Gérer son temps d’écriture

Gérer son temps d’écriture

 

Salut la compagnie,

 

Aujourd’hui, parlons temps d’écriture.

Je mets de côté les personnes qui ont fait de l’écriture leur activité principale. Je vais plutôt vous parler de ceux qui ont une activité principale autre, un métier, des enfants, bref une vie à côté. Une vie prenante et qui empêche parfois de dégager du temps pour écrire.

Je vais tenter de vous donner quelques astuces, quelques idées à appliquer pour développer votre temps d’écriture. Bien sûr, pas de recette miracle, pas de solution qui fonctionne à 100 %, mais plutôt des choses à tester afin de trouver ce qui vous convient le mieux.

 

Le problème

Le principal problème, c’est le temps… Eh oui, entre les enfants, les repas,  les activités, le travail, les dossiers, les factures, les rendez-vous, la fatigue et autres, il est facile de se dire que nous manquons de temps. Pourtant, il est toujours possible de trouver des moyens pour dégager du temps au sein de sa journée.

 

1_ Ne culpabilisez pas

« Non, mais je dois m’occuper des enfants, j’ai des factures à traiter, je dois aller faire les courses, je m’étais promis de faire du sport, je dois préparer le dîner..etc » Il y a toujours mille autres choses à faire, et pourtant… Ne culpabilisez pas et ne perdez pas de vue votre objectif, votre rêve. Si vous voulez écrire un roman, si c’est votre rêve, si votre passion c’est d’écrire, si vous ne rêvez que de ça, alors pas de culpabilité, la vie est trop courte, vous avez aussi le droit de penser un peu à vous et de vous faire plaisir.

 

2_ Ne procrastinez pas

Cessez de remettre au lendemain. Il y aura toujours quelque chose à faire, un imprévu, un souci, une urgence. Tout peut être prétexte à reporter sa session d’écriture. Eh bien non! C’est aujourd’hui, c’est maintenant!

 

 

3_ Organisez-vous!

Faites un petit bilan de votre emploi du temps avant de décréter que vous n’avez pas le temps d’écrire. Notez pendant une ou deux semaines tout ce que vous faites chaque jour. C’est fastidieux, ce n’est pas passionnant, mais c’est utile. Ensuite, faites le tri entre ce qui est essentiel et nécessaire et les choses qui le sont moins. Vous pourrez toujours rogner sur quelque chose ou trouver des petits temps morts dans votre journée pour intégrer une session d’écriture, même courte.

Enfin, confectionnez-vous un planning. Notez-vous ce que vous devez faire et quand. Faites des listes pour positionner vos activités (urgent, important…).

Par exemple, à midi, hop vous traînez à la machine à café avec les collègues, non vous allez écrire.

Dans la voiture, dans les embouteillages, vous écoutez la radio, non vous allez préparer votre écriture.

Vous attendez dans la salle d’attente du médecin, non, vous écrivez.

Et ça fonctionne pour plein d’autres moments de votre journée!

Pour relire mon article sur google agenda, c’est par ICI.

 

4_ Préparez votre cession d’écriture.

C’est bien joli de se prévoir un temps d’écriture. C’est bien, mais si vous passez 10 minutes à reprendre le fil, à réfléchir à ce que vous allez écrire, à tenter de vous rappeler du chapitre précédent etc, ça devient vite compliqué. Donc préparez votre cession! Soit vous utilisez un plan (créé avant de commencer votre roman), soit vous faites un petit bilan de ce qui a été écrit dans le chapitre précédent et de ce dont vous allez parler dans le prochain chapitre, pour pouvoir vous y mettre directement au moment de votre session.

 

5_ S’enregistrer

Lorsque j’étais à la fac, il m’arrivait d’enregistrer les cours avec un dictaphone. Et je pense que ça peut être une bonne idée pour préparer ou avancer sur l’écriture de son roman. Il y a des applications sur le téléphone qui peuvent tout à fait faire l’affaire. Par exemple, dans la voiture, dans les embouteillages, au lieu de ne rien faire, hop, on enclenche le dictaphone et on enregistre ses idées, on dicte son chapitre, bref, pensez à votre roman!

 

6_ Le miracle morning

Vous en avez sûrement entendu parler: le miracle morning. C’est à la mode, on en parle partout et apparemment ça marche…! Alors honnêtement, je n’ai pas testé et je ne compte pas le faire, malgré tout, je me dois de vous en parler car beaucoup d’auteurs le pratiquent.
L’idée est en résumé de se lever plus tôt le matin, pour faire diverses choses: prendre le temps, lire, faire du yoga ou encore écrire. Pas mal d’auteurs se lèvent donc une heure avant pour pouvoir profiter du calme du matin pour écrire. Pas d’enfants, pas de mari, pas de téléphone, pas de distraction. Et a priori, ça fonctionne!

Bon de mon côté, je ne suis pas du matin et je préfère me coucher tard que me lever tôt, donc je n’ai aucunement envie de me lever à 5h30 pour écrire, je serais incapable de m’y coller. Mais si certains aiment se lever tôt ou sont incapables d’écrire après une journée de travail, pourquoi ne pas tenter…

Pour découvrir la méthode, c’est ICI.

 

7_ Écrire tous les jours

Certains auteurs préconisent d’écrire tous les jours, sans exception. Pas forcément durant une heure. 10 minutes, 20 minutes, mais tous les jours. Il est plus facile de dénicher des petits créneaux dans sa journée qu’une heure entière.

Il faut aussi trouver votre moment pour le faire: le matin avant le réveil des enfants, juste après le repas du midi, en fin de journée, après le coucher de la petite famille. Bref, à vous de tenter de trouver le moment qui vous arrange. Si c’est à heure fixe, c’est un peu plus simple pour ne pas y déroger, comme une routine, une habitude. Mais d’autres préféreront sûrement écrire lorsqu’un moment se libère dans la journée, tantôt le matin, tantôt entre deux rendez-vous, tantôt le soir. Le hic c’est qu’il ne faut pas attendre LE moment, au risque de ne pas écrire du tout.

 

8_ Écrire partout

L’idée est de pouvoir écrire à n’importe quel moment de la journée, dès que l’envie vous prend ou dès que vous avez cinq minutes. Pour cela, c’est assez simple, pas besoin d’avoir son ordinateur à portée de main: un téléphone, une tablette, un dictaphone, un carnet, un petit paquet de feuilles volantes. Les possibilités sont multiples. Restez équipé pour ne pas laisser s’échapper l’inspiration.

 

9_ Utiliser un sablier

Afin de gérer son temps, il peut être utile d’utiliser un sablier. Vous allez me dire, mais pour quoi faire?

Lorsqu’on arrive à se dégager du temps, lorsqu’on parvient à avoir un créneau, le risque c’est de s’éparpiller (j’y viens dans le point suivant). Pour éviter cela, achetez un sablier ou utilisez une application sur votre téléphone (même si visuellement, c’est moins sympa). Et fixez-vous un objectif: par exemple, j’écris pendant 20 minutes. Pas de téléphone, de réseaux sociaux, de distraction, pendant 20 minutes, vous êtes dans votre histoire. Ne fixez pas un objectif trop long dans un premier temps. Souvent je mets un temps de 30 minutes et lorsque les 30 minutes sont finies, je fais une pause puis je relance.

À 90% du temps je n’en ai pas besoin, j’écris et puis c’est tout, quand j’en ai marre, j’arrête. Mais lorsque la concentration est relative, le sablier est un bon outil.

La sablier expliqué par Samantha Bailly, par ICI. 

 

10_ Faites le vide autour de vous

Ce point est en lien direct avec le point précédent. En effet, lorsque vous écrivez, coupez-vous de tout! Pas de télévision, pas de téléphone, pas de sms, pas de réseaux sociaux, pas d’enfant, pas de mari, pas d’épouse, RIEN! Soyez seul avec votre roman! Vous et votre histoire, en tête à tête! Si vous êtes coupé toutes les 10 secondes, vous ne parviendrez pas à entrer dans votre histoire, à vivre le roman avec vos personnages. Vous risquez d’écrire des bourdes, ou de décrocher complètement.

N’hésitez pas à dire à votre famille, voilà pendant 20 minutes, j’écris, personne ne me dérange!

La tentation est grande d’aller sur les réseaux sociaux, alors coupez tout, éteignez le téléphone, mettez-le en mode avion.

Vous pouvez utiliser internet pour des recherches, mais idéalement, faites-les avant le temps d’écriture et profitez de cet instant pour écrire réellement et ne faire que ça!

 

11_ Écrire ailleurs

Parfois, dans le quotidien, les soucis, le stress, il est difficile de se concentrer sur son livre. On est à la maison, on n’a pas le temps, l’envie, la motivation. Alors pourquoi ne pas écrire ailleurs? La plage, un parc, un jardin, un café. C’est votre moment, votre instant écriture, rien que pour vous. Tentez des aventures nouvelles, observez les gens dans la rue, prenez un café, allez vous installer dans un grand parc au soleil. Bref, vivez l’écriture comme un moment de bonheur et de paix, loin de la réalité et du quotidien.

 

12_ Partager avec d’autres auteurs

Afin de se motiver, de garder le cap et de ne pas s’effondrer au premier obstacle et de continuer à écrire, il est parfois bon de s’entourer. Il est tellement facile d’abandonner parce qu’on ne trouve pas le temps, parce qu’on a du mal, parce qu’on est fatigué etc.

Bien sûr, vous pouvez parler de tout cela à votre famille, voire à des amis, mais il est souvent bénéfique d’échanger avec d’autres auteurs qui vivent la même chose que vous. Facebook, twitter, insta, les forums, il existe de multiples possibilités pour échanger avec des auteurs débutants ou confirmés. Certains rencontreront les mêmes problèmes que vous, d’autres auront des solutions à vous proposer, des encouragements, des mots gentils. Alors ne vous coupez pas des autres, et partagez! Vous serez toujours bien accueilli par la communauté indé qui est assez solidaire et ouverte.

 

13_ Associer sa famille et ses amis à ses objectifs

Toujours dans l’idée de ne pas abandonner en cours de route et donc de se dégager du temps pour écrire. N’attendez pas d’avoir publié votre livre pour vous décréter auteur et pour en parler autour de vous, surtout si vous êtes de nature à flancher et à abandonner rapidement.

De mon côté, seul mon compagnon était au courant de mon projet d’écriture. J’ai publié mon livre toujours sans en parler. Ma famille l’a appris 6 mois après et au travail, même chose, certains l’ont appris même un an après. Le syndrôme de l’imposteur, la peur d’échouer, l’impression de ne pas être auteur, d’être ridicule. On connait tous ça, ou presque. Mais de mon côté, je n’avais pas besoin de soutien ou d’aide. J’avais la détermination et je savais que j’allais aller au bout, même seule. Et je l’ai fait. Mais si vous avez besoin d’être entouré, alors parlez-en, assumez, soyez fier! Parce qu’il y a de quoi être fier! Tout le monde n’est pas capable d’avoir assez d’imagination, de motivation et de force de travail pour terminer un roman.

 

***

J’espère que cet article vous aidera à garder le cap de l’écriture et à dégager du temps pour commencer ou terminer votre roman!

Si vous avez des astuces à partager avec les collègues auteurs, n’hésitez pas à les poster en commentaire. Il y a sûrement plein d’autres idées que je n’ai pas développées ici.

Et pour le mot de la fin, croyez en vous, foncez, soyez fier et vivez votre rêve à fond. ♥

À bientôt,

Audrey

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