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Catégorie : L’écriture

10 conseils d’écriture

10 conseils d’écriture

 

Un écrivain apprend sans cesse. Au fil des jours, des semaines, des années, il travaille, il progresse, il s’améliore. C’est un processus sans fin. Dans cet article, je vous propose 10 conseils qui pourraient peut être vous aider à améliorer votre texte lors de l’écriture ou au moment des relectures.

 

1/ Utiliser les 5 sens

Lorsque l’on décrit une scène, un lieu, ce que ressent un personnage, on a tendance à utiliser la vue. Pourtant, il est possible d’améliorer son texte, de donner de la profondeur à ce que l’on écrit en utilisant les 5 sens: la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût et le toucher.

Bien sûr, il n’est pas possible d’utiliser tous les sens dans chaque scène, mais à certains moments, cela peut être un réel atout.

2/ Limiter les adverbes

Lorsque l’on écrit, on essaie de retranscrire ce que l’on ressent, ce que l’on imagine à travers nos mots, et nos sentiments sont parfois tellement forts que l’on abuse des adverbes pour les transmettre aux lecteurs. Pourtant, l’abus d’adverbes alourdit le texte. Le plus souvent, il est possible de trouver un verbe, une expression qui permettra de donner la même intensité aux mots tout en gardant une certaine fluidité. Et d’autres fois, supprimer l’adverbe sera suffisant.

3/ Des descriptions non exhaustives

Les descriptions ne doivent pas être totalement exhaustives. Le lecteur doit pouvoir imaginer ce que l’auteur tente de transmettre, mais il ne s’agit pas de décrire chaque scène, chaque moment, chaque lieu dans les moindres détails. Il faut laisser une marge de manœuvre au lecteur qui a besoin à son tour de combler les vides en utilisant ses propres images et ses idées.

4/ Limiter les incises

Les incises doivent donner de la force aux dialogues. Elles doivent apporter un plus, quelque chose de nécessaire (par exemple pour indiquer qui parle lorsqu’il y a plusieurs personnages ou lorsqu’on débute un dialogue), mais elles ne doivent pas être présentes à chaque réplique. Au contraire, elles doivent être limitées. Trop d’incises cassent le rythme.

 

5/ Des dialogues réalistes

Les dialogues doivent sembler réalistes. Quand la narration peut se parer de verbes plus soutenus, de poésie, de phrases recherchées, le dialogue doit quant à lui être allégé et prendre pied dans la réalité (sauf si vous l’adaptez à des personnages particuliers: roman historique, personnage aisé, professionnel dans un domaine pointu…). On doit avoir l’impression d’écouter deux amis discuter pour garder cette fluidité et cette facilité à s’immerger dans l’histoire.

 

 

6/ Les personnages ne sont pas figés

Un dialogue ne doit pas se contenter de rapporter les paroles des personnages, au contraire, il y  a plein de choses qui se passent au cours d’un dialogue: des regards, des gestes, des mouvements des personnages. Il faut décrire tout cela pour garder cette impression de réalisme, pour avoir l’impression d’être le témoin de la scène. Un regard insistant, un personnage qui s’assoit, qui croise ses jambes, qui prend des notes dans un carnet. Toutes ces informations doivent être décrites.

7/ Donnez une identité aux personnages

En principe, il faut donner une vraie personnalité aux personnages, ce qui permet, au moment des dialogues, de savoir qui parle sans avoir besoin d’incises. Cela vient avec le temps et c’est un art très difficile. Manière de parler, tics de langage, manifestation du caractère et autres astuces permettent d’en arriver à créer cette identité parfaite. C’est une étape très difficile, il faut donc vraiment s’attarder sur la création de la fiche personnage avant de se lancer dans son roman.

8/ Évitez la forme passive

Il ne faut pas avoir peur d’aller droit au but. Il ne sert à rien d’utiliser plus de mots pour dire la même chose. Par exemple, on ne dit pas « Le ballon a été poussé par la petite fille », mais « La petite fille a poussé le ballon ».
Exception faite si vous voulez mettre en avant la passivité d’un personnage.

 

 

9/ Choisissez les bons verbes

Un verbe représente une action ou un sentiment. C’est un mot important et il donne de la force, de l’intensité à une phrase. Il faut donc bien le choisir. Il ne faut pas se fier au langage courant dans lequel on a tendance à déformer la langue française et au contraire, tenter de trouver le bon verbe au bon moment.

Par exemple: faire la cuisine = cuisiner

Lorsque vous utilisez un logiciel de correction comme antidote, il vous permet de traquer les verbes ternes: avoir, être, faire… qui peuvent souvent être remplacés par un verbe plus fort.

10/ Un dialogue n’a pas besoin d’être complet, d’avoir un début et une fin

Contrairement à la réalité, on peut se permettre quelques libertés dans un roman. Par exemple, il n’est pas toujours nécessaire de commencer ses dialogues par « Allô », « Salut », « Bonjour » ou de terminer par « Aurevoir », « A bientôt » …

On peut aussi se passer des euhhh, ahhh, mmmhhh et autres sons ou hésitations. Tout ce qui n’aide pas l’intrigue est superflu, il peut donc être supprimé. Contentez-vous du nécessaire, tout en gardant un pied dans la réalité.

J’espère que ces quelques conseils pourront vous donner des pistes d’amélioration. Bien sur, il en existe bien d’autres, mais j’ai décidé de me limiter à 10 idées, car il faut bien commencer quelque part. 🙂

Bon courage et à bientôt,

Audrey

Créer des personnages

Créer des personnages

 

Salut la compagnie, aujourd’hui on parle écriture et plus particulièrement des personnages de roman.

Un peu comme pour l’écriture du roman, il existe deux catégories d’auteurs: ceux qui préparent tout en amont, et ceux qui y vont au feeling.

Faisant partie de la première catégorie, je vais vous parler de cette méthode. Mais quelques conseils pourront quand même vous servir si vous êtes de ceux qui ne préparent pas de fiches ou de plans avant l’écriture.

 

1/ Les fiches personnages

Si vous aimez préparer, anticiper, organiser votre écriture, vous créez sûrement des fiches pour chaque personnage.

En quoi ça consiste? C’est simple, il s’agit pour chaque personnage de lui créer une fiche d’identité qui comprend tout ce que l’on doit savoir sur lui: son nom, son âge, sa ville ou son pays, son caractère, son physique, ses traits particuliers etc En gros, ce qui permet d’apprendre à connaître un personnage.
Elles peuvent être plus ou moins détaillées selon vos besoins. Vous pouvez pousser dans le détail ou vous contenter de l’essentiel. Tout dépend de vous et de votre manière d’écrire.

A quoi ça sert? Cela sert à se sentir à l’aise avec ses personnages. Avoir réfléchi aux failles, au caractère, aux particularités de son personnage permet de lui donner du corps et une certaine présence dans le texte. Cela permet aussi de ne pas s’emmêler les pinceaux et de ne pas confondre des détails au cours de l’écriture. Il est facile d’oublier que Marc a un tatouage sur le bras gauche et que Paul a une barbe. D’autre part, préparer une fiche oblige à réfléchir à son personnage, à ce qu’on attend de lui, à ce qu’il souhaite obtenir dans le livre, à son rôle dans le récit. Cela permet de ne pas se sentir décontenancé ou perdu et permet d’éviter la création d’un personnage creux et sans consistance.

Sur le net, vous pourrez trouver beaucoup de fiches toutes prêtes, je n’en partage qu’une pour vous donner une idée, ICI. De mon côté, j’ai préféré créer mes propres fiches sur Word afin qu’elles collent à mes besoins.

Lorsque vos personnages sont nombreux ou qu’il existe de grands familles (roman historique), n’hésitez pas à faire une liste récapitulative de vos personnages voire un arbre généalogique.

 

2/ Créer des personnages vivants

Il faut pouvoir aimer ou détester les personnages. Il faut qu’ils inspirent de l’émotion, un sentiment. Il faut que le lecteur puisse s’identifier aux personnages ou au moins (pour les antagonistes) les sentir vivants et vibrants. Il n’y a rien de plus ennuyeux qu’un personnage creux, sans saveur et fade. Il faut creuser et rendre son personnage réaliste (au sens où il doit avoir des qualités, des défauts, des failles, des doutes…).

Voici des astuces pour vous aider à créer des personnages réalistes:

  • Leur créer une vie

Vos personnages doivent exister. Il faut avoir l’impression de débarquer dans leur vie à l’instant T. Mais ils doivent avoir un passé, une histoire, une vie passée et présente. Même si tout n’est pas dit dans le roman, vous devez avoir préparé tout cela en amont pour bien les connaître, comme des amis ou des ennemis que l’on côtoie. Ce sont des êtres humains qui doivent avoir une enfance, une ville de naissance, des amis, des doutes, des expériences etc En bref, donnez leur du relief.

  • Les émotions

Vos personnages ressentent des choses. Marquez bien leur tempérament, leur caractère, leurs envies, leurs doutes. S’ils sont timides, ambitieux, colériques, tout doit se sentir dans leurs attitudes, leurs gestes. Vous ne devez pas vous contenter de décrire leurs émotions, il faut les démonter par leurs attitudes, leurs actes, leurs réactions.

  • Les objectifs

Chaque personnage doit avoir un rôle dans l’histoire. À quoi sert-il? Que fait-il ici? Pourquoi est-il dans ce livre? Est-il le héros? Qu’apporte-t-il au héros? etc Vos personnages peuvent avoir des buts, des objectifs, des envies, des rêves. À vous de leur donner une direction à suivre. Ils doivent servir l’intrigue et ne pas être présent sans réel but.

  • Donnez-leur une personnalité

Un élément essentiel et pourtant difficile. Il faut que chaque passage identifie clairement les personnages, même sans avoir besoin de les nommer. C’est-à-dire qu’au travers des actes, des réactions, des dialogues, il faut pouvoir identifier chaque personnage. Le caractère de chacun doit être identifiable. C’est très difficile je vous l’accorde, surtout pour la partie dialogue. Chacun doit avoir sa manière de parler, de s’exprimer, mais ce n’est pas une étape facile et je pense que ça vient avec l’expérience et l’entraînement.

  • Donnez leur du corps

Vos personnages ne doivent pas être parfaits et lisses. Ils doivent avoir des failles, des doutes, des moments de colère ou d’échec. Ils doivent souffrir ou ressentir des choses. En bref, ils doivent être vivants. Nous ne sommes pas parfaits, eux non plus. Rendez-les réels!

 

 

  • Évitez les clichés

Les clichés sont fades et prévisibles. Bien sûr, on peut en utiliser certains, parfois ça fait aussi du bien par exemple dans les romances. Mais il est plutôt positif d’en changer, de casser les codes et de tenter de créer des situations nouvelles. Pas facile avec le nombre de romans déjà publiés, mais il faut malgré tout tenter de trouver une certaine originalité dans chaque histoire en y mettant une touche personnelle.

  • Présentez les personnages

Ne présentez pas les personnages en totalité dès le début du livre. Amenez les éléments petit à petit, au gré des situations et au fil des chapitres. Présentez les personnages au fur et à mesure, tout comme leurs goûts, leur physique, leurs envies. Pas besoin de faire un catalogue dès le premier chapitre.

3/ Intéressez-vous à la psychologie

La psychologie n’est pas un domaine qui plaît à tout le monde. Malgré tout, il est intéressant de s’intéresser à la psychologie afin de travailler ses personnages. Pour certains, cela est inné et simple, pour d’autres, il va falloir se renseigner et travailler pour décortiquer le cerveau de vos personnages.

Pour cela, il existe des livres ou des sites qui peuvent vous aider.

 

4/ Imaginer leur physique

Il n’est pas toujours nécessaire de décrire le physique de vos personnages, tout dépend de votre histoire, de votre genre de roman. Malgré tout, il est bon de savoir à l’avance à quoi ressemblent vos personnages. Cheveux longs? Courts? Peau de quelle couleur? Quelle origine? Tatouages? Barbe? Rondeurs ou non? Grand? Petit? Couleur des yeux? En bref, vous devez avoir une idée précise de ce à quoi ils ressemblent.

Soit, vous imaginez facilement le physique et vous les avez en tête, soit vous pouvez vous aider de dessins ou de photos trouvées sur le net pour vous aider à les décrire et à les imaginer.

 

5/ La courbe du personnage

Chaque personnage a sa propre courbe, c’est-à-dire son évolution au cours de l’histoire. Il passe d’un stade à un autre. Il faut imaginer comment, quelles épreuves il traverse, d’où il part et où il va.

Il n’existe qu’un personnage dont la courbe est quasi nulle: l’ange voyageur. Un personnage qui est là pour aider le héros mais qui n’évolue pas, il ne change pas.

Un personnage ne peut pas changer de cap d’un coup, ou être méchant tout au long du roman et finir gentil dans le dernier chapitre. La progression doit être logique, avec des étapes et des paliers. Il doit évoluer en respectant sa courbe. Cela permet de conserver une certaine cohérence.

Chaque personnage possède des caractéristiques immuables (qui ne changeront pas) et des caractéristique qui elles changeront au cours de l’histoire. Il faut que le personnage conserve son essence et ce qui le définit, malgré son évolution et sa transformation.

 

6/ La faille

Les personnages possèdent une faille: une cassure, un élément personnel et intérieur. Cette faille peut être psychologique (le personnage se fait du mal, il veut résoudre le problème en lui-même), ou morale (il fait du mal aux autres).

Il peut aussi être habité par un fantôme intérieur: un traumatisme, un élément grave qui contamine sa vie, son quotidien, sa relation aux autres ou sa perception de lui-même.

 

7/ Les archétypes

  • L’antagoniste: Sa courbe évolutive est nulle. C’est le méchant de l’histoire. Il possède une faille morale et ne change pas.
  • Le mentor: c’est celui qui guide, qui conseille, qui aide les héros.
  • Le meilleur ami: celui qui épaule, qui conseille, toujours présent malgré les difficultés. C’est un soutien.

 

8/ Distinguer bien l’auteur et le personnage

Chacun de nous écrit avec son coeur ou ses tripes. On écrit souvent en partant de ce que l’on connait ou de ce que l’on ressent. Et il est clair que l’on met toujours un peu de soi dans un roman, mais il ne faut pas se tromper. Vous n’êtes pas le protagoniste (sauf à écrire une biographie ou une histoire vraie), vous devez créer un personnage avec ses failles, son caractère, ses réactions propres. Il n’est pas vous et vous devez le faire réagir différemment, avec ses propres émotions.

 

J’espère que cet article vous aidera à créer des personnages vibrants et réalistes. Je vous mets juste en-dessous quelques liens qui pourront vous permettre de le compléter.

 

Comment donner du relief  à vos personnages?

Le guide ultime de la création de personnages

Comment créer un personnage?

Faire une fiche personnage

Comment construire des personnages: vidéo de Samantha Bailly

 

À bientôt,

Audrey

 

 

 

Les avis négatifs

Les avis négatifs

 

Bonjour la compagnie,

Aujourd’hui, nous allons parler d’un sujet qui touche tous les auteurs: les avis négatifs.

 

Sauter le pas

Lorsqu’on produit une oeuvre, que ce soit une chanson, un film, un livre ou une peinture, on s’expose forcément aux autres et à leur avis. C’est dans la logique des choses, sauf à garder les oeuvres chez soi et ne les partager avec personne.

La première étape est d’accepter de s’exposer et sauter le pas de l’oeuvre « publique » c’est-à-dire, proposée à un public. Combien d’auteurs gardent des manuscrits et ne veulent ou n’osent pas sauter le pas. Beaucoup! Il faut d’abord se délester du syndrome de l’imposteur, prendre confiance en soi, faire confiance à son oeuvre et se lancer dans l’aventure artistique. Il n’est pas aisé de décider de s’exposer au regard des autres, mais c’est la condition si on veut diffuser son oeuvre.

 

La bêta-lecture

Afin de se préparer au feu des avis, il est conseillé de passer par de la bêta-lecture en amont.  Et quand je dis bêta, je ne parle pas du mari, de l’épouse, de la tata, de la soeur ou du meilleur ami. Non! Il faut des avis extérieurs, de personnes qui seront impartiales et objectives (en tout cas le plus possible), des personnes qui sauront pointer du doigt les soucis du texte sans avoir peur de vous froisser. C’est parfois délicat avec les amis ou la famille. Il faut donc se diriger vers d’autres personnes (il y a plein de volontaires sur les réseaux sociaux) qui accepteront de lire votre roman et qui vous feront un retour en pointant le positif et le négatif, parfois en vous proposant des axes d’amélioration et en vous donnant leur impression générale sur votre histoire. Je vous assure que ça gonfle de confiance et de bonheur lorsque les retours sont positifs!

Faites attention et ciblez des personnes qui aiment et lisent votre genre de roman. Et prenez en compte les avis, sans pour autant tout modifier. Certains bêtas dépassent parfois le cadre de la bêta et se posent en auteur bis. Il faut savoir rester ouvert aux idées, les prendre en compte, les étudier dans le but d’améliorer l’histoire, mais il faut aussi savoir mettre de côté des éléments qui n’auront peut être pas plu à un bêta, mais que vous ne souhaitez pas modifier. Il est difficile de trouver un équilibre, mais n’oubliez pas que vous êtes l’auteur, c’est votre roman et vous avez le dernier mot!

 

 

Les premiers avis négatifs

Lorsque vous publiez, vous vous exposez ensuite à un retour de la part des lecteurs (logique me direz-vous!) et comme tout auteur, on les espère positifs, car on ne souhaite qu’une chose que notre histoire plaise. Mais, c’est un fait, on ne peut pas plaire à tout le monde. Certains n’aimeront pas, n’apprécieront pas et trouveront à redire.

Pour mon premier roman « Maintenant et  à jamais », j’ai eu 25 commentaires 5 étoiles avant d’obtenir mon premier avis négatif. Et pour un premier roman et après autant de retours positifs, je vous assure que je l’ai senti passer. C’est normal, c’est humain. Quand on écrit un livre, on se met un peu à nu, on y met tout notre coeur et lorsqu’il ne plaît pas, forcément, on est touché. Ils sont durs à encaisser, mais finalement, qu’importe, il faut se concentrer sur les avis positifs, sur les bons retours et ne pas faire cas du négatif. Bien évidemment, s’ils sont présents en majorité, il faut les prendre en compte pour améliorer son roman, il peut y avoir de judicieux conseils dans le lot. Mais une personne qui se contente de dire qu’elle n’a pas aimé, nous ne pouvons rien y faire. Il en faut pour tous les goûts.

 

 

Il y a avis…et avis.

Lorsque l’on dit de prendre en compte les avis négatifs ou mitigés, il faut bien faire le tri. Un peu comme pour la bêta-lecture. Certains avis peuvent être bénéfiques et mettre le doigt sur un élément ou des éléments à améliorer, à juste titre. Très bien, on prend, on enregistre, on travaille, on améliore pour faire une meilleure version de son roman ou on peut aussi garder les axes d’amélioration pour les romans suivants.
Mais il peut aussi y avoir des avis qui ne servent à rien ou qui ne sont pas exploitables. Par exemple, toujours pour « Maintenant et à jamais », j’ai eu un commentaire 1 ou 2 étoiles je ne sais plus, (attention SPOILER) l’auteure critiquait mes choix quant à la rupture entre Emma et Ian au début du livre, prétextant que l’amour est absolument plus fort que tout, que si elle l’aimait vraiment, elle ne l’aurait pas quitté, que c’était impossible et aberrant… Je ne savais donc pas qu’il n’y avait qu’une seule manière d’aimer et de réagir à un terrible drame, d’autant plus à 17 ans! Vous vous imaginez bien que je n’ai pas pris en compte cet avis inutile. Autant vous dire que la personne aurait mieux fait de réécrire l’histoire pour qu’elle corresponde à ses attentes. Mais le livre est tel qu’il est et ce choix était en plus logique pour la suite de l’histoire, en plus d’être tout à fait possible et réaliste! Chaque personne étant différente, nous ne réagissons pas tous de la même manière et encore heureux!

 

L’Avis négatif

Et puis un jour, arrive l’Avis négatif, le gros avis qui, excusez-moi pour le terme « défonce » votre roman! Oui oui, on y passe tous à un moment ou à un autre. Pour moi, il est arrivé la semaine dernière (c’est d’ailleurs ce qui m’a poussée à écrire cet article). Après un an et demi d’autoédition et trois livres, mon second roman a été  brûlé en place publique. Une chronique assassine lui est tombée dessus. Et il faut l’encaisser. Heureusement, elle arrive maintenant et grâce à ma petite expérience et mon recul, je suis passée outre, mais je sais qu’elle peut blesser et déstabiliser, surtout quand on prend les choses à coeur comme moi. En gros, je vous passe les détails de cette très longue chronique qui n’a trouvé AUCUN point positif à mon second roman, qui lui reprochait d’avoir des personnages blancs et hétéros (en gros), avec un style lamentable, une histoire basique et chiante (excusez pour le terme, mais c’est ce que ça voulait dire). En bref, un long pamphlet négatif. On comprend rapidement que la personne n’a pas aimé le livre hein! Déjà, on se trouve face à une grosse critique et non plus une chronique. Et une critique qui ne trouve aucun point positif, c’est quand même fort quand on sait que mon roman compte aujourd’hui 28 commentaires et une moyenne de 4,7/5 sur amazon. Bon comme je le disais plus haut, on ne peut pas plaire à tout le monde, on peut même filer des boutons et donner des haut-le-coeur apparemment! (oui, oui, il vaut mieux en rire 😉 ).
Donc, j’ai eu des sueurs froides en lisant cette fameuse chronique, puis j’en ai parlé à deux copines auteurs, puis j’ai pris du recul immédiatement pour ne pas me laisser déstabiliser. Car cette personne a donné son avis (soit, elle en avait le droit!), et puis la vie ne s’arrête pas, et ce n’est qu’un avis et puis tant pis après tout! Je continuerai d’écrire et heureusement, j’ai maintenant une communauté de lectrices fabuleuses qui me suit à chaque nouveau roman. Donc je l’ai pris pour ce que c’était, un simple avis et je suis passée à autre chose.
Mais je sais que ça peut être très dur à encaisser, ça peut blesser, ça peut toucher, ça peut donner envie de tout lâcher. Chacun réagira différemment, mais ce que j’ai envie de vous dire, c’est ON S’EN FOUT!

 

 

Vous aimez écrire? Faites-le! Vous aimez coucher les mots sur le papier? Faites-le!

L’important c’est la passion, le rêve que l’on vit chaque jour. L’important c’est ce qui nous anime. Bien sûr, on s’améliore, on travaille, notre écriture évolue, des histoires plairont plus que d’autres etc mais ce qui compte au fond, c’est qu’on aime écrire, au plus profond de nous-mêmes! On n’écrit pas pour plaire à tout le monde, ni pour devenir riche, alors au fond, tant pis si parfois on se prend un mur, une gifle ou qu’on tombe dans un trou, on continuera d’avancer parce que l’écriture est vitale dans notre vie.
Mon second roman n’a pas plu à cette blogueuse, tant pis. Elle n’a pas fait preuve de beaucoup de bienveillance ou de tolérance et aurait voulu que mes personnages soient l’opposé de ce qu’ils étaient, mais ceci était mon histoire, ma vision des choses et si elle ne la partage pas, tant pis. Oui, mes personnages sont blancs et hétéros, et alors? C’est interdit? Tabou? Non, c’est ce que j’avais envie d’écrire. D’autant plus que ce second livre était un préquel comme vous le savez avec des personnages déjà existants dans mon premier roman. Il m’était donc difficile de les changer totalement haha.

Bref, et je m’adresse ici aux chroniqueurs et lecteurs. N’oubliez pas que vos mots peuvent aussi blesser. Vous avez le droit d’avoir votre avis, et encore heureux! Mais derrière chaque livre, il y a un auteur et des dizaines voire des centaines d’heures de travail. Faites preuve de bienveillance (heureusement la majorité des blogueurs le font déjà et mille mercis). On peut ne pas aimer, mais il y a toujours la manière de le dire et je pense qu’on peut toujours trouver des points positifs, dans chaque roman, même si au final on ne l’a pas aimé. Dites-vous que d’autres aimeront sûrement ce que vous n’avez pas aimé et inversement. D’ailleurs, il peut parfois être plus agréable de contacter l’auteur en privé pour faire part de vos remarques, ce qui est un peu plus délicat que la guillotine en place publique!

 

Un dernier conseil

Si vous êtes auteur, n’oubliez pas une chose (c’est d’ailleurs un conseil que j’ai entendu au cours de ma formation pour devenir professeur des écoles), il faut dissocier l’oeuvre et la personne que vous êtes. Ne pas prendre les critiques pour vous en tant que personne. On ne juge que le livre et sûrement pas votre personne. Il faut prendre du recul et se dire que tant pis, ce n’est qu’un roman après tout et qu’il y a d’autres choses tout autour qui méritent qu’on s’y attarde (la santé, la famille, l’écriture elle-même). Je sais que nous mettons tout notre coeur dans notre travail, nos tripes, notre passion, parfois avec des rires ou des larmes ou des crises de nerfs (haha!), mais il y aura d’autres avis, d’autres livres, d’autres instants de grâce et de bonheur. Et un échec ne fait pas de vous un mauvais auteur. Croyez en vous! Faites-vous confiance et écrivez, encore et encore!

 

D’ailleurs, je vous invite à regarder les conférences de la merveilleuse Elizabeth Gilbert et à lire son livre « Comme par magie« . Je vous assure que ça vaut le détour!

Conférence sur le génie

Conférence sur l’échec 

Comme par magie

 

J’espère que cet article vous servira à l’avenir. Nous pourrions en discuter pendant des heures, mais je ne voudrais pas paraître trop longue et ennuyeuse. Pour conclure, j’ai juste envie de vous dire: écrivez et le reste on s’en fout! Faites ce que vous aimez! Vibrez, vivez, aimez, c’est tout ce qui compte. La vie est tellement courte! Profitez-en. ♥

 

À bientôt,

Audrey

Les blogs incontournables pour les auteurs

Les blogs incontournables pour les auteurs

 

Salut la compagnie,

 

Aujourd’hui, j’avais envie de vous parler des blogs/chaînes youtube incontournables pour débuter ou se perfectionner quand on est auteur. J’essaie chaque semaine de publier des articles qui pourraient vous aider dans votre projet d’écriture, mais je suis loin d’être la seule et au cours de mes nombreuses heures à faire des recherches, à me former ou à glander sur les réseaux sociaux (honte à moi!), j’ai découvert des blogs animés par des personnes qui souhaitent aussi aider leurs camarades auteurs. Alors je vous propose 7 personnes à suivre!

Bien sûr, il y en a beaucoup d’autres et de très bons, mais je vais vous lister ceux que je suis le plus, ceux qui m’ont interpellée. 🙂

 

1- Nathalie Bagadey

Ahlala, je ne pouvais commencer que par Nathalie. Je vous rassure, je vous en parle souvent mais elle ne me rémunère pas. Haha.

En réalité, avant de publier mon premier roman, je cherchais des infos sur l’autoédition et j’ai découvert Nathalie, son blog et surtout son livre sur l’autoédition. Il est devenu ma bible pendant des mois. Grâce à cela, j’ai passé toutes les étapes sans aucun stress, sans doute, sans panique. Tout a roulé et c’est vraiment grâce à ce livre que je vous recommande. Je sais qu’il n’est plus à jour (notamment en raison de la disparition imminente de Createspace), mais Nathalie compte le remettre à jour. Donc ne le perdez pas de vue!

Vous pouvez aussi vous abonner à la Newsletter de Nathalie, réservée aux auteurs. Vous y trouverez plein de conseils intéressants!

Découvrir le livre: Autoédition, à vous de jouer!

Découvrir le site de Nathalie Bagadey

Découvrir ses livres

 

2- Samantha Bailly

Samantha est une auteur confirmée, publiée et avec pas mal d’expérience car elle est tombée très jeune dans le domaine du livre et de l’édition. Grâce à son blog, mais surtout grâce àses vidéos youtube, elle nous gratifie de conseils plus intéressants les uns que les autres. Je n’ai pas encore fait le tour de toutes ses vidéos, mais je vous assure qu’elles valent le détour!

De plus, Samantha est une auteur engagée, elle essaie de faire bouger les choses quant au statut des auteurs.

Alors n’hésitez pas!

Découvrir le site de Samantha Bailly

Découvrir sa chaîne youtube

Découvrir ses livres

 

4- Devenir écrivain (Rébecca Monnery)

Rébecca est une auteur très sympathique qui a vraiment à coeur d’aider ses collègues auteurs. Sur sa chaîne youtube, vous découvrirez un nombre incalculable de vidéos toutes plus intéressantes les unes que les autres. Ses vidéos fourmillent d’idées et de conseils pour vous aider à améliorer votre écriture!

 

Découvrir le site de Rébecca Monnery

Découvrir la chaîne youtube de Rébecca Monnery

Découvrir son livre

 

 

5- Alison F. Haring

Alison est une auteur de fantasy. Certains de ses articles tournent d’ailleurs autour de ce genre (comment créer une carte ou un monde fantasy par exmeple), mais elle nous gratifie aussi de conseils autour du processus d’écriture, l’intrigue, les personnages etc Ses articles sont intéressants, mais ce que je préfère ce sont les images qui les illustrent. C’est idiot, mais je les trouve toujours belles, pures, agréables àregarder. Ça donne envie de lire l’article. 🙂

Découvrir le site d’Alison F. Haring

Découvrir son livre

 

6- Marie Vareille

Marie Vareille est une auteur que vous connaissez sûrement. Soit parce que vous avez dévoré ses romans, soit parce que vous adorez regarder ses vidéos « Marie lit en pyjama » sur Youtube, dans lesquelles elle partage ses coups de coeur littéraires.

Mais Marie nous propose aussi des articles concernant l’écriture, des conseils, des astuces, tirés de son expérience ou de ses recherches afin de nous aider à améliorer nos projets.

Découvrir le site de Marie Vareille

Découvrir ses romans

 

7- Anaïs W

Anaïs est une auteur indépendante qui a décidé de tout plaquer pour vivre de l’écriture. Elle écrit un roman par an et consacre de nombreuses heures aux séances de dédicace qui lui permettent de vivre aujourd’hui de l’écriture.

Sur son site (et sa newsletter), elle partage des conseils et des astuces, souvent découverts grâce à sa propre expérience. Beaucoup de conseils pratiques (comment organiser sa séance de dédicace etc) et peu de blabla théorique.

Découvrir le site d’Anaïs W.

Découvrir ses romans

 

 

Vous pouvez aussi aller fouiner du côté de

 

J’espère que cet article vous aura aidé! N’hésitez pas à commenter ou à vous inscrire à la Newsletter. 🙂

À bientôt,

Audrey ♥

Gérer son temps d’écriture

Gérer son temps d’écriture

 

Salut la compagnie,

 

Aujourd’hui, parlons temps d’écriture.

Je mets de côté les personnes qui ont fait de l’écriture leur activité principale. Je vais plutôt vous parler de ceux qui ont une activité principale autre, un métier, des enfants, bref une vie à côté. Une vie prenante et qui empêche parfois de dégager du temps pour écrire.

Je vais tenter de vous donner quelques astuces, quelques idées à appliquer pour développer votre temps d’écriture. Bien sûr, pas de recette miracle, pas de solution qui fonctionne à 100 %, mais plutôt des choses à tester afin de trouver ce qui vous convient le mieux.

 

Le problème

Le principal problème, c’est le temps… Eh oui, entre les enfants, les repas,  les activités, le travail, les dossiers, les factures, les rendez-vous, la fatigue et autres, il est facile de se dire que nous manquons de temps. Pourtant, il est toujours possible de trouver des moyens pour dégager du temps au sein de sa journée.

 

1_ Ne culpabilisez pas

« Non, mais je dois m’occuper des enfants, j’ai des factures à traiter, je dois aller faire les courses, je m’étais promis de faire du sport, je dois préparer le dîner..etc » Il y a toujours mille autres choses à faire, et pourtant… Ne culpabilisez pas et ne perdez pas de vue votre objectif, votre rêve. Si vous voulez écrire un roman, si c’est votre rêve, si votre passion c’est d’écrire, si vous ne rêvez que de ça, alors pas de culpabilité, la vie est trop courte, vous avez aussi le droit de penser un peu à vous et de vous faire plaisir.

 

2_ Ne procrastinez pas

Cessez de remettre au lendemain. Il y aura toujours quelque chose à faire, un imprévu, un souci, une urgence. Tout peut être prétexte à reporter sa session d’écriture. Eh bien non! C’est aujourd’hui, c’est maintenant!

 

 

3_ Organisez-vous!

Faites un petit bilan de votre emploi du temps avant de décréter que vous n’avez pas le temps d’écrire. Notez pendant une ou deux semaines tout ce que vous faites chaque jour. C’est fastidieux, ce n’est pas passionnant, mais c’est utile. Ensuite, faites le tri entre ce qui est essentiel et nécessaire et les choses qui le sont moins. Vous pourrez toujours rogner sur quelque chose ou trouver des petits temps morts dans votre journée pour intégrer une session d’écriture, même courte.

Enfin, confectionnez-vous un planning. Notez-vous ce que vous devez faire et quand. Faites des listes pour positionner vos activités (urgent, important…).

Par exemple, à midi, hop vous traînez à la machine à café avec les collègues, non vous allez écrire.

Dans la voiture, dans les embouteillages, vous écoutez la radio, non vous allez préparer votre écriture.

Vous attendez dans la salle d’attente du médecin, non, vous écrivez.

Et ça fonctionne pour plein d’autres moments de votre journée!

Pour relire mon article sur google agenda, c’est par ICI.

 

4_ Préparez votre cession d’écriture.

C’est bien joli de se prévoir un temps d’écriture. C’est bien, mais si vous passez 10 minutes à reprendre le fil, à réfléchir à ce que vous allez écrire, à tenter de vous rappeler du chapitre précédent etc, ça devient vite compliqué. Donc préparez votre cession! Soit vous utilisez un plan (créé avant de commencer votre roman), soit vous faites un petit bilan de ce qui a été écrit dans le chapitre précédent et de ce dont vous allez parler dans le prochain chapitre, pour pouvoir vous y mettre directement au moment de votre session.

 

5_ S’enregistrer

Lorsque j’étais à la fac, il m’arrivait d’enregistrer les cours avec un dictaphone. Et je pense que ça peut être une bonne idée pour préparer ou avancer sur l’écriture de son roman. Il y a des applications sur le téléphone qui peuvent tout à fait faire l’affaire. Par exemple, dans la voiture, dans les embouteillages, au lieu de ne rien faire, hop, on enclenche le dictaphone et on enregistre ses idées, on dicte son chapitre, bref, pensez à votre roman!

 

6_ Le miracle morning

Vous en avez sûrement entendu parler: le miracle morning. C’est à la mode, on en parle partout et apparemment ça marche…! Alors honnêtement, je n’ai pas testé et je ne compte pas le faire, malgré tout, je me dois de vous en parler car beaucoup d’auteurs le pratiquent.
L’idée est en résumé de se lever plus tôt le matin, pour faire diverses choses: prendre le temps, lire, faire du yoga ou encore écrire. Pas mal d’auteurs se lèvent donc une heure avant pour pouvoir profiter du calme du matin pour écrire. Pas d’enfants, pas de mari, pas de téléphone, pas de distraction. Et a priori, ça fonctionne!

Bon de mon côté, je ne suis pas du matin et je préfère me coucher tard que me lever tôt, donc je n’ai aucunement envie de me lever à 5h30 pour écrire, je serais incapable de m’y coller. Mais si certains aiment se lever tôt ou sont incapables d’écrire après une journée de travail, pourquoi ne pas tenter…

Pour découvrir la méthode, c’est ICI.

 

7_ Écrire tous les jours

Certains auteurs préconisent d’écrire tous les jours, sans exception. Pas forcément durant une heure. 10 minutes, 20 minutes, mais tous les jours. Il est plus facile de dénicher des petits créneaux dans sa journée qu’une heure entière.

Il faut aussi trouver votre moment pour le faire: le matin avant le réveil des enfants, juste après le repas du midi, en fin de journée, après le coucher de la petite famille. Bref, à vous de tenter de trouver le moment qui vous arrange. Si c’est à heure fixe, c’est un peu plus simple pour ne pas y déroger, comme une routine, une habitude. Mais d’autres préféreront sûrement écrire lorsqu’un moment se libère dans la journée, tantôt le matin, tantôt entre deux rendez-vous, tantôt le soir. Le hic c’est qu’il ne faut pas attendre LE moment, au risque de ne pas écrire du tout.

 

8_ Écrire partout

L’idée est de pouvoir écrire à n’importe quel moment de la journée, dès que l’envie vous prend ou dès que vous avez cinq minutes. Pour cela, c’est assez simple, pas besoin d’avoir son ordinateur à portée de main: un téléphone, une tablette, un dictaphone, un carnet, un petit paquet de feuilles volantes. Les possibilités sont multiples. Restez équipé pour ne pas laisser s’échapper l’inspiration.

 

9_ Utiliser un sablier

Afin de gérer son temps, il peut être utile d’utiliser un sablier. Vous allez me dire, mais pour quoi faire?

Lorsqu’on arrive à se dégager du temps, lorsqu’on parvient à avoir un créneau, le risque c’est de s’éparpiller (j’y viens dans le point suivant). Pour éviter cela, achetez un sablier ou utilisez une application sur votre téléphone (même si visuellement, c’est moins sympa). Et fixez-vous un objectif: par exemple, j’écris pendant 20 minutes. Pas de téléphone, de réseaux sociaux, de distraction, pendant 20 minutes, vous êtes dans votre histoire. Ne fixez pas un objectif trop long dans un premier temps. Souvent je mets un temps de 30 minutes et lorsque les 30 minutes sont finies, je fais une pause puis je relance.

À 90% du temps je n’en ai pas besoin, j’écris et puis c’est tout, quand j’en ai marre, j’arrête. Mais lorsque la concentration est relative, le sablier est un bon outil.

La sablier expliqué par Samantha Bailly, par ICI. 

 

10_ Faites le vide autour de vous

Ce point est en lien direct avec le point précédent. En effet, lorsque vous écrivez, coupez-vous de tout! Pas de télévision, pas de téléphone, pas de sms, pas de réseaux sociaux, pas d’enfant, pas de mari, pas d’épouse, RIEN! Soyez seul avec votre roman! Vous et votre histoire, en tête à tête! Si vous êtes coupé toutes les 10 secondes, vous ne parviendrez pas à entrer dans votre histoire, à vivre le roman avec vos personnages. Vous risquez d’écrire des bourdes, ou de décrocher complètement.

N’hésitez pas à dire à votre famille, voilà pendant 20 minutes, j’écris, personne ne me dérange!

La tentation est grande d’aller sur les réseaux sociaux, alors coupez tout, éteignez le téléphone, mettez-le en mode avion.

Vous pouvez utiliser internet pour des recherches, mais idéalement, faites-les avant le temps d’écriture et profitez de cet instant pour écrire réellement et ne faire que ça!

 

11_ Écrire ailleurs

Parfois, dans le quotidien, les soucis, le stress, il est difficile de se concentrer sur son livre. On est à la maison, on n’a pas le temps, l’envie, la motivation. Alors pourquoi ne pas écrire ailleurs? La plage, un parc, un jardin, un café. C’est votre moment, votre instant écriture, rien que pour vous. Tentez des aventures nouvelles, observez les gens dans la rue, prenez un café, allez vous installer dans un grand parc au soleil. Bref, vivez l’écriture comme un moment de bonheur et de paix, loin de la réalité et du quotidien.

 

12_ Partager avec d’autres auteurs

Afin de se motiver, de garder le cap et de ne pas s’effondrer au premier obstacle et de continuer à écrire, il est parfois bon de s’entourer. Il est tellement facile d’abandonner parce qu’on ne trouve pas le temps, parce qu’on a du mal, parce qu’on est fatigué etc.

Bien sûr, vous pouvez parler de tout cela à votre famille, voire à des amis, mais il est souvent bénéfique d’échanger avec d’autres auteurs qui vivent la même chose que vous. Facebook, twitter, insta, les forums, il existe de multiples possibilités pour échanger avec des auteurs débutants ou confirmés. Certains rencontreront les mêmes problèmes que vous, d’autres auront des solutions à vous proposer, des encouragements, des mots gentils. Alors ne vous coupez pas des autres, et partagez! Vous serez toujours bien accueilli par la communauté indé qui est assez solidaire et ouverte.

 

13_ Associer sa famille et ses amis à ses objectifs

Toujours dans l’idée de ne pas abandonner en cours de route et donc de se dégager du temps pour écrire. N’attendez pas d’avoir publié votre livre pour vous décréter auteur et pour en parler autour de vous, surtout si vous êtes de nature à flancher et à abandonner rapidement.

De mon côté, seul mon compagnon était au courant de mon projet d’écriture. J’ai publié mon livre toujours sans en parler. Ma famille l’a appris 6 mois après et au travail, même chose, certains l’ont appris même un an après. Le syndrôme de l’imposteur, la peur d’échouer, l’impression de ne pas être auteur, d’être ridicule. On connait tous ça, ou presque. Mais de mon côté, je n’avais pas besoin de soutien ou d’aide. J’avais la détermination et je savais que j’allais aller au bout, même seule. Et je l’ai fait. Mais si vous avez besoin d’être entouré, alors parlez-en, assumez, soyez fier! Parce qu’il y a de quoi être fier! Tout le monde n’est pas capable d’avoir assez d’imagination, de motivation et de force de travail pour terminer un roman.

 

***

J’espère que cet article vous aidera à garder le cap de l’écriture et à dégager du temps pour commencer ou terminer votre roman!

Si vous avez des astuces à partager avec les collègues auteurs, n’hésitez pas à les poster en commentaire. Il y a sûrement plein d’autres idées que je n’ai pas développées ici.

Et pour le mot de la fin, croyez en vous, foncez, soyez fier et vivez votre rêve à fond. ♥

À bientôt,

Audrey

La panne d’écriture

La panne d’écriture

 

Bonjour à tous,

Aujourd’hui nous allons parler écriture ou plutôt d’absence d’écriture!

Le syndrome de la page blanche

Eh oui, chaque écrivain peut se trouver confronté un jour à la page blanche. Vous savez, ce moment, qui peut durer en plus, durant lequel vous vous retrouvez devant votre ordi ou votre carnet et rien, nada! Aucune idée, aucun début de phrase, le néant!

C’est un peu la cata… ou pas, vous allez le voir.

Il n’y a évidemment pas de solution miracle pour lutter contre le syndrome de la page blanche, malgré tout, il existe des solutions qui peuvent aider à se débloquer.

 

 

Les solutions…

Certains auteurs vous diront qu’il faut se forcer à écrire. S’obliger à se mettre devant son ordinateur par exemple, tous les jours, pourquoi pas à la même heure, pendant un certain temps et écrire… tout ce qui passe par la tête… Ça peut marcher, je ne rejette aucune solution. Pour ma part, ce n’est pas du tout ma manière de fonctionner. Si on me force, je bloque c’est certain. Mais rien ne vous empêche de tenter cette technique… Par contre, attention, il ne faut pas tomber dans le travers inverse qui consiste à écrire une fois par mois, pendant 10 minutes. Il faut malgré tout être régulier lorsque l’on écrit! Il faut savoir doser. 😉

 

 

Dans cet article, je vais plutôt vous parler feeling, envie, motivation… Car de mon côté, je ne me force jamais à écrire. J’écris si j’ai envie, quand j’ai envie, au moment où j’ai envie (si je le peux évidemment!).

Voici les quelques solutions à tester, essayer, adopter ou rejeter. ^^ Chaque auteur est différent, il faut donc trouver son propre chemin d’écriture. 🙂

  • S’entourer… Parler de son histoire à son conjoint, un ami, des auteurs-amis, des bêta, bref échanger avec des tiers qui pourront vous aider à débloquer vos idées, voire vous donner des éléments nouveaux.
  • S’aérer! Hors de question de rester devant son ordi, en regardant patiemment le curseur sans parvenir à écrire un mot. C’est le meilleur moyen pour déprimer encore plus. Donc il faut prendre du recul et s’éloigner de l’écran. Prenez un carnet avec vous si besoin, mais allez faire du sport, allez vous balader, faites une activité avec vos enfants, votre conjoint, des amis, bref faites autre chose!
  • Noter dans un carnet tout ce qui vous passe par la tête (une odeur, un paysage qui vous plait, un mot qui évoque quelque chose, un souvenir, un fait divers). Cela n’aura peut-être pas de sens immédiatement, mais qui sait? Peut-être est-ce le début d’une histoire!
  • Lire. Il n’est pas question de plagier, bien évidemment, mais lire ouvre l’esprit, aide à comprendre la structure d’un livre, développe l’imagination. Ça ne peut que vous aider dans votre travail d’écriture!
  • Sauter la première phrase. Parfois, on peut bloquer sur la première phrase, voire le premier paragraphe d’un roman. Soit, sautez le, sautez le premier chapitre si il le faut, vous y reviendrez plus tard!
  • Faire un plan! Certains auteurs écrivent sans plan, voire sans préparation, ou peu. De mon côté, j’en suis incapable, j’ai besoin d’une trame, d’un plan de mon roman, de savoir où je vais. Bien sûr, je modifie des choses au fur et à mesure, j’ajoute, je retire, je modifie. L’histoire n’est jamais figée, mais j’ai besoin d’avoir un plan de chaque chapitre avec une idée de ce que je vais mettre dans chacun d’eux. Si vous avez tendance à vous retrouver bloqué en plein milieu de l’histoire c’est que vous n’avez peut-être pas suffisamment travaillé l’histoire en amont. Il faut donc reprendre le projet et le détailler.
  • Ne pas se culpabiliser ou se rabaisser. Tous les auteurs peuvent connaitre la page blanche ou la panne d’écriture. Et alors? Tant pis! Ce n’est pas irréversible, ce n’est pas grave. ça peut arriver. Peut-être que l’histoire est bancale, peut-être qu’il vous manque un élément clé, peut-être que vous avez d’autres soucis, peut-être que vous êtes occupé ailleurs. C’est la vie! Soufflez, ne culpabilisez pas et revenez-y plus tard!
  • Prendre du plaisir! Demandez-vous pourquoi vous écrivez, pourquoi vous avez commencé. Oubliez le nombre de ventes, de lecteurs, les commentaires, la concurrence. Pensez plaisir! Écrire doit absolument demeurer un plaisir, une envie de coucher les mots sur le papier en faisant abstraction de tout autre enjeu! Il n’y a rien de pire que de bloquer l’écriture en raison de la pression que l’on s’impose!
  • Fixez vous de petits objectifs. Si vous avez besoin d’un cadre clair, fixez vous des objectifs: ce soir j’écris telle scène. Avant la fin de la semaine, j’écris tel chapitre. Avant la fin du mois, je dois avoir écrit 20 pages. Bref avancez par palier si l’organisation vous aide à concrétiser vos projets.
  • Ne pas vouloir écrire à tout prix la scène parfaite. Parfois on peut aussi se bloquer par envie de bien faire, de trop bien faire! Il ne faut pas être perfectionniste. Attention, cela ne veut pas dire qu’il faut se contenter du « moins bien  » et ne pas tenter de s’améliorer. Mais il ne faut pas chercher le texte absolument parfait. Il faut faire de son mieux, s’entourer des bonnes personnes, travailler son texte mais tout cela prend du temps. On ne peut pas obtenir le Saint Graal au premier jet. Écrivez, lancez-vous et puis vous relirez, modifierez, corrigerez plus tard!
  • Parlez de votre histoire… à vous-même. Essayez d’expliquer l’idée, où vous voulez en venir, quel message vous souhaitez transmettre. Dites le à voix haute. Parlez comme si quelqu’un vous écoutez. Pour moi ça fonctionne! Dire à voix haute, oblige à essayer d’être concis, plus clair, plus organisé que lorsque nous pensons et que tout s’emmêle dans notre tête! (Ne faites pas comme moi, évitez de parler seul dans la rue… Les gens vous regardent toujours bizarrement :p).
  • Changer vos habitudes. Vous écrivez le matin? Ecrivez l’après-midi! Vous avez l’habitude d’écrire dans votre bureau/chambre/salon, changez de pièce. Vous avez besoin de silence, d’être seul. Allez dans un café. Bref, cassez la routine, les habitudes et changez d’air!

 

Et moi?

Eh bien, de mon côté, je dois l’avouer, je ne connais pas de vraie panne d’écriture. La raison? J’ai besoin de créer un plan clair et organisé avant de commencer l’écriture. Je sais donc où je vais, ce que je dois dire dans chaque chapitre etc. Même si comme je l’ai dit plus haut, tout évolue au fil du livre. Malgré tout, je connais le doute du chapitre 20! Vous ne connaissez pas? C’est normal, c’est mon truc à moi haha. Quand j’arrive au chapitre 20 (et je vous assure que ça m’est arrivé pour mes 4 livres), j’ai un coup de mou, une sorte de doute ultime, du style: mince est-ce que mon histoire est bien, c’est un peu lent là, mais est-ce que les lecteurs vont aimer, j’ai l’impression que c’est nul… Bref, je doute toujours au chapitre 20. En principe, le doute ne dure pas car grâce à mon plan, j’enchaîne sur la suite de l’histoire dans les jours qui viennent. Parfois, je ressens le besoin de relire les chapitres précédents voire le livre depuis le début pour me rassurer.

 

 

Seule exception, mon quatrième roman…

Pour vous ré-expliquer brièvement, après Maintenant et à jamais (mon premier roman) j’ai écrit une histoire, et j’ai tout stoppé au chapitre 20. Je n’ai pas abandonné mon projet, non, je l’ai mis de côté. Pourquoi? Car je savais qu’il manquait un truc essentiel à mon histoire mais je n’arrivais pas à mettre le doigt dessus. Je ne voulais pas continuer tant que je n’avais pas trouvé l’élément manquant. J’ai donc écrit Contre vents et marées car l’idée me trottait dans la tête et j’avais très envie de l’écrire. Puis mon troisième roman qui paraitra le 3 octobre. Et je compte bien me pencher sur ce quatrième roman (anciennement deuxième roman haha) cet été! Car oui, je le dis, j’ai enfin trouvé l’idée qui me manquait et je pense que maintenant je peux retravailler ce texte et le terminer. Et il m’a quand même fallu un an de pause avant de pouvoir le reprendre… Comme quoi… Parfois, il vaut mieux passer à autre chose plutôt que se forcer! 😉

 

En conclusion, j’espère que ces quelques idées vous aideront à vous débloquer si un jour vous connaissez l’angoisse de la page blanche. Tout ce que je peux vous dire, c’est amusez-vous, écrivez ce que vous aimez et le reste on s’en fout! ♥

 

À bientôt,

Audrey

Corriger son roman

Corriger son roman

 

Bonjour chers lecteurs,

 

Aujourd’hui, nous parlons correction!

Vous avez passé des mois à réfléchir, écrire, corriger, effacer, recommencer votre histoire, et ça y’est! L’histoire est bouclée, relue, re-relue, vous allez passer à l’étape suivante: la correction de votre manuscrit.

Aïe! En général, ce n’est pas le moment que préfère l’auteur. Plusieurs solutions s’offrent à vous, soit vous passez par un correcteur professionnel ou un correcteur de votre entourage, soit vous le corrigez vous-même!

Parfois, certains auteurs préfèrent aussi faire un petit passage correction avant de l’envoyer au correcteur afin d’enlever le plus gros des fautes, en le relisant soi-même ou en s’aidant d’un logiciel.

Malgré tout, corriger un manuscrit n’est pas si simple, d’autant plus si vous l’avez écrit. Pourquoi? Pour plusieurs raisons!

  • D’une part, vous connaissez votre histoire, vous l’avez travaillée, re-travaillée, votre oeil va donc survoler le texte, parfois même sans le vouloir.
  • Vous n’êtes pas forcément ultra calé en orthographe/ conjugaison/ concordance des temps etc… Pour l’orthographe, un petit tour sur Google et c’est réglé, mais quand on entre dans les règles de grammaire, de conjugaison, d’accord, de concordance des temps etc, on peut vite être dépassé!
  • L’oeil humain corrige lui-même les fautes afin de rendre la lecture possible et agréable. Il manque une lettre, hop, l’oeil corrige automatiquement et vous passez outre. (Je l’ai testé en classe avec mes élèves et c’est impressionnant!)

 

Pour vous aider, je vais vous donner quelques conseils, qui je l’espère vous permettront de corriger vous-même votre roman, si vous ne pouvez pas ou ne souhaitez pas passer par un correcteur extérieur, ou si vous voulez simplement faire un premier tour avant envoi au correcteur.

  • Ne pas corriger son roman tout de suite. Tout comme pour les relectures, il vaut mieux laisser reposer son histoire. Passer à autre chose, voire même un autre projet, en bref, faire un break afin de revenir avec un oeil neuf. Votre histoire sera moins fraiche dans votre esprit.

 

  • Multiplier les supports. L’oeil ne repère pas les mêmes choses si vous changez de support, alors n’hésitez pas à travailler sur ordinateur, sur liseuse avec pourquoi pas un carnet à portée de main et enfin sur papier, en imprimant votre manuscrit afin de l’annoter.

 

  • Commencer par la fin. Oui oui, pour ne pas être emporté par l’histoire et finir en énième relecture, il faut prendre les chapitres à l’envers. Commencez donc par la fin! Certains vous conseilleront même de lire les chapitres à l’envers, ceci me parait un peu plus compliqué mais ce n’est pas impossible.

 

  • Utiliser un logiciel pour s’aider. Je vous recommande Antidote car je l’ai testé et je l’utilise pour mes propres romans. Attention, toutefois, un logiciel ne peut remplacer l’oeil humain, il n’est qu’une aide, un secours qui permet de repérer pas mal d’erreurs. Ce qui me plait le plus dans ce logiciel c’est qu’il traque les répétitions et les verbes ternes. Le genre de choses qu’on ne voit pas tellement en relisant.

 

  • Lire à haute voix! Pour corriger, cela aide vraiment beaucoup, ne vous contentez pas de lire dans votre tête! Vous risquez de ne pas être suffisamment concentré et de ne pas repérer les soucis de sonorité ou de répétition.

 

  • Je vous conseille vivement de passer par un correcteur extérieur et je dirais même plusieurs correcteurs. Quelqu’un qui ne connait pas votre histoire et qui pourra vous épauler dans cette étape, car je le répète, il est très difficile de voir ses propres fautes. Pas besoin de se ruiner. Je sais que certains correcteurs ont des tarifs assez onéreux et qu’il n’est pas toujours évident pour un auteur indé de dépenser de telles sommes. Malgré tout, dans le lot, il existe des correcteurs bénévoles ou des correcteurs qui proposent des tarifs abordables pour les indés. Petit conseil toutefois, quand vous choisissez un correcteur, essayez de voir avec qui il a travaillé, s’il a des « références » afin de ne pas être déçu du travail fourni, travail qui vous ferait perdre du temps et surtout qui pourrait vous porter préjudice. Et je précisais plusieurs correcteurs car les correcteurs ne repèrent pas tous les mêmes choses et surtout l’humain n’est pas infaillible, et avec plusieurs correcteurs, il y a moins de chance de manquer des erreurs.

 

J’espère que cet article vous aura aidé. N’oubliez pas que je propose aussi mes services de rédaction, bêta-lecture et correction avec des tarifs très abordables, spécialement pour les indés. C’est ICI pour avoir des informations supplémentaires. N’hésitez pas à m’envoyer un petit mail! 🙂 Le planning se remplit vite, il faut donc réserver à l’avance désormais. ^^

Je vous souhaite de belles heures de correction en compagnie de vos manuscrits!

 

À bientôt,

Audrey

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