari, pas d’épouse, RIEN! Soyez seul avec votre roman! Vous et votre histoire, en tête à tête! Si vous êtes coupé toutes les 10 secondes, vous ne parviendrez pas à entrer dans votre histoire, à vivre le roman avec vos personnages. Vous risquez d’écrire des bourdes, ou de décrocher complètement.

N’hésitez pas à dire à votre famille, voilà pendant 20 minutes, j’écris, personne ne me dérange!

La tentation est grande d’aller sur les réseaux sociaux, alors coupez tout, éteignez le téléphone, mettez-le en mode avion.

Vous pouvez utiliser internet pour des recherches, mais idéalement, faites-les avant le temps d’écriture et profitez de cet instant pour écrire réellement et ne faire que ça!

 

11_ Écrire ailleurs

Parfois, dans le quotidien, les soucis, le stress, il est difficile de se concentrer sur son livre. On est à la maison, on n’a pas le temps, l’envie, la motivation. Alors pourquoi ne pas écrire ailleurs? La plage, un parc, un jardin, un café. C’est votre moment, votre instant écriture, rien que pour vous. Tentez des aventures nouvelles, observez les gens dans la rue, prenez un café, allez vous installer dans un grand parc au soleil. Bref, vivez l’écriture comme un moment de bonheur et de paix, loin de la réalité et du quotidien.

 

12_ Partager avec d’autres auteurs

Afin de se motiver, de garder le cap et de ne pas s’effondrer au premier obstacle et de continuer à écrire, il est parfois bon de s’entourer. Il est tellement facile d’abandonner parce qu’on ne trouve pas le temps, parce qu’on a du mal, parce qu’on est fatigué etc.

Bien sûr, vous pouvez parler de tout cela à votre famille, voire à des amis, mais il est souvent bénéfique d’échanger avec d’autres auteurs qui vivent la même chose que vous. Facebook, twitter, insta, les forums, il existe de multiples possibilités pour échanger avec des auteurs débutants ou confirmés. Certains rencontreront les mêmes problèmes que vous, d’autres auront des solutions à vous proposer, des encouragements, des mots gentils. Alors ne vous coupez pas des autres, et partagez! Vous serez toujours bien accueilli par la communauté indé qui est assez solidaire et ouverte.

 

13_ Associer sa famille et ses amis à ses objectifs

Toujours dans l’idée de ne pas abandonner en cours de route et donc de se dégager du temps pour écrire. N’attendez pas d’avoir publié votre livre pour vous décréter auteur et pour en parler autour de vous, surtout si vous êtes de nature à flancher et à abandonner rapidement.

De mon côté, seul mon compagnon était au courant de mon projet d’écriture. J’ai publié mon livre toujours sans en parler. Ma famille l’a appris 6 mois après et au travail, même chose, certains l’ont appris même un an après. Le syndrôme de l’imposteur, la peur d’échouer, l’impression de ne pas être auteur, d’être ridicule. On connait tous ça, ou presque. Mais de mon côté, je n’avais pas besoin de soutien ou d’aide. J’avais la détermination et je savais que j’allais aller au bout, même seule. Et je l’ai fait. Mais si vous avez besoin d’être entouré, alors parlez-en, assumez, soyez fier! Parce qu’il y a de quoi être fier! Tout le monde n’est pas capable d’avoir assez d’imagination, de motivation et de force de travail pour terminer un roman.

 

***

J’espère que cet article vous aidera à garder le cap de l’écriture et à dégager du temps pour commencer ou terminer votre roman!

Si vous avez des astuces à partager avec les collègues auteurs, n’hésitez pas à les poster en commentaire. Il y a sûrement plein d’autres idées que je n’ai pas développées ici.

Et pour le mot de la fin, croyez en vous, foncez, soyez fier et vivez votre rêve à fond. ♥

À bientôt,

Audrey

** Bilan des 6 mois de MEAJ **

** Bilan des 6 mois de MEAJ **

Bonjour chers lecteurs,

« Maintenant et à jamais » a été publié le 14 juillet 2017. Date qui avait son importance car c’était un an jour pour jour après l’attentat de Nice, date qui a bouleversé ma vie et qui m’a poussée à me lancer dans l’aventure de la publication, un rêve longtemps mis de côté.

Nous sommes maintenant en février 2018, MEAJ a un peu plus de 6 mois d’existence. Je vous propose donc un bilan de ces 6 mois.

 

Les débuts

MEAJ n’a pas connu un succès fulgurant immédiatement, et pour cause, j’étais absolument inconnue. Aucun contact dans le monde de l’édition, je ne connaissais pas d’auteurs, ni de blogueurs. J’étais complètement novice. Je gérais moi-même un petit blog littéraire sans prétention qui me permettait de partager mes lectures, mais au-delà de ça, je n’y connaissais rien.
Je me suis donc un peu renseignée avant de lancer MEAJ, notamment grâce au fabuleux livre de Nathalie Bagadey http://amzn.to/2FXuI6f qui a été mon livre de chevet, ma référence durant les mois qui ont précédé la date de sortie. Je n’avais aucune idée de tout ce qu’un auteur indé devait accomplir pour pouvoir « paraître professionnel » et grâce à Nathalie, je me suis sentie beaucoup moins perdue. J’ai bien sûr fait des recherches sur internet, regardé des vidéos youtube, lu des conseils d’auteurs, tout cela pour savoir quelles formalités accomplir, comment présenter mon roman, ce que je devais écrire sur les premières et dernières pages etc En bref, je me suis formée par moi-même.
J’ai aussi lancé ce site, des comptes sur les réseaux sociaux afin de commencer à créer une communauté autour de moi.
Bref de fil en aiguille, j’ai réussi à augmenter mon nombre d’abonnés sur les différents réseaux, mais cela m’a pris plusieurs mois et aujourd’hui la communauté continue de s’agrandir, j’ai d’ailleurs pu faire de superbes rencontres grâce aux réseaux sociaux!

En un mois et demi (du 14 au 31 juillet + le mois d’août), MEAJ a totalisé 28 ventes numériques et 26 ventes en format papier. J’étais plutôt contente car des lecteurs et des lectrices m’ont fait confiance alors que je n’avais jamais rien écrit. Les premiers commentaires ont commencé à pleuvoir, les 25 premiers avis Amazon étaient des 5 étoiles, ce qui a fortement aidé à rassurer les lecteurs.

Et puis, début septembre, j’ai lancé ma première promo (je n’avais pas fait de promo de lancement car je ne savais pas y faire!) juste trois jours à 0.99€ et MEAJ était lancé! En septembre je suis passée à 115 ventes numériques. En octobre, j’ai eu la chance d’être sélectionnée pour le Mois des Indés, et là 339 ventes sur le mois. En bref ma première promo a probablement lancé MEAJ. D’autre part, j’ai commencé à maitriser un peu mieux la promotion sur les réseaux sociaux, j’ai aussi eu recours au site simplement pro pour bénéficier de chroniques. Je dois dire que le fait d’avoir lancé mon livre durant l’été n’a sûrement pas aidé, je ne suis pas certaine que pendant les grandes vacances, les ventes soient excellentes, surtout pour un auteur inconnu. Mais je ne pouvais pas choisir une autre date, je ne regrette rien car cette date comptait pour moi.

 

KDP Select

Comme vous le savez peut-être, j’ai opté pour le programme KDP Select. En effet, je ne vends que sur Amazon. Je ne pense pas que les autres canaux de distribution soient vraiment efficaces et les pages lues via leur programme d’abonnement m’apporte beaucoup de lecteurs en plus. J’y inscrirai donc tous mes livres jusqu’à ce que je trouve une solution qui m’amène plus de visibilité.
En 6 mois, les pages lues ont amené 589 lecteurs supplémentaires. Ce n’est pas négligeable!

En conclusion

On parle souvent du lancement d’un livre et de son importance. C’est vrai. Il vaut mieux faire un super lancement et espérer que la suite soit toute aussi bonne (je pense notamment au troisième livre d’Anaïs W). Mais, aujourd’hui mon parcours montre que même avec un mauvais lancement, on peut quand même parvenir à faire connaitre son livre. Peut-être pas autant qu’un auteur connu, peut-être pas autant que d’autres auteurs indés, mais je pense que si je compare mon expérience à d’autres, je n’ai pas à en rougir, je suis plutôt fière d’en être arrivée là en partant de zéro! Pour un premier livre, je suis ravie du résultat.

Pour parler chiffres, MEAJ totalise à présent 902 ventes numériques, 48 ventes en papier et 589 lecteurs grâce aux pages lues, soit un total de 1539 lecteurs.

Et je suis contente de dire qu’à l’heure actuelle, soit 8 jours après ce bilan, nous avons franchi le palier des 1000 ventes pures et dépassé les 1600 lecteurs!! ♥

 

Et la suite?

Je connais un peu plus les ficelles du « métier » et je maitrise certaines clés que je ne maitrisais pas il y a 6 mois. Mais je dois encore travailler, apprendre, tester, échouer, me relever, recommencer, comme toute personne qui apprend, qui avance, qui tente des choses. Alors je compte bien m’accrocher car à terme, mon rêve serait de pouvoir vivre de l’écriture et le parcours sera extrêmement long, je n’en doute pas.

J’espère développer les ventes papier, peut-être via des salons ou des dédicaces (j’y réfléchis pour le moment).

Mon second roman est sur le point de paraitre (le 14 février 2018) si vous avez manqué l’information, il est en lien direct avec MEAJ car je raconte l’histoire de Marta et Jack, les parents de Ian, le protagoniste de MEAJ.
Mon troisième roman est en cours d’écriture, il est totalement différent des deux autres, même s’il s’agit aussi d’une romance.

 

 

J’espère vous compter parmi mes lecteurs.

A bientôt,

Audrey

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